Les attaques DDOS s’appellent désormais “attaques collectives par saturation de service”

 

Les attaques DDOS ont désormais droit à une traduction française officielle : « attaques collectives par saturation de service ». Comme à son habitude, la commission d’enrichissement de la langue française a fourni une alternative francophone à rallonge pour un concept généralement désigné par sa version anglaise. D’autres termes issus du monde des télécoms ont eu droit au même traitement.

serveur reseau
Crédits : Unsplash

Distributed Denial of Service : voilà ce que signifie le sigle DDOS, bien connu des chercheurs en cybersécurité et, a fortiori, des pirates. Ce sont, entre autres, ces dernières qui ont visé l’Ukraine au tout début de la guerre. Le principe en lui-même est relativement simple : il s’agit d’attaquer un serveur en le bombardant de requêtes dans le but de le faire crasher et, avec lui, les plateformes et services qu’il héberge. Ces dernières années, ces dernières se font de plus en plus fréquentes, jusqu’à atteindre un nombre record en 2021.

Si le terme est désormais plutôt bien ancré dans le langage commun, il n’est visiblement pas au goût de la commission d’enrichissement de la langue française. Dans le journal officiel de mars 2022, l’organisme lui attribue une nouvelle désignation : « attaque collective par saturation de service » ou, au choix, « attaque par interruption de service pour un DOS ».

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Les attaques DDOS ont droit à une traduction française officielle

La Commission définit les attaques de DDOS — on a encore un peu de mal à se faire à leur nouveau nom officiel — de la sorte : il s’agit d’une « attaque par interruption de service qui consiste à envoyer simultanément des requêtes depuis un grand nombre d’ordinateurs afin de saturer l’accès au service visé ». En tout, ce sont plusieurs termes en lien avec le monde des télécoms qui ont également eu droit à une traduction et une définition.

On retrouve notamment le SIM swapping, une technique qui consiste à transférer le numéro de téléphone de sa victime vers sa propre carte SIM. Désormais, il faudra donc dire « usurpation de carte SIM », une arnaque qu’il faudra définir comme une « fraude qui consiste à s’approprier un numéro de téléphone mobile, à l’insu de son détenteur, en obtenant de l’opérateur l’association de ce numéro à une nouvelle carte SIM ».

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