Test Razer Deathstalker V2 Pro : un superbe clavier qui manque de peu la perfection

 
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Razer revient avec un nouveau clavier ultra haut de gamme : le Deathstalker V2 Pro. Derrière ce nom barbare se cache un périphérique qui veut miser sur sa finesse, son confort et surtout sur son silence. Arrive-t-il à tirer son épingle du jeu ?

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Acteur historique du domaine des périphériques PC, Razer a déjà maintes fois prouvé son savoir-faire ces dernières années. Son nouveau bébé, le Deathstalker V2 Pro, veut signer une nouvelle ère. Fini les gros claviers mécaniques bruyants qui tâchent, l’heure est à la révolution silencieuse avec du low profile.

Sans fil, léger, fin, ce Deathstalker V2 Pro veut miser sur son confort, sur son silence ainsi que sur son temps de réponse quasi inexistant pour convaincre les joueurs. Dans les faits, nous avons là un produit qui veut marcher sur les plates-bandes du Logitech G915, qui propose la même chose depuis 2020.

Reste à savoir si la marque aux serpents arrive à tirer son épingle du jeu. Dans ce test, nous allons nous demander ce que le Deathstalker V2 Pro apporte de plus par rapport à la concurrence, s’il est agréable à l’utilisation et surtout, si c’est un bon produit, tout simplement.

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Prix et disponibilité

Le Deathstalker V2 Pro est d’ores et déjà disponible sur le site de Razer et chez les revendeurs partenaires. Il est vendu en deux versions, l’un avec des Switch optiques sonores (violet) et un autre avec des Switch optique linéaire (silencieux). C’est ce dernier que nous testons aujourd’hui. Le tarif ne change pas entre les deux modèles, puisqu’ils sont affichés à 249 euros.

Type Mécanique gamer
SwitchSwitch optique sonore ou linéaire (silencieux)
Rétroéclairage RGB
Connectivité Razer Hyperspeed 2,4 GHz, Bluetooth 5.0, filaire
Touches supplémentairesMolette et touche de contrôle
Logiciel intégréRazer Synapse
Autonomie Entre 45 et 47 heures
Poids 760 grammes
Epaisseur 21 mm
Prix 249 euros

Il s’agit d’un tarif très élevé pour un clavier, même pour un haut de gamme. Ne reste maintenant qu’à savoir si la marque arrive à le justifier. Signalons tout de même que Razer vend aussi un modèle nommé DeathStalker V2 (sans la dénomination Pro) à 199 euros. Celui-ci dispose des mêmes caractéristiques, à la différence près qu'il est uniquement filaire.

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Un design sobre, mais qui ne fait pas l’impasse sur les leds

Razer n’est pas spécialement connu pour le design sobre de ses produits. Pourtant, ses claviers ont souvent misé sur une certaine simplicité en termes de finition. C’est en effet les leds, toujours nombreuses, qui donnent cette réputation à la marque. Pour son Deathstalker V2 Pro, elle ne change pas ses habitudes.

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Nous avons donc un clavier noir qui, éteint, pourrait presque passer inaperçu. Sa particularité réside dans ses dimensions. Les touches sont posées sur une plaque en aluminium de moins d’un centimètre d’épaisseur. En comptant les boutons, nous avons un produit qui ne dépasse pas les 21 mm en hauteur. Cela lui permet d’être facilement transportable, mais aussi de se passer de repose-poignets. À cette finesse s’ajoute une légèreté bienvenue, puisqu’il ne fait que 760 grammes sur la balance.

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Sur la partie inférieure du châssis (qui est en plastique), nous trouvons de grands patins en caoutchouc qui garantissent un bon maintien, que ce soit sur un bureau ou sur un grand tapis de souris. Ils remplissent parfaitement leur mission, le Deathstalker ne glissant pas.

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Une petite trappe est aussi visible en dessous. Cette dernière abrite le dongle qui sert à connecter le Deathstalker à votre PC. Si vous choisissez une connexion filaire pour une raison ou pour une autre (un fil tressé de 200 cm est fourni dans la boîte), le dongle restera à l'abri et ne se perdra pas. Une bonne idée.

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Nous retrouverons également deux pieds en plastique de chaque côté qui permettent de régler le clavier en trois positions différentes : plat, incliné à 6 degrés et incliné à 9 degrés. Chaque utilisateur y trouvera son compte.

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La tranche arrière du Deathstalker, celle tournée vers l’écran, est aussi intéressante. Elle dispose d’un port USB Type-C (placement logique et pratique pour brancher le périphérique), de trois boutons de profils ainsi qu’un bouton qui glisse sur trois positions. Ce dernier permet de connecter le clavier en Bluetooth, en HyperSpeed (technologie propriétaire) ou alors de l’éteindre. Le placement est idéal et pratique.

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Parlons maintenant de la partie supérieure du clavier, la plus importante. Nous retrouvons ici les touches en plastique doux très agréable sous les doigts. Fines, elles représentent l'argument principal du produit. Nous allons nous attarder sur leur cas dans la prochaine partie.

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Contrairement à Logitech, Razer a fait le choix de ne pas placer de touches supplémentaires, comme des macros, sur la face de son clavier. Nous en avons 105, pas plus. Seuls deux ajouts ont été concédés : une molette pour le volume et un bouton multimédia en haut à droite. Comme les autres, les fonctionnalités de ces deux touches peuvent être modifiées via le logiciel.

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Que serait un produit Razer sans leds ? Toutes les touches du Deathstalker V2 Pro sont évidemment rétroéclairées et entièrement personnalisables via le logiciel Razer Chroma. Il est possible de choisir sa couleur préférée parmi 16,8 millions de nuances différentes, d’ajouter des effets prédéfinis ou encore d’attribuer à chaque touche une couleur précise. On aime, même si le logiciel est un peu fouillis (nous allons y revenir plus bas).

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La présence de leds est appréciable. Sur le papier, cela sonne comme un aspect « g@m3r » qui pourrait rebuter ceux en quête de sobriété. Cependant, la personnalisation est assez poussée pour que tout le monde puisse y trouver son compte. Un Deathstalker avec un éclairage blanc a assez de style pour s’adapter à tous les intérieurs.

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Seul regret concernant l’éclairage : certaines légendes des touches ne sont pas transparentes. C’est le cas de la barre supérieure, où les accents et parenthèses sont bien visibles, mais pas les chiffres. Cela les rend difficiles à les distinguer dans le noir complet.

À lire aussi – Test Logitech G915 : on a trouvé le clavier gamer ultime 

Enfin, détail qui tue. Nous avons des petites leds disposées au-dessus des flèches. Au nombre de 5, elles permettent d’afficher le Caps lock ou le Verr Num. En tapant à la fois sur la touche Fn et Fin, elle se transforme en barre de batterie, afin de savoir en un coup d’œil si le temps de la recharge est arrivé. Très malin.

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Le DeathStalker V2 Pro est une grande réussite au niveau du design. Conçu avec des matériaux qualitatifs, fin, léger, doté d’un visuel maîtrisé et d’une finition impeccable, il remplit parfaitement son contrat. Un beau produit qui n’est certes pas parfait, mais qui nous convainc grandement pour le moment.

Un confort absolu lors de la frappe

N’y allons pas par quatre chemins : le Razer Deathstalker V2 Pro est un vrai plaisir à utiliser, que ce soit en écriture ou en jeu. Votre serviteur écrit ce présent test avec et chaque frappe est un délice. Le clavier apporte un confort très appréciable à l’utilisateur, dépassant même le G915 de Logitech, son concurrent direct sur le segment du low profile.

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Razer propose des Switch optiques ultra plats (silencieux pour notre version) qui, malgré leur finesse, apportent cette sensation si particulière des claviers mécaniques. À noter que l’activation des touches est lumineuse (sur les deux modèles). Une technique efficace et réactive. Nous n'avons eu aucun souci d'activation pendant notre semaine de test. Ajoutons à cela un revêtement plastique ultra-doux et nous avons un produit très plaisant dans la vie de tous les jours. Ce revêtement a aussi l'avantage de ne pas trop attirer les traces de doigt ou autres taches.

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La résistance des touches se montre parfaite (45g) tout comme leur course (1,2 mm). On salue aussi la nuisance sonore extrêmement maîtrisée. À chaque frappe, nous avons noté un bruit mat (donc peu gênant) d’une moyenne de 70 décibels. C’est très peu ! Les gens qui entourent l’utilisateur, que ce soit dans un open space ou à la maison, ne seront pas gênés.

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Enlever les touches est un jeu d’enfant. Celles-ci sont juste posées, insérées dans une fixation en forme de croix. Il est donc extrêmement simple de toutes les retirer (même la touche espace) afin de nettoyer complètement son périphérique. Une excellente chose, étant donné que les touches flottent quelques millimètres au-dessus du châssis, assez pour que de la poussière, des poils, des miettes ou d’autres joyeusetés s’y logent facilement.

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Un clavier conçu pour le jeu

Le Razer Deathstalker Pro V2 est un clavier conçu pour les gamers. Il ne suffit pas de mettre des leds partout pour se classer dans cette catégorie et le constructeur l’a bien compris. Il propose ainsi tout un tas de fonctionnalités pour augmenter le confort des joueurs.

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Évacuons tout de suite le sujet des leds. Comme n’importe lequel des claviers Razer, le DeathStalker est rétroéclairé et entièrement personnalisable, nous l’avons dit plus haut. Petite particularité des produits de la marque : les lumières sont dynamiques sur certains jeux. Par exemple, lorsque vous lancez Overwatch, l’éclairage change selon le personnage choisi. Même chose avec le récent Hellsinger ou encore sur des jeux moins rythmés comme Myst ou Pathfinder Wrath of the Righteous, où la lumière ne fait que s’adoucir. Cela ne change pas vraiment l’expérience de jeu, mais apporte un petit plus visuel sympa. Il est aussi possible de créer ses propres effets.

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Plus encore, Razer permet de synchroniser ses différents périphériques. Si vous avez une souris de la même marque, il est possible d’unifier toutes les leds ou alors de concevoir des dégradés. Bref, le joueur à le choix. Razer propose tout un tas d’effets prédéfinis très sympas pour ceux qui n’aiment pas trop se prendre la tête. Pour notre part, nous apprécions beaucoup l'effet “réactif”. Il affiche toujours la même couleur, mais les touches en changent pendant quelques secondes après avoir été activées. Une compatibilité avec les lumières Hue (que nous n’avons pas pu tester) est aussi de mise.

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Comme sur tout bon produit gamer, Razer offre la possibilité de créer plusieurs profils. On peut jongler en temps réel de l’un à l’autre via des boutons cachés à l’arrière. Plus encore, un profil peut adopter deux configurations différentes, qu'il soit en Hyperspeed ou non. Ils peuvent aussi être intégrés dans la mémoire du clavier afin de les conserver en passant sur une autre machine sans avoir à réutiliser Synapse. Via ce logiciel, l’utilisateur peut aussi remapper chaque touche. Très pratique pour ceux qui aiment avoir une disposition très précise sur des titres complexes, comme les jeux de gestion ou des MMO. Rien à redire ce côté-là.

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Le DeathStalker se connecte à votre PC de trois manières différentes. Filaire, via le Bluetooth 5.0 ou via la technologie propriétaire HyperSpeed sur la fréquence 2,4 GHz. Si pour la bureautique, le Bluetooth suffit largement, cela devient un peu limite pour les moments où la performance compte, comme sur les FPS nerveux. Sur ce point, la marque fait des merveilles. Difficile de décrire la sensation de fluidité qui se dégage du produit, tant tout est instantané, plaisant. Les yeux bandés (façon de parler), il est impossible de savoir si le clavier est connecté via Hyperspeed ou en filaire. Nous avons un temps de réponse de 1 ms, soit totalement indolore. À noter que Logitech propose les mêmes performances sur ses claviers avec la technologie Lightspeed, ce n’est donc pas une « exclusivité » Razer.

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Le fait qu’il soit possible de switcher du bluetooth à l’Hyperspeed en coulissant un bouton (à l’arrière) est très malin. Ainsi, on se surprend à travailler en Bluetooth et passer en Hyperspeed pour le jeu afin de tirer le meilleur du produit. Pratique, efficace, plaisant.

Une autonomie qui tient ses promesses

Niveau autonomie, Razer promet énormément sur son DeathStalker V2 Pro. Avec la luminosité réglée à 50%, le constructeur affiche une autonomie de 47 heures, soit presque dix jours en l’utilisant 5 heures par jour. Dans les mêmes conditions en Hyperspeed, Razer promet une autonomie de 45 heures, la différence n’est pas énorme. Il n’est donc pas aberrant de rester constamment connecté de cette façon. Nous avons déterminé que les promesses étaient tenues. En utilisant le clavier pendant une semaine au travail (soit huit heures par jour en moyenne), nous avons dû le recharger au bout du cinquième jour.

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Il est possible de gérer la consommation énergétique du clavier. L’utilisateur peut par exemple décider au bout de combien de temps le périphérique s’éteint, en cas de veille ou d’écran noir. Le tout se fait via Synapse, le logiciel de la marque. En revanche, nous regrettons que les leds ne se désactivent pas automatiquement lorsque le PC s’éteint totalement. Dans ce cas, il faut manuellement mettre hors tension son Deathstalker pour économiser un peu d’énergie. Dommage.

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Razer Synapse, une vraie usine à gaz

Razer Synapse est le logiciel qui accompagne tous les périphériques de la marque. Il s’installe automatiquement sur votre PC une fois le clavier connecté, sur Windows 10 ou 11. Se voulant ultra complet, il est souvent trop fouillis pour vraiment convaincre. Nous pouvons même affirmer qu’il représente le gros point faible du Deathstalker.

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Razer Synapse est ainsi accompagné de plusieurs modules plus ou moins obligatoires, comme Chroma ou Cortex. Ce dernier n’est pas vraiment « utile » pour le clavier, puisqu’il permet de gérer votre bibliothèque de jeux ou vos performances. Chroma est lui indispensable, puisque c’est par lui que l’utilisateur règle tout ce qui concerne la partie RGB.

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Comme le montre le visuel ci-dessous, le logiciel semble simple à prendre en main. Pourtant, tout se complique à l’utilisation. Entre ses soucis de synchronisation, le fait que Synapse ne prenne parfois pas en compte les réglages qu’on a passé tant de temps à ajuster ou son interface profonde souvent trop confuse, on peste souvent. On est aussi assaillis sous les trop nombreuses fonctionnalités qui ne sont pas forcément bien expliquées. On a par exemple eu du mal à comprendre comment personnaliser son profil et comment créer des réglages spéciaux pour certains jeux. Pareil pour les leds, commencer à rajouter des couches d'effets devient vite complexe. On aurait aimé plus de simplicité. Nous avions pesté sur le software de Logitech (G HUB) lors de notre test du G915, mais c’est un modèle de clarté à côté.

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Le fait d’avoir plusieurs modules renforce aussi cette impression d’être constamment perdu. Un sentiment qui ne disparaît pas, même après beaucoup de temps. Résultat, l’utilisateur aura tendance à se casser la tête sur ses réglages puis ne plus jamais y revenir, priant pour que Synapse se lance et synchronise correctement ses périphériques à chaque redémarrage.

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Note finale du test : Razer Deathstalker V2 Pro

Razer propose l’un des meilleurs claviers du marché avec son DeathStalker V2 Pro. Il complète parfaitement sa mission en offrant une expérience de frappe aussi agréable que silencieuse. En jeu, le confort est optimal, renforcé par une latence quasiment inexistante. Il faut ajouter à cela un design qui mise sur la finesse et une bonne autonomie. Le Deathstalker V2 Pro devient un nouveau mètre-étalon du marché, au côté du Logitech G915 qui reste cependant le roi. Son point faible est malheureusement le logiciel Synapse, trop lourd et complexe.


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