Mutualisation SFR Bouygues Telecom : ce qui va changer pour le consommateur

Après de longs mois de négociations entre les opérateurs SFR et Bouygues Telecom concernant l’accord de mutualisation de leurs réseaux respectif, celui-ci a enfin été officialisé vendredi soir à l’occasion d’une conférence de presse. L’occasion d’en savoir un peu plus sur le bénéfice que nous allons pouvoir en retirer en tant que consommateurs et bien sûr ce qui va changer et quand est-ce que ces changements seront effectifs.

Concrètement parlant, c’est 57% de la population qui sera concernée par cet accord de mutualisation entre Bouygues Telecom et SFR, autrement dit l’ensemble du territoire, à l’exception des 32 plus grosses agglomérations de plus de 200 000 habitants soit 47% de l’hexagone ainsi que les zones représentées en blanc ci-dessous. Tandis qu’SFR aura en charge le Nord et le Sud ouest représentés en rouge, Bouygues Telecom s’occupera des zones représentées en bleu, à savoir le grand Ouest et le Sud Est.

SFR et Bouygues Telecom officialisent leur accord de mutualisation

En termes de couverture réseau, la mutualisation comptera, à terme, 11 500 antennes en 2017  sachant que les deux acteurs comptent à eux deux 18 500 antennes. Comme vous l’aurez compris, c’est donc les doublons qui seront supprimés, à savoir 7000 antennes.

Chacun des deux opérateurs pourra ainsi économiser 20 à 25% de ce qu’il investit chaque année, en termes de dépenses opérationnelles. A titre d’exemple, ce pourcentage représente la somme de 100 millions d’euros par an pour Bouygues Telecom et 200 000 millions pour SFR. Mais ce n’est pas tout car cet accord de mutualisation entre Bouygues et SFR va également permettre de réduire l’exposition aux ondes, ce qui est loin d’être négligeable.

Bien entendu, l’effet pervers de tout ça c’est que si une antenne tombe en panne, les réseaux des deux opérateurs s’en retrouveront ainsi affectés. On notera également, que si cet accord concerne aussi bien les antennes 4G que les antennes 2G et 3G, il ne concerne toutefois pas les fréquences. Pas question pour les clients SFR de profiter des 1800 Mhz de Bouygues Telecom et vice versa.

Enfin, dernier point intéressant, rien ne s’oppose juridiquement à l’éventuelle entrée de Free Mobile dans cet accord.

 

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