Obsolescence programmée : le gouvernement va agir pour lutter contre cette « arnaque pour les consommateurs »

L’obsolescence programmée est dans le viseur du gouvernement. Considérée comme « une arnaque pour les consommateurs et pour la planète » par la secrétaire d’État Brune Poirson, elle est l’objet d’une feuille de route en cours de préparation qui sera dévoilée en mars 2018. Son objectif est clair : mettre fin à ce « vieux modèle économique ». 

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L’obsolescence programmée n’a plus sa place en France. Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, la qualifie « d’arnaque pour les consommateurs et pour la planète« . A l’Assemblée Nationale ce 17 janvier 2018, elle parle d’un « vieux modèle économique (qui) doit s’éteindre », rapporte NextInpact.

« À la demande de Nicolas Hulot, je travaille avec Bruno Le Maire (ministre de l’Économie) sur une feuille de route qui prendra pleinement en compte la question de l’obsolescence programmée et qui sera publiée au début du mois de mars », a-t-elle indiquée. Des mesures du gouvernement en la matière devraient donc bientôt tomber, reste à savoir si elles seront assez concrètes pour vraiment changer la donne.

L’obsolescence programmée, le gouvernement n’en veut plus

« La réparation des produits doit devenir naturelle, comme elle l’était à une époque où l’on réparait un objet qui ne fonctionnait pas, plutôt que de le jeter », estime-t-elle. Une possibilité pour aider à redonner vie à des appareils usés serait de réduire la TVA sur les services de réparation ou bien de relancer le marché de l’occasion à l’aide d’un petit coup de de pouce législatif.

« L’un des grands enjeux est d’accélérer l’affichage de la durée de vie des produits, mais aussi d’accroître leur durabilité », explique Brune Poirson. « C’est pour cela que nous devons être fermes face à ceux qui pensent que l’on peut sacrifier la planète pour le simple bénéfice du court terme ». La justice française a d’ailleurs commencé à frapper en ouvrant une enquête contre Apple pour « obsolescence programmée » et « tromperie ».

Des déclarations qui faisaient suite à l’intervention de la députée MODEM Aude Luquet, qui interrogeait le gouvernement sur ses projets pour « renforcer et encourager la lutte contre l’obsolescence programmée ». Quelques jours avant, le thème était déjà abordé à l’Assemblée par l’intermédiaire de Mathilde Panot, députée France Insoumise. Elle réclamait des sanctions plus sévères contre l’obsolescence programmée.

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