Recharger sa batterie avec de l’humidité, c’est possible !

Maj. le 27 janvier 2015 à 21 h 40 min

Le fameux MIT, le Massachussets Institute of Technology, a découvert comment extraire de l’électricité de la simple condensation.

recharger batterie humidité

LE PRINCIPE

Ce cube, certes un peu encombrant, est un générateur d’électricité. Et il peut la produire grâce à la condensation de l’humidité qui est faite sur ses surfaces internes. Ceci est possible grâce à une trouvaille faite en 2013, plus ou moins par hasard. Au départ, Nenad Miljkovic et Evelyn Wang développaient une surface favorisant le transfert de chaleur. Le but du matériau était d’équiper les condensateurs des centrales électriques, par exemple.

Ils ont découvert lors de leurs travaux, que des gouttelettes d’eau sur une surface super-hydrophobe (qui rejette l’eau, donc) convertissait l’énergie de la surface en énergie cinétique pour se réunir en des gouttes plus grosses. Il s’est avéré que lors de ce processus, les gouttes sautent spontanément et prennent alors une petite charge électrique.

 

Partant de là, ils ont réalisé que s’ils mettaient une surface hydrophile (donc qui attire l’eau, cette fois) en face de la première, la réaction était renforcée et la quantité de charge électrique qui va avec, aussi. Quand la goutte saute, elle peut transporter la charge d’une surface à l’autre, et en connectant les deux par un circuit externe, la différence de charge peut être exploité pour produire…notre électricité.

Notre cube, donc, utilise des plaques en séries, moitié hydrophobe moitié hydrophile. Quand l’air humide se condense, l’électricité se produit.

ET POUR NOS PORTABLES, ALORS ?

Eh bien l’intérêt ne sera pas tant pour le commun des mortels que pour les grands voyageurs. Notre système ne produit pas beaucoup d’énergie : 15 picowatts par centimètre carré de plaque, mais les chercheurs pensent pouvoir monter à 1 microwatt. Je vous épargne le calcul, ça fait près de 70 000 fois plus, ce qui ne rigole pas du tout. Avec ce genre de performance, on pourrait recharger pleinement un téléphone en 12 heures environ.

C’est plus long que ce qu’on a déjà de base, et plus long encore que des accélérateurs comme celui rechargeant 92% plus vite ou celui rechargeant même en 30 secondes.

MAIS ALORS À QUOI ÇA SERT ?

Vous l’aurez compris, le véritable usage n’est pas l’économie sur vos factures EDF, mais quelque part, un intérêt beaucoup plus prononcé quand on est concerné par un problème : recharger son portable dans des zones reculées du globe. Par exemple, une jungle c’est humide, avec des points d’eau et il n’y a pas l’électricité, bien sûr. En revanche c’est le genre d’endroit où il est bon de pouvoir contacter le monde extérieur en cas de problème (non, pas avec son forfait free, mais avec un téléphone satellite, ne le faites pas exprès!)

Du reste, la machine n’exige rien, aucune pièce ne bouge, aucun courant initiale ne doit lancer la réaction. Tout ce qu’il faut, c’est la boite, un coin frais et humide, et  elle va gentiment transformer son environnement en électricité. En complément du système pour recharger en marchant, et de batteries au sable trois fois plus autonomes, vous pourrez même amener votre tablette en Amazonie.

Via

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  • Kalvin

    BRAVOO à eux d’avoir découvert cela, breveté !!! afin que personne ne l’utilise ou la développe d’avantage, c’est fantastique ces brevets… Ca permet de freiner toutes autre découvertes dans ce sens… mais dans 20 ans, ce sera ok mais on aura déjà oublié cette découverte fabuleuse… je pense aux bateaux ou aux voitures auto alimentés par exemple.

    • 4lexO

      Si ils ne le brevette pas , d’autres le feront. C’est là que vient le problème…
      Mais effectivement que dans un avenir proche, il va y avoir une révolution du stockage de l’énergie et va accélérer l’innovation ou du moins lui donner un second souffle.

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