Acer prévient que les prix des PC vont encore grimper, voici quand ils devraient enfin baisser
Depuis des mois, la flambée de la mémoire vive fait grimper le prix des ordinateurs. Chez Acer, on estime pourtant que la pénurie de composants appartient désormais au passé. Son patron prévoit malgré tout une nouvelle hausse des PC avant la fin de l’année, puis un retournement du marché.

Depuis la fin de l’année 2025, le marché de la mémoire traverse une crise sans précédent. Gourmands en composants, les serveurs dédiés à l’intelligence artificielle absorbent une grande partie de la production mondiale de puces DRAM et NAND. Le grand public en paie le prix. Sur Amazon, les barrettes DDR5 et les SSD coûtent bien plus cher qu’il y a un an, avec des écarts parfois spectaculaires. Smartphones, consoles et ordinateurs subissent tous cette hausse.
Très vite, les fabricants de PC ont tiré la sonnette d’alarme. Dès février, le constructeur américain HP reconnaissait que la mémoire pesait lourdement sur la facture de ses ordinateurs. Pour contenir les prix, certaines marques ont réduit la quantité de RAM embarquée ou opté pour des SSD moins coûteux. Acer, autre poids lourd du secteur, livre aujourd’hui un diagnostic plus nuancé. Rien ne s’arrange pour autant.
Le patron d’Acer prévoit des PC jusqu’à 20 % plus chers d’ici la fin de l’année
D’après le quotidien taïwanais Economic Daily News, Jason Chen, PDG d’Acer, estime que le prix des PC pourrait encore grimper de 5 à 20 % au quatrième trimestre 2026. Le dirigeant assure pourtant que les mémoires DDR4 et DDR5 ne manquent plus. Les processeurs sont eux aussi disponibles, à l’exception de quelques puces d’entrée et de milieu de gamme. À ses yeux, le problème vient désormais des tarifs de la mémoire vive et des SSD, toujours au plus haut. Les machines dotées de beaucoup de RAM ou d’un stockage généreux devraient donc subir les hausses les plus fortes.
Selon le patron d’Acer, le prix moyen des ordinateurs atteindrait son pic vers le milieu de l’année 2027. Une baisse deviendrait possible au second semestre, car il faut plusieurs mois pour que des composants moins chers se retrouvent dans les machines vendues en magasin. Jason Chen juge impossible une pénurie jusqu’en 2030, comme l’avancent certains industriels. La montée en puissance des fabricants chinois de mémoire devrait peser sur les prix. Côté ventes, la demande recule déjà. Il faudra patienter encore un an avant de voir la facture redescendre.