Addiction aux écrans : une loi veut empêcher les jeux vidéo avant 6 ans et l’accès internet jusqu’à 9 ans

L'addiction aux écran est dans le viseur d'une proposition de loi visant à lutter contre l'exposition précoce des enfants aux jeux vidéo et à internet. Un texte porté par Catherine Morin-Desailly, sénatrice et présidente de la Commission de la Culture, de l'Éducation et de la Communication du Sénat, mais qui ne concerne pas les écrans de TV.

Une proposition de loi visant à lutter contre l'exposition précoce des enfants aux écrans a été déposée par Catherine Morin-Desailly, sénatrice et présidente de la Commission de la Culture, de l'Éducation et de la Communication du Sénat. L'objectif de cette potentielle future loi est de tenter d'éloigner les enfants, notamment les plus jeunes, des smartphones, tablettes et PC.

Addiction aux écrans : éloigner les enfants des écrans de smartphones, tablettes et PC, objectif d'une proposition de loi

Dans des propos relayés par Next Impact, l'élue explique qu'elle souhaite “obliger les fabricants d’ordinateurs, de tablettes et de tout autre jeu ludo-pédagogique disposant d’un écran à indiquer sur l’emballage de ces outils numériques que leur utilisation peut nuire au développement psychomoteur des enfants de moins de trois ans”.  On parle donc ici des appareils multimédias disposant d'applications et de jeux, qu'ils soient destinés à des enfants ou à des adultes, pour qu'il y ait une prise de conscience chez les parents. Étrangement, la télévision ne semble pas concernée par la proposition.

Des campagnes de sensibilisation et une meilleure communication sur cette problématique par les autorités est aussi prévue par la sénatrice, avec par exemple l'installation d'affiches “dans tous les lieux administratifs, scolaires et médicaux fréquentés par les enfants et leurs parents”. Catherine Morin-Desailly veut notamment mettre en avant le principe du 3-6-9-12 pour “apprivoiser les écrans et grandir”, à savoir :

Pour justifier cette proposition de loi, la sénatrice argue que “l’augmentation très forte du nombre d’enfants n’ayant pas encore acquis le langage et présentant des difficultés de communication en raison d’une exposition précoce aux écrans laisse craindre, selon de nombreux spécialistes de la petite enfance, l’apparition d’un véritable problème de santé publique”.

La proposition a été soumise en première lecture au Sénat le 5 septembre 2018. La Commission doit travailler sur un texte plus concret avant une séance de débat par la Chambre, puis une transmission du dossier à l'Assemblée Nationale.

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