Facebook : vos messages politiques ne servent à rien, inutile de vous fatiguer

Vous parlez politique sur Facebook ? On a un conseil pour vous éviter de perdre du temps : arrêtez. Une étude vient en effet de démontrer que vos messages politiques sur le réseau social ne servaient à rien du tout. Vos « amis » y sont complètement insensibles.

La politique est un sujet à éviter dans divers contextes : dans les repas de famille, entre amis, en couple parfois, ou sur Facebook. Vous avez certainement parmi vos « amis » Facebook certains défenseurs des droits de l’Homme et patati et patata, bref des experts en politique qui feraient un meilleur président que ceux que nous avons eu dans toute notre Histoire. Peut-être même vous arrive-t-il parfois de jouer à l’expert politique. Vous en avez le droit après tout, et la liberté d’expression m**** !

Figurez-vous qu’une étude vient de paraître au sujet de ceux qui s’adonnent aux messages politiques sur Facebook. Précisons que l’étude concerne les Etats-Unis. Mais disons que c’est largement applicable à la France tant les révoltés du Bounty sont nombreux dans l’Hexagone.

Les résultats de l’étude sont sans appel : ceux qui parlent politique sur les réseaux sociaux parlent dans le vide. Car leurs propos n’ont aucun impact sur ceux qui les lisent. C’est bien la peine d’écrire des pavés avec un style à la Mélanchon tiens !

90% des utilisateurs se fichent des messages politiques

L’enquête menée aux Etats-Unis se base sur un panel de 10 000 individus répartis dans les différents camps politiques américains : démocrate, républicain et indépendant.

Parmi les participants, 39% des démocrates expliquent avoir déjà exprimé leur opinion sur les réseaux sociaux, 34% pour les démocrates et 26% pour les indépendants.

Pour certains, il semble que la politique ait vraiment une place importante dans leur vie. Ainsi, 18% des démocrates ont supprimé quelqu’un de leur liste d’amis à cause d’un message politique. Les républicains sont quant à eux les plus critiques : 61% d’entre eux ont déjà apprécié ou déprécié l’un de leurs « amis » suivant ses opinions politiques.

Mais voilà ce qui nous intéresse vraiment : les participants ont dû répondre à la question « Les réseaux sociaux sont-ils des lieux appropriés pour discuter de politique ? ». En majorité, la réponse est non (64% chez les républicains, 69% chez les démocrates et 79% chez les indépendants).

Enfin, la question la plus importante a été posée à savoir : « les opinions politiques évoquées sur Facebook changent-elles l’avis du destinataire du dernier post ? ».

A cette question presque tous les participants ont répondu « NON ». 94% des républicains, 92% des démocrates et 85% des indépendants n’ont jamais changé d’avis suite à un post d’un autre camp. Trois raisons à cela :

  • les réseaux sociaux sont assimilés à des outils de détente
  • tout le monde peut s’exprimer donc tout le monde s’en fiche finalement
  • l’égo tient une place très importante dans cette histoire : on préfère être celui qui a toujours raison sans écouter les arguments des « adversaires »

Pour faire simple, vous l’aurez compris, les messages politiques ne servent à rien. Enfin si, pour certains, c’est un bon moyen de râler. Et en France c’est un sport national.

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Réagir à cet article

  • vercety974

    « C’est bien la peine d’écrire des pavés avec un style à la Mélanchon tiens ! ».

    Ecrire des pavés avec un style à la Mélenchon me suffirait déjà :)

    « Parmi les participants, 39% des démocrates expliquent avoir déjà exprimé leur opinion sur les réseaux sociaux, 34% pour les démocrates et 26% pour les indépendants. »

    Ya beaucoup de démocrates aux USA, pas étonnant que le parti Républicain n’ait aucune chance aux prochaines élections…

    « c’est un bon moyen de râler. Et en France c’est un sport national. »

    Romain Vitt semble avoir été élu Grand moralisateur de France.

    Au secours.

    • Nimbus

      « c’est un bon moyen de râler. Et en France c’est un sport national. »

      Romain Vitt semble avoir été élu Grand moralisateur de France.

      Le simple fait que tu dises ça valide ce qu’il dit :’)
      Et en soi, il n’a pas tort.

  • Mais si les réseaux sociaux ne servent pas à faire de la politique….Alors ou pouvons nous parler politique et nous plaindre de Hollande 1er et toute sa clique ?^^

  • Courgito Alf

    « 18% des démocrates ont supprimé quelqu’un de leur liste d’amis » et ce serait encore plus dans le camp d’en face ?
    Donc, ça sert de parler politique. Cela sert à faire du tri. Ce qui est très utile en matière d’amitiés.

  • Romain Vitt

    Euh nous on relaie juste une étude hein ! Faut pas s’énerver comme ça voyons, un peu de légèreté dans ce monde de brutes ;) Allez une petite tisane à la camomille ce matin et on se fait un bon vendredi :)

  • Roberto Castagnolles

    En lisant cet article, j’ai eu l’impression que l’auteur Romain Vitt utilisait des expressions et un langage orienté, et manquait de respect, même si c’est sous couvert d’humour, à certaines personnes pouvant egalement faire partie de son lectorat.
    Rappelons que la France et les USA n’ont pas grand chose à voir en terme d’implication politique de ses citoyens, et que plusieurs associations telles que Greenpeace ou Amnesty international utilisent aujourd’hui les réseaux sociaux comme relais principal pour diffuser leurs idées.
    De plus, vu comment les politiques utilisent massivement les réseaux sociaux dans le but d’être retweeté ou partagés, on ne peut pas dire que ces réseaux sociaux soient sans effets.

    Par contre, l’étude ne porte que sur la volonté d’être soi même influencé, et la on peut comprendre que 90% des gens se considèrent comme non influençables… Même si le neuromarketing affirme le contraire. Merci l’égo. :-D

    Voilà j’ai râlé… J’aurais pas du ?

    • Romain Vitt

      Oh mais si vous avez le droit de râler ;) En effet j’ai écrit l’article sur un ton humoristique. Je ne critique absolument pas le lectorat, c’est vraiment du second degré. Je ne voulais vraiment froisser personne. ;)

      • Roberto Castagnolles

        Bon, je suppose que c’est aussi une grande susceptibilité de ma part, c’est vrai que quand on travaille dans le milieu humanitaire on se fait quotidiennement taxer d’utopistes, de bisounours, etc, souvent sous couvert d’un langage humouristique, mais pour être honnête c’est tellement, tellement lourd. Ca va faire 4 ans que j’ai commencé ce job et franchement, le plus insupportable sur le long terme c’est « l’humour » lourdingue tout autour de nous qui nous discrédite à longueur de journée, alors qu’on veut juste faire notre travail…