Trump vs Twitter : le décret anti réseaux sociaux violerait la liberté d’expression

Donald Trump veut réguler Twitter, mais cette décision violerait le premier amendement des Etats-Unis, le plus important de la constitution américaine. Une plainte a été déposée en ce sens par une organisation de défense de la liberté d’expression en ligne.

Le compte Twitter de Donald Trump
Crédits : Phonandroid

Le décret de Donald Trump, inconstitutionnel ? C’est en tout cas l’avis du Centre pour la Démocratie et la Technologie (CDT) qui a déposé une plainte contre la décision de l’intéressé de réguler les réseaux sociaux. L’organisation clame en effet que le décret du président viole la constitution américaine, et plus particulièrement le premier amendement, le plus important de tous. Pour rappel, cet amendement garantit la liberté d’expression et de religion pour tous les américains. Il s’agit là de la règle la plus sacrée du pays, qui n’a pas été remise en cause depuis sa mise en place en 1791.

Jeudi 28 mai, Donald Trump a signé un décret qui va dans le sens d’une régulation de Twitter et des autres réseaux sociaux. Le président cherche à revenir sur l’article 230 de la loi Communication Decency Act de 1996 qui permet aux réseaux de ne pas être responsables du contenu publié sur leur plate-forme.

Une décision dangereuse en cette année d’élection

La CDT indique dans un communiqué que cette décision entrave la liberté d’expression de Twitter, qui est tout à fait dans son droit en signalant un tweet du président.

Le but du président est clairement de menacer les réseaux sociaux pour les intimider et changer la façon dont ils modèrent le contenu, spécialement en les empêchant de signaler la désinformation, qui va s’accentuer en cette année d’élection.

La CDT s’inquiète donc des conséquences du décret de Donald Trump, qui s’est lancé dans une croisade contre Twitter après que le réseau ait signalé plusieurs de ses tweets. Facebook, le réseau concurrent, a lui décidé de ne modérer aucun contenu. Une décision qui ne fait pas l’unanimité parmi les employés.

La semaine dernière, Twitter a d’abord fact checké deux tweets du président américain concernant le vote par correspondance, qu’il qualifiait de frauduleux. Par la suite, c’est un tweet appelant à tirer sur les manifestants qui a été signalé par le réseau social pour apologie de la violence.

Source : CDT 



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