Bitcoin, Ethereum, altcoins… : 4 raisons d’investir dans les cryptomonnaies en 2018

Maj. le 19 janvier 2018 à 12 h 06 min

Le cours des Bitcoins, Ethereum et autres altcoins en euros ont atteint des sommets en 2017, et pourtant, de nombreux analystes s’accordent pour dire que ce n’est pas fini ! Les cryptomonnaies n’auraient en effet pas encore atteint leur plein potentiel – dans le cas du Bitcoin, par exemple, le cours pourrait dépasser dans un avenir proche les 100.000 dollars. Mais pourquoi un tel engouement ? Les fondamentaux sont-ils suffisamment solides ? Voici quelques raisons de croire en une nouvelle envolée des prix en 2018.

bitcoins

Mise en garde : l’envolée récente des cours des cryptomonnaies ne doit pas faire oublier que leur cours, justement, est pour l’instant très volatil. N’investissez jamais des sommes dont vous avez vraiment besoin – le risque de perdre beaucoup d’argent est réel ! Gardez en tête également que pour vendre vos Bitcoin, Ethereum ou autre cryptomonnaies il faut que des gens soient prêts à vous les acheter à un instant T, ce qui semble simple lorsque le cours est en tendance haussière mais peut se révéler soudainement beaucoup plus compliqué (donc long, ce qui peut creuser encore vos pertes) en cas de retournement de conjoncture. 

C’est devenu une véritable star en 2017 : le Bitcoin a déjà fait des millionnaires, voire des milliardaires partout dans le monde. Le cours n’était en effet que de quelques euros en 2011, il est aujourd’hui à plus de 13.000 euros ! Autant dire que la rentabilité de cet investissement est ahurissante. Pourtant cette explosion des cours s’est emballée depuis août faisant craindre un risque de bulle spéculative (avec l’effondrement qui va avec). Aussi turbulent et volatil qu’il soit, le cours du Bitcoin pourrait néanmoins selon des experts atteindre de nouveaux sommets, avec un cours qui pourrait dépasser les 100.000 dollars à moyen-long terme.

Même aux niveaux de prix actuel, l’investissement semble donc encore en valoir la chandelle. Surtout que les cryptomonnaies commencent à intéresser des investisseurs institutionnels et grand argentiers. Car plus largement le secteur est en pleine explosion. Avec aussi d’autres cryptomonnaies alternatives, comme l’Ethereum qui peut également servir de base pour créer des contrats électroniques sécurisés, et toute une kyrielle d’altcoins plus ou moins connus et utilisés. Voici quelques raisons d’investir dans le secteur en 2018.

Des experts prédisent un cours du Bitcoin à plus de 100.000 dollars

Si on pose la question « faut-il acheter des Bitcoin » à des figures d’autorité du monde de la finance, comme par exemple Ulrich Stephan, responsable stratégique chez Deutsche Bank, la réponse sera le plus souvent un non catégorique. Pourtant, on peut objecter que les mêmes experts ont accumulé des pertes énormes en termes de coût d’opportunité. Autrement dit les centaines de millions (voire de milliards) d’euros qu’ils n’ont pas gagné en renonçant à investir dans les cryptomonnaies.  La bulle est annoncée de longue date avec des pertes soi-disant abyssales, mais nombreux sont ceux qui en profitent et s’enrichissent quand même.

C’est pourquoi les voix, en la matière, commencent peu à peu à dissoner : au fur et à mesure que l’intérêt autour des cryptommonaies augmente, une nouvelle économie se crée. Le terme crypto-entrepreneur commence à apparaître, et il existe déjà des milliardaires en Bitcoin, comme les frères Winklevoss, rendus célèbres par le film The Social Network où l’on découvre leur liens d’inimitié avec Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook. L’un d’entre eux, déjà millionnaire (en euros), Marc van der Chijs, prédit une envolée des cours à plus de 150.000 dollars d’ici 2021.

Crédible ? La star de la finance Michael Novogratz pense que le cours pourrait dépasser 40.000 dollars dès la fin de l’année prochaine. Un autre, Kay Van-Petersen (Saxo Bank), prédit que le Bitcoin pourrait se stabiliser autour de 100.000 dollars au cours des 10 prochaines années. Du reste, l’année 2017 a connu une augmentation de près de 1500 % de son cours ce qui laisse penser que pratiquement tout est possible.

Les grands argentiers se ruent sur le Bitcoin, l’Ethereum et autres cryptommonaies (et ils y croient)

Dans ces conditions et après avoir boudé le secteur depuis ses débuts, les grands argentiers s’intéressent de plus en plus aux cryptomonnaies et en particulier au Bitcoin. Parfois pour pousser des régulations allant dans leur sens, ou proposer des produits d’investissements calqués sur le cours du Bitcoin et d’autres cryptomonnaies. De quoi promettre des rendements mirobolants ! Mais aussi, en injectant des milliards d’euros, permettre de stabiliser les cours à des niveaux élevés.

Les premiers contrats à termes sur le Bitcoins sont désormais disponibles depuis début décembre. Cela signifie qu’il est désormais possible d’investir dans le Bitcoin et de parier sur la hausse ou sur la baisse de son cours sans nécessairement en posséder. Ce type de produits va à l’évidence se développer dans les prochaines années, et d’autres cryptomonnaies populaires comme l’Ethereum pourraient aussi en bénéficier. Mike Novogratz (Galaxy Investment Partners) a créé son hedge fund avec pour cible une valorisation de 500 millions de dollars.

Et lance, dans Fortune : « si les gens imaginent qu’il y aura une énorme liquidité au jour 1, ils ont juste tort. Cela va prendre du temps pour créer de la liquidité. Les gens doivent en passer par au moins un cycle complet pour comprendre comment cela se passera« .  Alistair Milne, CIO et co-fondateur d’Altana Digital Currency Fund basée à Monaco ajoute de son côté : « l’émergence de produits dérivés devrait avoir pour effet d’apporter beaucoup plus de liquidités au marché ce qui devrait réduire sa volatilité [fluctuation brutale des prix, ndlr]« . Avant d’ajouter : « au fur et à mesure que l’économie de la cryptomonnaie gagne en importance, la volatilité devrait diminuer« .

Le taux d’adoption des Bitcoins, Ethereum et autres altcoins est encore faible et il y a du potentiel

Pour l’instant, une poignée de personnes – essentiellement des investisseurs – possède l’essentiel des Bitcoins. Le taux d’adoption de la cryptomonnaie est encore assez faible, avec des estimations qui tablent sur un taux d’à peine 2% des consommateurs. Mais le coup de projecteur autour du Bitcoin et des autres cryptomonnaies incite de plus en plus de personnes à se créer un portefeuille et investir. Plus les utilisateurs s’empareront de la cryptomonnaie, plus les cours seront stables, et plus la valeur devrait elle aussi grimper par rapport aux bonnes vieilles devises.

La valeur du Bitcoin est en effet basée sur sa rareté : il n’y a pas un nombre infini de Bitcoins en circulation – mais  21 millions. La valeur de chaque Bitcoin est liée à l’information sur son cours relatif par rapport à une devise de référence et sur plusieurs plateforme d’échange (la valeur d’un Bitcoin peut changer en fonction de l’endroit où on l’achète, ou de son cours relatif à une devise dans laquelle on va l’acheter). Elle est aussi conditionnée par la demande et à la disponibilité des Bitcoin. En d’autres termes, combien de personnes cherchent à s’en séparer et combien de personnes veulent en acheter (et à quel prix !).

Le problème actuel c’est que de grands acteurs peuvent influer fortement sur le cours en vendant massivement des Bitcoins. Mais cela pourrait changer à mesure que le marché s’atomise, autrement dit que l’argent se retrouve détenu entre davantage de mains. Ce qui pourrait s’accélérer alors qu’un nombre croissant de commerces se mettent a proposer le Bitcoin comme moyen de paiement.

Bitcoin et altcoins répondent à un besoin

Il y a une autre raison de se rassurer par rapport aux perspectives des Bitcoins et des autres cryptomonnaie : c’est leur utilité. On ne parie pas vraiment sur de la monnaie de singe. Le système bancaire tel que nous le connaissons est basé sur des fondations qui remontent au 18e siècle. Il est constitué de nombreux intermédiaires censés assurer de la confiance dans les transactions. Mais ces dernières prélèvent à chaque fois un pourcentage et induisent un temps de traitement. C’est pourquoi vos virements ne se font pas immédiatement (surtout vers un compte situé dans un autre pays). C’est pourquoi aussi, il y a des frais.

Par ailleurs la devise est une prérogative souveraine, c’est à dire qu’en règle générale les Etats (ou ensemble régionaux comme l’Union Européenne) ont la main dessus, et peuvent réguler, ou utiliser à dessein la planche à billets par exemple. Ce qui peut déplaire pour une raison ou une autre à de nombreux acteurs. Or il y a aussi des crises. Il peut y avoir de soudaines inflations des prix. Les transferts financiers peuvent être régulés, voire limités comme cela a été brièvement le cas en Grèce. La confiance dans le système bancaire peut se retrouver ébranlée. Le Bitcoin, lui, n’est corrélé à rien d’autre que l’offre et à la demande… en Bitcoins. Et fait reposer la confiance sur des opérations de cryptographie complexes.

Il ne semble pas vraiment un hasard d’ailleurs que le Bitcoin ait été lance en 2009, après le début de la crise de 2008. C’est d’ailleurs à ce moment que l’on a vu les premières ouvertures de compte massives. Le Bitcoin peut également permettre de transférer plus facilement de l’argent d’un pays à un autre, et à moindre coût. Le système du blockchain sur lequel le Bitcoin et les autres cryptomonnaies reposent peut aussi permettre de signer des contrats électroniques, ce qui pourrait rendre le métier de notaire obsolète dans un futur pas si lointain.

Il a aussi une face sombre, qui confirme paradoxalement dans le sens strict son utilité : certains Etats peuvent par exemple souffrir de sanctions financières rendant difficile l’entrée de devises (c’est par exemple le cas de la Corée du Nord). Le Bitcoin, le Monero, ou d’autres crypto-monnaies peuvent être un moyen efficace pour contourner des sanctions. Le Bitcoin et d’autres cryptomonnaies sont également le moyen de paiement privilégié sur le dark web en ce qu’il peut permettre sous certaines conditions, des transferts d’argent anonyme. C’est aussi en Bitcoin ou dans d’autres cryptomonnaies que les pirates demandent généralement le paiement de rançons

Evidemment, personne ne pourra également savoir combien de cryptomonnaies vous possédez, sauf dans le cas où une perquisition permettrait de tomber sur votre portemonnaie avec vos clés privées. Cela incite donc beaucoup de monde à l’utiliser : particuliers, professionnels, partis politiques, opposants, criminels, Etats… Tant d’intérêts croisés qui rendent de moins en moins probable un retournement définitif de la conjecture. Et qui permet de ne pas forcément croire à une simple bulle spéculative : car attention, oui, le cours du Bitcoin et d’autres altcoin peut chuter. La question qui nous est contemporaine est de savoir dans quelle mesure… et surtout combien de temps patienter avant que le cours ne grimpe à nouveau !

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