Internet : 6,8 millions de Français restent coincés avec un débit de moins de 3 Mb/s

L'UFC-Que Choisir fait un état des lieux de la qualité de l'Internet fixe et constate que près de 7 millions de français sont encore privés d'une connexion de « qualité minimale » (3 Mbit/s). Les statistiques de l'association sont issues de son observatoire de l'internet fixe qui lui a permis de collecter 32 millions de données précieuses pour déterminer les débits moyens qui s’appliquent à la population ainsi que leurs impacts sur les usages.

 

Disposer d'une connexion Internet de qualité de nos jours est essentiel pour profiter de bon nombre de services. La question est plus que jamais d'actualité alors que Google vient juste d'annoncer Stadia, son service de jeux vidéo en streaming qui nécessite une connexion rapide et stable. Selon l'UFC-Que Choisir, 6,8 millions de français n'ont pas encore accès à une connexion de qualité minimale.

Fibre, ADSL : l'UFC-Que Choisir pointe du doigt les inégalités concernant l'accès à Internet

En haut débit (ADSL), l’association constate que les zones les plus rurales obtiennent des débits moyens 43 % moins élevés que ceux dont profitent les villes de plus de 30 000 habitants. Cela a un impact négatif sur les usages courants d'Internet. Pour ce qui est du très haut débit, les écarts sont encore plus grands : les mieux lotis bénéficient d'un débit moyen de 284 Mbit/s, contre moins de 50 Mbit/s dans les zones rurales.

Logiquement, le passage au très haut débit a des effets encore plus bénéfiques pour ces populations victimes de la fracture numérique. Elles constatent des améliorations notables dans l'usage de certains services, comme les plateformes de vidéos en streaming : « baisse sensible du temps de chargement des vidéos (- 46 %), ou baisse des problèmes de résolution d’image (- 79 %) » note l'UFC-Que Choisir.

Si environ 10% de la population ne peut accéder à une connexion de qualité minimale, on comprend davantage les inégalités quand on apprend que 31 % des habitants des petites communes (moins de 1000 habitants), soit 73 % des communes en France, sont concernés par ces débits de moins de 3 Mbit/s. Quant à la qualité considérée comme « bon haut débit » (8 Mbit/s) par l’association, près de la moitié des habitants des petites communes (47%) en est privée.

Lire également : Très haut débit – l’Etat débloque 620 millions d’euros pour accélérer le déploiement

L'UFC-Que Choisir s'inquiète d'autant plus que les promesses du plan Très Haut Débit pour tous risquent de ne pas êtres tenues. En attendant, l'association juge nécessaire un plan d'urgence pour monter les débits sur le réseau cuivre (ADSL,VDSL) dans les zones qui ne recevront pas la fibre à moyen terme.

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