5G : l’exposition aux ondes est très en-dessous du seuil légal selon un rapport rassurant de l’ANFR

 

L'ANFR publie une nouvelle étude sur l'exposition aux ondes 5G dans la bande 3400 – 3800 mégahertz. Après une première étude plus générale sur l'exposition aux ondes 5G, l'agence a profité de déploiements pilotes en France pour mener des tests grandeur nature et “caractériser” l'exposition aux ondes. Ses conclusions sont plutôt rassurantes, avec des niveaux d'exposition très en-dessous du seuil légal.

Antenne 5G
Un technicien travaille sur des antennes d'un opérateur mobile / Crédits : Pixabay

L'ANFR publie un nouveau rapport autour de l'exposition du grand public aux ondes de la technologie 5G. Plus précisément dans la bande 3400 – 3800 MHz, la bande dite de “coeur de réseau” qui offre le meilleur compromis possible entre couverture et capacité. L'autorité relève en effet que “pour atteindre les objectifs de la 5G, des puissances émises instantanées plus importantes sont nécessaires”. Et d'ajouter que les technologies MIMO et de beamforming de la 5G conduisent les utilisateurs à être plus ou moins exposés en fonction des usages ou de leur localisation.

“Pour atteindre les objectifs de la 5G, des puissances émises instantanées plus importantes sont nécessaires”, relève l'ANFR qui ajoute ainsi que la 5G nécessite donc d’ajuster les procédures d’évaluation de l’exposition.  L'ANFR détaille ensuite les sites pilotes actifs en France où ont été menées des mesures. On trouve notamment Lille, Douai, Châtillon, Bordeaux, Nantes, Pau, Toulouse, Marseille, Lyon ou encore Saint-Ouen où des premières antennes Ericsson, Huawei, Nokia et Samsung – en fonction des cas – ont commencé à émettre.

L'ANFR relève des niveaux d'exposition très inférieurs à la limite légale

En tout “quarante-trois sites ont fait l'objet de mesures”, mais sans trafic vraiment réaliste : “après allumage des antennes 5G mais en l’absence de trafic, le niveau moyen d’exposition créé par la 5G dans la bande 3,4 –3,8 GHz est apparu très faible: il a été mesuré en moyenne à 0,06 V/m, et au maximum à 0,36 V/m […] Ces niveaux se situent très en-dessous de la valeur limite réglementaire de 61 V/m dans cette bande de fréquences, note l'ANFR. L'agence nationale des fréquences a alors décidé de mener des mesures complémentaires.

De quoi réaliser des mesures dans des conditions plus proches de la réalité. Notamment en présence de trafic simulé, et en multipliant le nombre de points d'accès et de mobiles. De quoi, pour l'ANFR “mieux comprendre les signaux 5G, ajuster le protocole de mesure de l'ANFR pour mieux prendre en compte la 5G, définir un indicateur d'exposition”. Or, même en présence de trafic, les valeurs en V/m augmentent, mais restent contenues sous les 9V/m dans toutes conditions testées.

Sauf relativement près des antennes : “les opérateurs de téléphonie mobile doivent, lorsqu’ils installent des sites radioélectriques, délimiter autour des stations radioélectriques les périmètres de sécurité à l’extérieur desquels le niveau d'exposition du public aux champs électromagnétiques émis par les installations radioélectriques est inférieur aux valeurs limites”, préconise l'autorité.

Des mesures complémentaires restent nécessaires

“Les mesures réalisées ont permis de confirmer que l’exposition aux ondes dépend de nombreux paramètres dont : la distance entre l’antenne et le terminal, ce qui est classique ; la focalisation du faisceau et du nombre de faisceaux pilotés par l’antenne ; la durée de présence du faisceau dans chaque direction donc de la demande de données par les terminaux dans le faisceau”, note l'ANFR. Qui ajoute que d'autres mesures seront nécessaires lorsque le réseau 5G sera vraiment lancé par les opérateurs.

Lire également : 5G – on manque d'études pour affirmer que ce n'est pas dangereux pour la santé selon l'ANSES

L'ANFR relève notamment que des mesures en intérieur, ainsi que dans la bande 26 GHz doivent encore être réalisées pour appuyer ces conclusions. Quant à l'indicateur que propose l'ANFR, il devrait à terme permettre de mesurer “l’exposition moyenne créée en présence de trafic par des relais 5G à faisceaux orientables”. Que pensez-vous des conclusions de cette étude ? Partagez votre avis dans les commentaires.



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