Plus personne ne l’utilise, mais ce port est présent sur tous les PC depuis 40 ans, alors à quoi sert-il ?
Si vous avez connu la joie de posséder un PC dans les années 1990, vous savez pertinemment à quoi correspondent ces deux ports colorés et côte-à-côte sur votre carte mère. Pourtant, il y a de fortes chances que vous ne les ayez pas utilisés depuis des années. Alors pourquoi sont-ils toujours là ?
De nos jours, les cartes mères proposent, à quelques ports USB près, les mêmes fonctionnalités. Vous y trouverez bien sûr les emplacements nécessaires pour votre processeur, votre carte-graphique, vos (désormais précieuses) barrettes de RAM, les composants réseau et probablement même votre système de refroidissement. À l’arrière, bien entendu, la carte comporte son lot de ports en tout genre.
Il y a de fortes chances, si vous avez monté vous-même votre PC, que vous connaissiez la liste de ces ports sur le bout des doigts. Après tout, c’est ici que viendront se brancher la plupart de vos périphériques du quotidien. Tous, donc, sauf peut-être un ou deux. Deux ports, généralement de couleurs et positionnés côte-à-côté, et qui ne semblent pouvoir accueillir aucun câble de votre réserve personnelle. C’est bien normal : ces ports datent d’il y a littéralement 40 ans.
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Le PS/2, késako ?
C’est en 1987 que le port PS/2 voit le jour. Il sort tout droit des bureaux d’IBM, alors géant incontesté de l’informatique, et trouve sa première utilité, comme son nom l’indique, pour les ordinateurs Personal System/2. Son rôle ? Simplifier la connectivité pour deux périphériques désormais largement adopté par les utilisateurs, à savoir le clavier et la souris. Jusqu’alors, ces derniers avaient chacun leur propre port sur la carte mère. Avec le PS/2, un port unifié, et donc un seul type de câble, est nécessaire.
Mais dans les années 2000, le port tire sa révérence au profit du beaucoup plus universel port USB. Ce dernier équipe désormais l’immense majorité de nos périphériques, tant et si bien qu’il a connu au fil du temps moult améliorations et version différentes et, surtout, qu’il occupe désormais une grande partie de l’espace disponible sur nos cartes mères. Mais sur certains modèles, le port PS/2 existe toujours, quand bien même plus aucune souris ni clavier moderne ne s’y branche.
Pour quoi faire ? En réalité, les ports PS/2 ne sont plus utilisés que dans des cas très précis qui ne vous concernent probablement pas. Mais ils restent très prisés par une un certain type d’utilisateur, à commencer par les adeptes de l’overclocking. Si vous ne connaissez pas encore ce fabuleux monde, l’overclocking consiste à pousser un composant de son PC (généralement un processeur ou une carte graphique) dans ses derniers retranchements pour obtenir des valeurs qui lui sont liées (fréquences, tour d’horloge, etc.) impossibles en temps normal.
Dans cette situation, le port PS/2 s’avère très pratique, puisqu’il fonctionne différent du port USB. Là où son remplaçant vérifie plusieurs fois par seconde les requêtes envoyées au processeur, celui-ci fonctionne plutôt avec un système par interruptions, ce qui permet de réduire l’input lag (la durée entre la requête et son exécution par l’ordinateur) de quelques précieuses millisecondes tout en libérant de la ressource sur la carte mère.
Il arrive également que le port USB soit banni dans le monde professionnel pour des raisons de sécurité. Dans ce cas-là le port PS/2 permet d’utiliser un clavier et une souris normalement. De fait, il peut également s’avérer très pratique pour le commun des mortels, dans le cadre d’un défaut de pilotes sur son PC qui empêche les appareils branchés en USB de fonctionner correctement. Autrement dit, un petit port sous-estimé qui, malgré son âge, est bien loin d’être inutile.

