Google : des salariés créent le premier syndicat de l’histoire de la firme

 

Le premier syndicat de l'histoire de Google a vu le jour ce lundi. À l'origine de l'initiative, des employés qui dénoncent les conditions de travail injustes et qui souhaitent également réfléchir sur le rôle de la technologie dans notre société. Ces derniers risquent toutefois de se heurter à de nombreux obstacles, les dirigeants empêchant systématiquement toute organisation salariale. 

Google QG Mountain View

“Nous avons eu assez”. La colère gronde chez les salariés de Google. Dans une tribune publiée dans le New York Times, deux d'entre eux annoncé la création du premier syndicat du groupe. Une initiative encore rare au sein des géants de la tech et qui vient entacher l'image de paradis pour les travailleurs jusqu'ici assignée à la firme de Mountain View. Selon ses fondateurs, le syndicat aura pour mission d'améliorer les conditions de travail en place, ainsi que, plus largement, de réfléchir au rôle de la technologie dans notre société.

“Nous espérons créer un processus démocratique pour les salariés afin qu’ils puissent y exercer leur pouvoir, promouvoir la justice sociale, économique et environnementale ; et mettre fin aux disparités injustes”, expliquent Parul Koul et Chewy Shaw, deux ingénieurs à l'origine de l'initiative. Ils font notamment référence dans la tribune à la signature de Google “don't be evil” (“ne soyez pas maléfiques”), assurant qu'ils souhaitent “suivre cette devise”.

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Google acceptera-t-il la création de ce premier syndicat ?

La question se pose à la vue des méthodes employées par la firme pour empêcher toute organisation de ce type. Le mois dernier, une plainte du National Labor Relations Board, agence publique des travailleurs, a en effet dénoncé la politique de la terreur au moyen d'espionnage illégal et de licenciements abusifs mise en place par Google. Par ailleurs, le renvoi d'une chercheuse noire se penchant sur l'éthique de l'intelligence artificielle aurait, entre autres, poussé les salariés à créer le syndicat.

Néanmoins, pour que ce dernier soit effectif, les fondateurs doivent recueillir l'accord de 30% des employés d'Alphabet, le groupe dont fait partie Google. Sur 130 000 salariés, 226 ont pour l'heure déclaré soutenir l'initiative. Un chiffre peu surprenant, puisque les entreprises de la Silicon Valley ont pour habitude de faire appel à de grands cabinets d'avocats pour mettre fin à ces tentatives. Les syndicalistes s'exposent ainsi à des actes d'harcèlement, voire de licenciement.

Source : New York Times



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