Un an après le Find X9 Pro, Oppo revient en France avec deux modèles haut de gamme. Le Find X10 « standard » et le Find X10 Pro Max. Positionné sur le même segment que le Find X9 Ultra, ce dernier n’a qu’une seule ambition : vous faire oublier tous les autres photophones du marché. Le pari est-il réussi ? Réponse dans ce test complet.
Le retour d’Oppo sur le marché français est désormais acté : plusieurs générations de smartphones se sont succédé, des Reno 12 aux Reno 16. Vous pouvez retrouver dans nos colonnes le test du Reno16 Pro. La marque ne s’est pas contentée du milieu de gamme et a également relancé sa gamme Find en France, avec le Find X8 Pro en 2024 et les Find X9 Pro et Find X9 Ultra en 2025.
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Si Oppo a préféré en 2024 et 2025 s’appuyer presque exclusivement sur deux modèles « Pro », alors que sa gamme premium est beaucoup plus vaste en Chine, elle dédouble ses chances cette année avec deux modèles : le Find X10 « standard » et le Find X10 Pro Max. Face au Find X9 Pro, le premier est donc en dessous et le second au-dessus, à la hauteur de l’iPhone 18 Pro Max ou du Pixel 11 Pro XL.
Ambitieux, le Find X10 Pro Max veut être le meilleur photophone du marché. Et il s’en donne les moyens. Mais la qualité photo et vidéo est-elle au rendez-vous ? A-t-il d’autres atouts pour faire face à Apple, Google, Samsung, Xiaomi, Honor ou encore Vivo qui prépare aussi son retour ? Réponse dans ce test complet.
Prix et date de disponibilité
Le prix public conseillé du Find X10 Pro Max s’élève à 1799 euros. Il est 100 euros plus cher que le Find X9 Ultra, lequel était pourtant, à son lancement, le smartphone Oppo le plus cher jamais lancé en France. Cette hausse s’explique en partie par l’augmentation des coûts des composants. Il n’existe qu’une seule configuration. Elle est dotée de 12 Go de RAM et 512 Go de stockage.
Face au Find X10 Pro Max, le segment des téléphones vendus à plus de 1500 euros est composé de concurrents très ambitieux. Nous y retrouvons notamment l’iPhone 18 Pro Max, dont le prix de départ démarre à 1629 euros. À configuration égale, le Find X10 Pro Max est tout de même moins cher. Mais de 80 euros seulement. Nous y retrouvons aussi le Galaxy S26 Ultra, dont le prix public conseillé atteint 1769 euros avec 512 Go de stockage, le Xperia 1 VIII qui démarre à 1499 euros avec 256 Go de stockage.
Le Pixel 11 Pro XL, quant à lui, joue les trouble-fêtes avec un prix qui démarre bien plus bas : 1300 euros. Et pour le même stockage, il ne dépasse pas les 1500 euros. D’autres concurrents arriveront dans les prochains mois chez Vivo, Honor, Motorola ou encore Realme. Et leurs prix devraient également être assez élevés.
Le Find X10 Pro Max est disponible en France à partir d’aujourd’hui (21 octobre 2026). Il s’y décline en deux coloris : blanc ou gris (notre version de test), pas de version Orange chez nous. Dans la boite, le smartphone n’est accompagné que d’un câble USB-A vers USB-C, d’un outil pour le tiroir de la carte SIM et d’un peu de documentation. Plusieurs accessoires seront vendus séparément, dont le kit avec téléobjectif déjà commercialisé avec le Find X9 Pro.
Design et interface
Démarrons ce test par le traditionnel tour du propriétaire. Le Find X10 Pro respire le haut de gamme, même si Oppo refuse ici de céder à la tentation du titane. Nous retrouvons à l’arrière et à l’avant du verre minéral Gorilla Victus 2 de Corning. Et le cadre est en aluminium. La finition du métal est brossée et celle du verre à l’arrière est fumée. Dans les deux cas, le Find X10 Pro Max évite les traces de doigts peu élégantes. Notez que la version blanche est légèrement différente, avec un cadre autour du module photo texturé. C’est très sophistiqué. L’ensemble est toujours protégé contre l’eau et la poussière (certification IP68/69K).
Le Find X10 Pro Max adopte, comme son petit frère le Find X10, la mode des modules photo horizontaux qui se généralisent depuis plusieurs années chez les concurrents sur le segment haut de gamme. Pour essayer de se différencier, Oppo mise sur une séparation en deux du module. À gauche, les trois capteurs photo et le microphone. À droite, la caméra ToF et le flash. Chaque partie est protégée par du métal et du verre minéral. Le module est visuellement massif et épais. Mais il est bien équilibré.
Le positionnement des éléments autour du smartphone reste pratiquement identique. Mise en marche et contrôle du volume à droite. Bouton programmable « Snap Key » à gauche. Port USB-C, tiroir de la SIM, micro et haut-parleur en bas. Et sortie du haut-parleur secondaire en haut. Seul grand changement, Oppo supprime ici le déclencheur photo mécanique sur la tranche de droite. Il n’a, semble-t-il, pas rencontré le succès escompté.
En façade, nous retrouvons une dalle tactile plate aux coins très arrondis. Le capteur selfie centré et le lecteur d’empreinte sous l’écran sont bien présents. Et Oppo installe en usine une protection contre les rayures. S’il est plus grand que le Find X10, le Find X10 Pro Max est légèrement plus compact que le Find X9 Ultra. Son écran est légèrement plus petit. Il perd 2 mm en hauteur et 0,4 mm en largeur. Il est très légèrement moins épais et 2 grammes plus léger. Nous verrons que, malgré cela, le Find X10 Pro Max surpasse le Find X9 Ultra dans certains domaines.
Une fois le smartphone allumé, nous arrivons sur ColorOS, ici en version 17. Elle est basée sur Android 17. Le Find X10 Pro Max est, avec le Find X10, l’un des deux premiers modèles à bénéficier de cette nouvelle version, information confirmée il y a plus d’une semaine par la marque. Cette nouvelle mouture se distingue de la précédente par une légère réorganisation des éléments sur l’écran d’accueil (le widget Google qui passe sur la partie permanente de l’écran, Gemini remplace Photos), un petit lifting des menus et applications système. Mention spéciale pour la recherche d’appli par couleur dans le tiroir d’application : c’est inédit.
L’organisation de l’interface reste cependant la même : deux écrans d’accueil, deux volets séparés pour les notifications et les réglages rapides, le tiroir des applications activé par défaut, écran Discover en glissant vers la gauche, moteur de recherche global en glissant vers le bas, fonds d’écran de verrouillage carrousel, etc. De même, les outils proposés par Oppo AI ne sont pas plus nombreux, mais ils ont été améliorés.
L’une des améliorations les plus importantes est Mind Pilot. Il s’agit d’un agent conversationnel qui va s’appuyer sur des modèles très connus : Gemini, ChatGPT ou Perplexity. Mind Pilot propose une interface dédiée aux échanges avec ces IA. Bien sûr, le nombre d’utilisations n’est pas illimité. Mais si vous êtes abonnés à une offre premium de l’une de ces IA, vous pouvez vous y connecter et bénéficier d’utilisations supplémentaires.
Autre outil largement amélioré cette année : la retouche photo à l’IA. Ce dernier est plus étoffé que précédemment et ne propose plus qu’une gomme magique ou une simple optimisation. ColorOS propose désormais des nouveaux outils de collage avec détourage d’objet, un éditeur vidéo ou encore une fonction de rééclairage de portrait. Outil également intéressant pour les néophytes : « prise de vue parfaite » qui aide les photographes en herbe à améliorer leur façon de faire une photo.
Les applications commerciales installées par défaut restent nombreuses, même sur un smartphone vendu plus de 1500 euros. Nous en comptons une grosse douzaine : Facebook, Instagram, Netflix, TikTok, Amazon (boutique et Music), CapCut, Spotify, LinkedIn, Temu, Booking, WPS Office et un jeu casual, Zen Word. Étonnant, deux d’entre eux sont même positionnés sur l’écran principal. La politique de mise à jour est toujours la même : 5 ans de mise à jour d’Android et de patch de sécurité.
Écran, performances et batterie
En façade, nous retrouvons donc un écran de 6,78 pouces. Soit la même taille que celle du Find X9 Pro (plus grand que le Find X10 et plus petit que le Find X9 Ultra). La taille n’est pas le seul point commun entre les deux. Nous retrouvons le même ratio (19,5/9e), la même définition (2K) et la même résolution (450 pixels par pouce). Face à l’écran du Find X9 Ultra, tous ces chiffres sont un cran en dessous : dalle plus petite, ratio moins allongé, moins de pixels à l’écran et moins de pixels par pouce. Mais cela reste très bien au quotidien.
Nous retrouvons aussi une dalle AMOLED, promesse de couleurs maitrisée et de contraste profond. D’autant que le Find X10 Pro Max multiplie les certifications : HDR10+, HDR Vivid, Ultra HDR, Dolby Vision, BT.2020. Nous nous attendons donc à un écran impeccable. Dans la réalité, les chiffres sont bons sans être excellents. L’écran du Find X10 Pro Max affiche des couleurs simplement correctes avec son mode par défaut appelé « Standard ».
Le delta E moyen atteint 2,1, une valeur très correcte pour un téléphone ultra haut de gamme et un résultat moins bon que le Find X9 Ultra. La température moyenne tourne autour des 6700°. Nous mesurons un blanc à 6691°, avec une très légère surpondération du bleu et un rouge un peu en retrait par rapport au vert. Le gamma moyen atteint 2,2 avec quelques imperfections sur la séparation des nuances de gris, notamment sur les nuances très claires. Les deux autres profils, « naturel » et « vif » sont plus contrastés et tirent davantage vers le bleu.
Côté luminosité, le Find X10 Pro Max est bon. Théoriquement, le smartphone peut atteindre 800 nits avec un contenu SDR en mode automatique, 2000 nits en HDR et 3600 nits en pointe locale. En mode manuel, nous mesurons une luminosité maximale de 850 nits en mode vif et 830 nits en mode standard avec du contenu SDR. Il n’y a donc aucune difficulté à lire du contenu en plein soleil, notamment en mode automatique. Et la nuit, l’écran peut baisser la luminosité jusqu’à 1 nit.
L’écran du Find X10 Pro Max opte pour un taux de rafraîchissement de 144 Hz, en hausse par rapport au 120 Hz du Find X9 Pro. Il rejoint donc le Find X9 Ultra. Et comme pour ce dernier, cette amélioration est peu utile : elle ne concerne que le gaming et les jeux compatibles sont peu nombreux. Android reste plafonné à 120 Hz. Puisque la dalle est LTPO, le système adapte dynamiquement son taux de rafraîchissement de 1 Hz à 120 Hz afin d’économiser l’énergie, tout en offrant une bonne fluidité.
Sous le capot, nous retrouvons, comme pour le Find X9 Pro, une plate-forme MediaTek haut de gamme. Il s’agit ici du Dimensity 9600 Pro, avec un CPU plus rapide, un nouveau GPU et un NPU encore plus gros. En outre, il est gravé en 2 nm contre 3 nm pour le Dimensity 9500 du Find X9 Pro ou le Dimensity 9600M du Find X10. Il est accompagné ici de 12 Go de mémoire vive physique et par défaut de 12 Go de RAM virtuelle (que vous pouvez désactiver ou baisser, mais pas augmenter).
Cette plate-forme montre de belles performances. Le SoC peut facilement atteindre les meilleurs scores obtenus par des SoC concurrents, notamment le Snapdragon 8 Elite Gen 5 ou l’Apple A20 Pro. Il s’avère excellent dans certains domaines, comme la gestion de la 3D ou le ray-tracing, mais montre quelques faiblesses dans d’autres domaines, comme le rendu de page web ou la bureautique. Le score PCMark est assez moyen, par exemple.
Au quotidien, le Dimensity 9600 Pro offre une belle fluidité à Android et aux applis. Il aura certainement des difficultés à rester à la hauteur du Snapdragon 8 Elite Gen 6 Extreme. Mais il suffit largement, même pour le gaming. Avec un bémol cependant sur la stabilité de la plate-forme : elle est correcte, mais pas excellente. En effet, nous obtenons des scores en moyenne autour de 60 %. La faute à une gestion de la température assez stricte qui empêche le téléphone de chauffer. Ce dernier monte à 47°C en façade et 43°C au dos ou sur les tranches.
Cette gestion stricte a également un impact sur la batterie. Celle du Find X10 Pro Max est assez généreuse. En Europe, sa capacité atteint 7150 mAh, contre 8000 mAh en Chine. L’impact de la loi européenne est donc important, avec une baisse de 10 %. C’est dommage. En comparaison, les batteries du Find X9 Pro et du Find X9 Ultra atteignaient respectivement les 7500 mAh et 7050 MAh en Europe. Heureusement, l’autonomie reste très généreuse.
En effet, nous avons mesuré sur PCMark une autonomie continue de plus de 25 heures. Soit une autonomie en usage standard de 3 jours environ. Et ce avec les paramètres par défaut. C’est une excellente mesure. Il dépasse même le Find X9 Ultra (équipée pour information d’un Snapdragon 8 Elite Gen 5). Pour les gamers, l’autonomie est également bonne puisqu’elle oscille entre 4 heures et 6 heures en fonction de la qualité du jeu.
Une fois la batterie déchargée, nous passons à la case recharge. Dans ce domaine, le Find X10 Pro Max profite de tout l’historique de la marque Oppo dans le domaine de la charge rapide. Le smartphone supporte donc la charge filaire 80 watts et la charge sans fil 50 watts, comme le Find X9 Pro. Il faut pour en profiter un chargeur Oppo. Si vous n’en avez pas, le Find X10 Pro Max accepte la charge rapide 55 watts avec un chargeur PPS. Nous sommes équipés d’un chargeur Oppo de 120 watts. Avec ce dernier, nous avons rechargé le Find X10 Pro Max en 59 minutes et nous avons dépassé les 50 % en 25 minutes. Voici nos mesures intermédiaires :
- 10 min : 23 %
- 20 min : 41 %
- 30 min : 60 %
- 40 min : 78 %
- 50 min : 92 %
Attention, pour obtenir ces chiffres, nous avons activé la fonction charge rapide dans les paramètres du smartphone. Pour protéger la batterie, ce paramètre est désactivé par défaut. Avec le même chargeur et sans l’option charge rapide, nous avons rechargé la batterie du Find X10 Pro Max en 80 minutes (et il faut plus de 30 minutes pour atteindre les 50 %). Les autres outils pour soigner la batterie incluent la charge programmée, la charge rapide intelligente, la charge limitée (entre 80 % et 95 %) et le contournement de charge.
Photo, vidéo et audio
Pour la photo, Oppo a mis les petits plats dans les grands. Le Find X10 Pro Max est équipé d’une très belle configuration avec trois capteurs 200 mégapixels à l’arrière. C’est, selon Oppo, la première fois qu’un téléphone combine un capteur principal, un téléobjectif et un ultra grand-angle avec cette définition pour chaque module. Cependant, malgré ce bel argument, c’est avant tout du marketing : si nous regardons bien, cette configuration est en réalité un peu en retrait face à celle du Find X9 Ultra, hormis sur l’ultra grand-angle. En voici tous les détails :
Principal : capteur 200 MP mesurant 1/1,3 pouce, objectif ouvrant à f/1.5, “, autofocus à détection de phase, stabilisateur optique
Panorama : capteur 200 MP mesurant 1/1,56 pouce, objectif ouvrant à f/2.2, autofocus à détection de phase, mode macro jusqu’à 4 cm
Téléobjectif : capteur 200 MP mesurant 1/1,56 pouce, objectif ouvrant à f/2.1, autofocus à détection de phase (distance minimum de 10 cm), stabilisateur optique, zoom optique 3x
Selfie : capteur 50 MP mesurant 1/2,76 pouce, objectif ouvrant à f/2.0, autofocus à détection de phase
L’ensemble est accompagné, comme toujours, d’un capteur colorimétrique et d’un autofocus laser, ainsi qu’une nouvelle application photo qui intègre plusieurs fonctions : le mode Hasselblad, des filtres chromatiques et un outil d’aide à la prise de vue piloté par l’IA. Ce dernier ne marche pas forcément toujours. Et ses choix sont généralement très scolaires. Mais pour les néophytes qui veulent donner un peu plus de mouvement à certaines photos, c’est un premier pas. Vous retrouvez en grande partie cette configuration dans le Find X10 “standard” que nous avons déjà comparé en photo avec le Find X10 Pro Max.

Quels sont les résultats proposés par cette configuration ? D’abord, le capteur principal est une petite merveille. Il est très lumineux, que ce soit en journée ou en soirée, rendant le mode nuit peu utile. Sa plage dynamique est très large, avec de nombreux détails dans les ombres et les zones claires. Les couleurs sont naturelles et vibrantes. Les textures sont naturelles. La netteté est très bonne en journée et un tout petit peu moins précise en soirée. Mais nous remarquons surtout un piqué redoutablement efficace. Il est si facile de maitriser les flous pour mettre en exergue les détails que vous voulez.


Le téléobjectif propose aussi de bons résultats. Le rapport de zoom optique est de 3x. Le rapport lossless s’élève à 12x si vous capturez en 12 MP. Le zoom numérique peut monter jusqu’au rapport 100x, Notez cependant que l’IA prend le contrôle du rendu des photos à partir du rapport 30x. Si cela permet de supprimer le plus gros du grain, l’IA a aussi tendance à lisser les textures et à altérer la forme des objets. C’est le cas en journée. Mais c’est surtout le cas en soirée. Quand la luminosité vient justement à baisser, le téléobjectif perd en netteté. En cause, la luminosité plus faible du module qui oblige à un temps de pause plus long. Pour preuve, le zoom lossless 6x est plus sombre. Le zoom numérique est maitrisé jusqu’au rapport 30x en journée et jusqu’au rapport 10x en soirée.






Le module panoramique reprend en grande partie les qualités du téléobjectif : une bonne luminosité en journée (et un peu moins en soirée), une colorimétrie maitrisée et de nombreux détails. Le piqué est élevé, mais la plage dynamique pourrait être plus large. Le redressement des distorsions de la lentille est correct, même si nous remarquons des déformations au niveau des objets très proches. La mise au point est assez précise, notamment en activant le mode macro qui fait des merveilles en journée. En soirée, la luminosité reste bonne, avec ou sans mode nuit, mais la netteté recule nettement. Malgré ce petit défaut, le Find X10 Pro Max profite d’un module panoramique clairement meilleur que celui de beaucoup d’autres téléphones.




À cela s’ajoute le mode « Hasselblad haute résolution » qui permet de capturer des photos en 200 MP (par défaut, il capture en 50 MP). Ce mode, qui ne change pas fondamentalement le résultat des photos, est compatible avec l’ensemble des capteurs dorsaux. En journée ou dans un environnement où la lumière est maitrisée, son intérêt est de produire des photos mieux définies pour faire du montage. En soirée, il est moins lumineux et un peu moins précis.


Pour les portraits, vous avez le choix entre le capteur principal et le téléobjectif. Les deux proposent des photos de bonne qualité : couleurs naturelles, textures préservées, bonne luminosité et netteté élevée, détourage précis et bokeh élégant. Comme pour le mode standard, le téléobjectif est plus sombre que le capteur principal, avec parfois, une netteté moins élevée. La reconnaissance de scène n’est pas toujours pertinente, provoquant des défauts de mise au point. Le capteur selfie réalise également de bons portraits lumineux et naturels. Son angle est assez large pour les photos de groupe.






En vidéo, le Find X10 Pro Max profite de ces mêmes qualités. La colorimétrie est fidèle à la réalité, que ce soit en journée ou en soirée. La luminosité est bonne, avec une plage dynamique très large, révélant les détails dans les ombres. La mise au point est bonne et la netteté est au rendez-vous. Et ce avec l’ensemble des capteurs. En vidéo, le smartphone peut zoomer jusqu’au rapport 18x. La qualité est exceptionnelle jusqu’à 10x. Ensuite, du grain apparait en soirée entre 12x et 18x. Nous constatons quelques reflets sur les lentilles du téléobjectif, mais les autres en sont exempts.
Le smartphone peut filmer jusqu’en 8K à 30 images par seconde sur l’ensemble des capteurs. Mais, par défaut, il propose la 4K à 60 images par seconde. Vous pouvez activer la prise de vue en Dolby Vision jusqu’en 4K, ainsi que la stabilisation « optimale » qui utilise le stabilisateur mécanique et y ajoute de la stabilisation numérique. Elle aussi n’est disponible qu’en 4K maximum. Même sans activer cette option, la vidéo ne tremble pas. La prise de son est stéréo et le rendu est bon. Les micros ne sont pas trop sensibles au bruit du vent. En revanche, il n’y a pas d’isolation de la voix et les bruits ambiants sont tous capturés avec clarté.
Finissons ce test avec l’audio. Ici, le Find X10 Pro Max propose une configuration stéréo asymétrique assez classique avec deux haut-parleurs. L’expérience que ces deux derniers offrent est plutôt bonne, même si elle n’est pas parfaite. Commençons par les points positifs. La puissance est vraiment bonne. Inutile de monter au-dessus de 50 % du volume pour entendre tous les détails de votre contenu.
La balance est équilibrée entre les deux haut-parleurs, malgré la différence de taille et d’orientation. Côté fréquence, les médiums et les hauts médiums sont généreux, tandis que les aigus sont assez bien représentés. Ils sont perceptibles même au-delà des 15 kHz. Côté point négatif, la scène sonore manque un peu d’ampleur et chaleur. La signature est un peu froide, à cause de basses très timides. Elles sont bien reproduites jusqu’à 60 Hz, perdent en puissance entre 60 Hz et 50 Hz et s’évanouissent en dessous des 50 Hz pour devenir du bruit.
Ces deux haut-parleurs sont bons pour regarder des émissions de TV, des podcasts ou des séries. En revanche, pour de la musique, rien ne vaut un bon casque ou des écouteurs. Dans ce domaine, le Find X10 Pro Max est compatible Bluetooth 6.2, la dernière évolution du standard sans fil. Il prend en charge de nombreux codecs : SBC, AAC, LC3, aptX (HD, Adaptive et Lossless), ainsi que le LHDC 5. Si votre accessoire audio le permet, le Find X10 Pro Max prend également en charge l’audio spatial avec suivi de la tête en option. ColorOS propose également un égaliseur complet sur 10 bandes de fréquence avec des profils pour ceux qui ne veulent pas mettre les mains dans le cambouis.
Alors, on achète ?
Le Find X10 Pro Max a beaucoup d’arguments en sa faveur. Un beau design. Des performances élevées. Une montée en température maitrisée. Une autonomie élevée associée à une charge très rapide. Une expérience audio complète. Un écran très lumineux. Et bien sûr une configuration photo de haute volée. Nous préférons celle du Find X9 Ultra. Mais celle-ci est également très généreuse.
Mais pour profiter de cette expérience, il faut avoir un budget considérable. 1800 euros, ce n’est pas rien. C’est même plus cher qu’un Find X9 Ultra, sorti au printemps dernier. Un modèle qui surclasse ce Find X10 Pro Max sur plusieurs points : autonomie, recharge, justesse des couleurs, zoom optique et design. Lors de notre test, nous nous interrogions sur la pertinence du Find X9 Ultra à 1700 euros face à un Find X9 Pro à 1300 euros. Et sur le rapport qualité/prix.
Cette fois, nous posons la même question sur le Find X10 Pro Max, non seulement quand il est face au Find X9 Ultra, 100 euros moins cher, mais aussi face au Find X10 « standard », vendus à 1300 euros et offrant une expérience premium assez semblable sur de nombreux points. Le Find X10 est-il suffisant ? Oui, pour la majorité d’entre nous. Et pour les autres, il y a le Find X10 Pro Max.































