4G, 5G : les opérateurs doivent désormais afficher l’empreinte carbone des abonnés sur la facture

 

Cette année rentre en vigueur une nouvelle mesure du gouvernement qui oblige les opérateurs à afficher l’empreinte carbone de leurs abonnés. Cette loi vise à sensibiliser les utilisateurs sur les conséquences de leur consommation de données et à privilégier le WiFi quand cela est possible.

anfr exposition ondes electriques 4G et 5G
Source : Unsplash

C’est une pollution plus sournoise, car invisible à l’œil nu. Regarder une vidéo en streaming, scroller sur son réseau social préféré et même envoyer un mail, tout cela nécessite le transfert d’un grand nombre de données, elles-mêmes stockées sur d’immenses serveurs qui, bien entendu, consomment beaucoup d’énergie. Une notion encore relativement inconnue du grand public, bien qu’elle fasse de plus en plus de bruits depuis quelques années.

C’est notamment l’arrivée de la 5G qui a mis le feu aux poudres. Plusieurs maires écologistes ont fait part de leur volonté de réguler le réseau pour réduire l’empreinte carbone de ce dernier. En réponse, le gouvernement a mis en place une nouvelle mesure dont vous serez directement témoin sur votre facture mensuelle. Depuis le 1er janvier 2022, les opérateurs doivent en effet afficher la quantité de données consommée par l’utilisateur, accompagnée de « l’équivalent en gaz à effet de serre, exprimé en grammes, kilogrammes ou tonnes pour les plus gros consommateurs », explique Michel Combot, président de la Fédération des Télécoms.

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Découvrez l’empreinte carbone de votre consommation de données

Par cette mesure, annoncée fin 2019 par le gouvernement, ce dernier souhaite donc sensibiliser le grand public à l’impact de leur consommation de données, un geste désormais rentré dans notre quotidien et dont on ne fait presque plus attention. Selon Michel Combot, celle-ci permettra également d’inciter à adopter des réflexes plus respectueux de l’environnement, comme privilégier le WiFi quand on se trouve en intérieur.

D’après les chiffres de l’Arcep, 2 % des émissions de gaz à effet sont à mettre sur le dos du numérique. Un chiffre qui pourrait grimper à 7 % d’ici quelques années. « À chaque fois qu’on va chercher de la donnée, et notamment du streaming vidéo, qui représente la plus grosse part du flux de données transitant sur les réseaux, on fait appel à des ressources matérielles et énergétiques, et donc cela génère des émissions de gaz à effet de serre », explique Raphael Guastavi, responsable du numérique et de l’environnement à l’ADEME.

Cette mesure est pourtant loin de faire l’unanimité. Gilles Babinet, vice-président du Conseil national du numérique, estime notamment que « le numérique a des externalités positives en grand nombre », qui risquent donc d’être effacées au profit de son impact environnemental. Ailleurs, certaines voix commencent à s’élever, craignant la mise en place d’une nouvelle taxe carbone indexée sur la consommation Internet.

Source : franceinfo



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