Test Pixel 5 : l’autonomie en plus, la puissance en moins

 
Google Pixel 5 vue de face avec coque de protection

Nous avons testé le Pixel 5, le nouveau fer-de-lance de Google qu'il convient désormais de placer dans la catégorie des appareils de milieu de gamme, aussi étrange que cela puisse paraître. Que vaut cette nouvelle version face au Pixel 4 de 2019, et surtout, fait-il mieux ou moins bien que la concurrence, toujours plus agressive sur les prix ?

test Google Pixel 5

Mine de rien, en seulement deux semaines, ce sont trois smartphones que Google vient de commercialiser. Sorti le 1er octobre dernier, le Pixel 4a se voit déjà rejoint par deux autres modèles : le Pixel 4a 5G d’un côté… Et de l’autre, le nouveau fer-de-lance de Google : le Pixel 5. Enfin, « fer de lance » n’est peut-être pas le bon terme, puisque l’on parle de flagship, on s’attend généralement à un smartphone haut de gamme, comme l’était le Pixel 4 l’an dernier.

Cette fois, Google a décidé de changer son fusil d’épaule, en proposant un Pixel 5 qui rentre, de par par sa fiche technique, dans la case des appareils de moyenne gamme. Le prix de l’appareil a également été revu à la baisse par rapport au Pixel 4, même s’il peut sembler plus élevé pour un moyen de gamme que chez la concurrence. On trouve sur ce smartphone de 6″ un Snapdragon 765G, seulement deux capteurs à l’arrière de 12,2 MP (grand-angle) et 16 MP (ultra-grand-angle), et une simple caméra avant de 8 MP… Le tout pour un prix inférieur de 140 € par rapport au Pixel 4 de l’an passé.

Mais finalement, que vaut le nouvel appareil, que ce soit en termes de puissance, de photos, d'autonomie ou de design ? Et surtout, quelle est sa place face à la concurrence, et notamment les Galaxy S20 FE, Mi 10T Pro et autres OnePlus 8T ? Nous avons testé l'appareil et vous livrons toutes nos conclusions.

Google Pixel 5

Prix et disponibilité

Le Pixel 5 est disponible à compter du 15 octobre 2020 et s’affiche au prix de 629 €. Il n’existe qu’une seule version de l’appareil (Google a fait l’impasse sur le Pixel 5 XL cette année). Pour toute précommande réalisée entre le 30 septembre et le 14 octobre, Google offre un casque, et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit d’un Bose QC35 II.

Côté coloris, l’appareil existe en deux versions : noire ou verte. En revanche que l’édition verte ne semble pas destinée au marché européen. C’est pourtant cette même version verte que nous avons reçue pour notre test, le chargeur européen étant bel et bien présent dans la boîte de l’appareil.

Dernier petit détail : Google commercialise aussi une coque officielle pour 45 €. Nous l’avons également reçue avec notre exemplaire de test du téléphone, nous vous en parlons en dessous.

Google Pixel 5

Fiche technique du Pixel 5

 Pixel 5
ÉcranOLED 6" Gorilla Glass 6
Définition1080 x 2340 pixels 90Hz
ratio 19,5:9
Capteur d'empreintesOui (au dos)
SoCQualcomm Snapdragon 765G (7nm)
Mémoire interne128 Go
microSDNon
RAM8 Go
Appareil photoPrincipal : 12.2 MP, f/1.7 27mm, 1.4µm
Ultra grand-angle 16 mégapixels (f/2,2)
Capteur selfie8 MP, f/2.0, 24mm, 1.12µm
OSAndroid 11
Batterie4080 mAh
Recharge rapide18W
Recharge sans filOui
Recharge sans fil inverséeOui

Design : on est conquis !

La première chose que l’on remarque, dès l’appareil sorti de sa boîte, c’est son très faible encombrement. Pesant seulement 148 grammes, il mesure 14,47 x 7,04 cm, pour seulement 8 mm d’épaisseur. Parmi tous les smartphones milieu ou haut de gamme que nous avons pu tester cette année, celui-ci remporte sans aucun doute la palme de la légèreté et de la compacité.

Si le smartphone paraîtra bien petit à celles et ceux qui ont l’habitude de manipuler un smartphone de n’importe quelle autre marque concurrente, ou presque, on observe qu’il dispose quand même d’une dalle de 6″. En termes de taille, il se situe entre le Pixel 4 (5,7″) et le Pixel 4 XL (6,3″). Il est même plus grand que le Pixel 4a et son écran de 5,8″.

Google Pixel 5

L’appareil peut se targuer d’une excellente capacité à être manipulé. Ses bords parfaitement arrondis à chacun de ses quatre angles, son écran lui aussi arrondi sur chacune de ses arrêtes (pour ne pas dire légèrement incurvé) font de lui un smartphone hyper agréable à manipuler au quotidien.

En façade, le smartphone profite d’une petite encoche située tout en haut à gauche. C’est le fameux « trou » dans l’écran, que l’on trouvait déjà sur le Pixel 4a, que certains détestent, quand d’autres n’y prêtent plus du tout attention. Pour notre part, nous nous situons plutôt du côté de la 2e proposition, mais tout est une affaire de goût, finalement.

Google Pixel 5

Toujours en façade, si l’on note que les bordures noires de l’écran sont assez discrètes, c’est surtout l’absence de haut-parleur que l’on remarque, haut-parleur habituellement placé sur la dalle de l’écran ou dans sa bordure supérieure. Et pourtant, l’appareil dispose bien d’un second haut-parleur, en plus de celui situé sur sa bordure inférieure. C’est l’une des innovations dont profite le Pixel 5 par rapport aux précédents modèles : le deuxième haut-parleur du smartphone est situé sous l’écran. En réalité, s’il s’agit d’une nouveauté pour un téléphone Google, d’autres modèles concurrents profitent déjà de ce genre de technologie. C’est le cas par exemple des P30 et P40 de Huawei, du Mi Mix de Xiaomi ou du G8 de LG. Esthétiquement parlant, la technologie apporte indéniablement un gros plus.

Google Pixel 5
À gauche le Pixel 5, à droite le Pixel 4XL. Le dos du nouvel appareil est bel et bien mat, et à la rédaction, on préfère ça (question de goût).

L’arrière de l’appareil se révèle lui aussi particulièrement séduisant. Google, habitué aux dos mats, récidive et nous livre ici un smartphone des plus réussis. Qu’il s’agisse de la version noire ou verte, le Pixel 5 est doté d’un dos en aluminium très légèrement granuleux (ou sablé). Sa surface n’est pas lisse, ce qui lui assure une très bonne préhension… Et lui permet surtout d’éviter les traces de doigt.

Google ne fournit aucune coque avec l’appareil, mais commercialise une protection sur son site (voir le prix qui pique un peu plus haut). La coque est hyper robuste et pèse 26 grammes. Néanmoins, elle n’est peut-être pas justifiée. L’appareil à lui seul semble franchement solide.

Google Pixel 5

Connectivité : la 5G bat son plein

Côté connectique, on dispose d’un unique port USB-C, situé comme il se doit tout en bas de l’appareil. À sa droite, on profite d’un petit haut-parleur, exactement comme sur le précédent modèle. Et à gauche du port USB-C se situe un « faux » haut-parleur destiné à rendre l’ensemble plus esthétique. Comme à l’accoutumée, il n’y a aucune prise Jack sur le nouveau smartphone de Google, le connecteur nous ayant fait ses adieux depuis le Pixel 2. Si l’appareil ne dispose d’aucune connexion en Wi-Fi 6 (il faudra donc se contenter du Wi-Fi 5, mais à ce prix, c’était prévisible), il profite néanmoins d’un SoC compatible 5G. Un bon point pour qui souhaite profiter d'un smartphone pérenne, même s'il va falloir se montrer patient, le temps que les infrastructures se mettent en place en France.

Google Pixel 5

Déverrouillage : Face Unlock fait une pause

Sur le Pixel 5, il faudra se contenter d’un capteur d’empreinte digitale situé à l’arrière de l’appareil. Rappelons que sur le Pixel 4, on bénéficiait d’une méthode d’authentification par reconnaissance faciale (en 3D, comme Face ID d’Apple). Baptisée Face Unlock, celle-ci avait rapidement montré une grosse faiblesse lorsque l’utilisateur avait les yeux fermés : l’appareil pouvait être déverrouillé même lorsque son propriétaire avait les yeux fermés. Lorsqu’un utilisateur était endormi, il suffisait donc de lui présenter son propre appareil pour avoir accès à ses données et permettre une authentification sur n’importe quel site sécurisé. Ce problème a été corrigé plus de 6 mois après la commercialisation de l’appareil via une petite mise à jour logicielle diffusée en avril 2020.

Google Pixel 5

Alors, pourquoi ne pas avoir intégré cette solution sur le successeur du Pixel 4 ? Très probablement pour une histoire de coûts, cela va sans dire. La technologie est encore loin d’être rentable et totalement maîtrisée, et c’est bien pour cela que les constructeurs de smartphones lui préfèrent un capteur d’empreinte sous l’écran, qu’il s’agisse de modules optiques ou à ultrasons. Dommage que Google n’ait pas fait le choix d’une telle méthode, nettement plus pratique, surtout au vu du prix de l’appareil. D’autres modèles comme le Poco F2 Pro en bénéficient, et ils sont même moins chers, alors pourquoi pas le Pixel 5 ?

Bref, le capteur d’empreinte arrière fonctionne à merveille et reconnaît instantanément son propriétaire sans jamais se tromper (ou alors de manière hyper occasionnelle). Mais le contraire aurait été étonnant puisque cette technologie est maitrisée depuis bien longtemps.

Performances : le sujet qui fâche

Comme évoqué en début d’article, le Pixel 5 se voit équipé d’un Snapdragon 765G. Pour rappel, c’était un Snapdragon 855, un SoC plus puissant, qui faisait palpiter les cœurs des Pixel 4 et 4 XL. À l’époque, le processeur était l’un des plus puissants du marché de la mobilité, se plaçant tout juste derrière le Snapdragon 855+, lequel équipe de toute façon un faible nombre de smartphone et se destine surtout aux plus gamers d’entre nous. Se tourner vers un processeur de milieu de gamme change clairement la donne en matière de performances, mais aussi en termes de tarifs.

Mais au quotidien, le Snapdragon 765G fait-il pâle figure face au 855 ? En réalité, tout dépend de l’usage. Dans l’ensemble des applications de consultation du Web, de messagerie, de travail sur des documents ou des tableaux, et même dans des jeux moyennement gourmands en ressources, il n’y a vraiment aucune différence. Le téléphone répond au quart de tour à la moindre des sollicitations, et l’absence de surcouche tierce fait que le smartphone n’est jamais ralenti dans toutes les tâches quotidiennes que vous lui imposez.

Il fallait s’y attendre, les jeux les plus gourmands montrent quelques signes de faiblesse, à moins de baisser autant que possible le niveau de détails. Mais les effets de ce changement de SoC se manifestent aussi lors de la prise de vue. Chaque photo effectuée à l’aide du Pixel 5 est retraitée a posteriori. Et si l’opération était totalement transparente sur le Pixel 4, ce n’est pas le cas de son successeur. Certes, le traitement s’effectue en tout juste une ou deux secondes, mais on observe clairement le léger manque de vélocité du smartphone par rapport à la génération précédente.

Comme à l’accoutumée, il n’est pas possible d’augmenter la capacité de stockage de l’appareil. Et puisqu’il n’existe qu’une seule configuration, il faudra se contenter des 128 Go d’espace livrés à l’accueil, un point c’est tout.

Écran : rien à redire

Avec le Pixel 5, Google a encore mis les petits plats dans les grands en termes d’affichage. Profitant d’une définition de 1080 x 2340 pixels et d’une densité de 432 ppi, l’écran OLED de l’appareil de 6″ s’en sort vraiment très bien d’après les tests que nous avons réalisés à l’aide de notre sonde X-Rite i1display Pro Plus.

Certes, on ne bénéficie pas d’un affichage en 144 Hz, comme sur le Mi 10T Pro, ni même de 120 Hz, comme le sur le Galaxy S20 FE. En revanche, l’écran est bien en OLED (contrairement au Mi 10T Pro, donc) et offre une vitesse de rafraîchissement en 90 Hz, tout comme le Pixel 4 avant lui. Nous l’avons souvent mentionné lors de nos précédents tests, le gain entre du 60 et du 90 Hz n’est pas si flagrant, mais l’est davantage entre du 60 et du 120 Hz. Reste qu’avec un jeu vidéo, avec le défilement d’une image ou d’une page Web, le 90 Hz se révèlent quand même plus confortable que du 60 Hz.

Google Pixel 5

Autonomie : une montée en gamme, même s'il y a mieux ailleurs

Enfin ! Google a enfin décidé de prendre à bras le corps l’un des principaux défauts de ses smartphones : le Pixel 5 profite d’une autonomie digne de ce nom. Plus besoin de s’inquiéter quant à la longévité du smartphone sur la journée. Pour mémoire, le Pixel 4 tenait très difficilement jusqu’au soir, tandis que le Pixel 4 XL offrait une autonomie un peu meilleure et était capable de tenir jusqu’au lendemain matin. Mais même en prenant en considération ce modèle, Google avait encore de gros efforts à fournir en matière d’autonomie.

Le Pixel 5 change totalement la donne puisqu’il se voit équipé d’une batterie de 4080 mAh. Nous avons testé celle-ci en laissant la vitesse de rafraichissement sur du 90 Hz et toujours selon la même méthode qui consiste à utiliser le smartphone dans diverses situations tout au long de la journée. Nous avons donc regardé une vidéo streamée pendant une heure, jouer sur la même durée, même chose pour l’écoute musicale, passer différents appels pour un total d’une heure également, utiliser le GPS sur le même laps de temps, et bien évidemment consulter le smartphone à maintes reprises que ce soit pour naviguer sur le web, consulter Twitter plusieurs fois dans la journée, répondre à des messages sur WhatsApp ou Facebook Messenger, etc. Dans de telles conditions, qui sont finalement assez intenses, il en résulte que l’appareil est capable de tenir une journée et demie. À titre indicatif, le smartphone perd 10% de sa batterie en lecture streamée sur Netflix (et non en local, ce qui change totalement la donne). La perte d’autonomie est plutôt bonne, sans être exceptionnelle. La gestion de la batterie de ce Pixel 5 est finalement assez proche de celle que nous avons constatée sur le OnePlus 8T et que nous venons tout juste de tester également. En revanche, l’autonomie du téléphone de Google est inférieure à celle du Mi 10T Pro de Xiaomi, qui possède une bien plus grosse batterie et s’en sort mieux en lecture vidéo streamée (à peine 5% de perdu dans les mêmes conditions).

Google Pixel 5

Côté recharge, l’appareil supporte la charge rapide… Mais pas trop rapide quand même. Sa batterie de 18 W ne fait pas de lui un foudre de guerre. Selon nos tests, l’appareil se recharge à hauteur de 21% en 15 minutes, de 39% en 30 minutes, de 71% au terme de 50 minutes et de 89% en 1 heure. Pour une charge complète, comptez environ 1 h¼ heure. On a déjà vu beaucoup mieux chez la concurrence, dans la même gamme de prix, et notamment sur le OnePlus 8T qui peut être regonflé à bloc en une quarantaine de minutes. Bon point néanmoins : l'appareil supporte la charge sans fil, et peut même servir à recharger d'autres appareils certifiés QI.

Audio : le gros loupé

Nous l’avons évoqué un peu plus haut, le Pixel 5 est équipé d’un haut-parleur placé sur la bordure inférieure de l’appareil, et d’un autre situé « sous l’écran ». Cette technologie permet de s’affranchir d’un deuxième haut-parleur situé tout en haut. Il n’y a plus d’interstice entre l’écran et le bord de l’appareil ni de « trou » dans l’écran (comme sur le Pixel 4).

Si la qualité audio du haut-parleur bas est satisfaisante, celle du haut-parleur sous l’écran est à revoir. Le son se propage de manière beaucoup trop diffuse, donnant l’impression qu’il n’y a finalement qu’un seul haut-parleur qui travaille, celui du bas. Pour la stéréo, on repassera donc.

Par ailleurs, l’absence d’une « vraie » stéréo (et on met bien les guillemets, car matériellement parlant, il y a bien une stéréo) n’est pas le seul point faible du Pixel 5 en matière audio. L’appareil fait également les frais d’un manque flagrant de basses. Et pousser un peu le volume, sans le mettre au maximum, lui fait rapidement cracher tout ce qu’il a.

Google Pixel 5

Photo : la valeur sûre

Chez Google, la prise de vue, c’est le nerf de la guerre. Depuis quelques années, et notamment avec les Pixel 3 et 4, l’entreprise a toujours redoublé d’ingéniosité pour offrir aux utilisateurs le summum de la qualité photo. Si Google n’a pas signé de partenariat avec une marque prestigieuse comme Leica (qui a parlé de Huawei), l’entreprise mise tout sur le traitement logiciel et obtient d'excellents résultats, en pleine lumière, comme en basse luminosité. Avec le Pixel 5, on bénéficie à l’arrière de deux capteurs photo, et d’un autre situé à l’avant pour les selfies. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, le capteur principal est exactement le même que celui du Pixel 4. On bénéficie par conséquent d'un module de 12,2 MP (ouverture f/1,7).

Google Pixel 5 Appareil photo arriere

Si le capteur peut sembler un peu faiblard face à la concurrence, c'est surtout grâce au traitement logiciel opéré sur chaque cliché que le Pixel 5 s'en sort pleinement. Les clichés photos en pleine luminosité sont exemplaires, même si les couleurs sont très légèrement saturées (le ciel est un petit peu trop bleu, par exemple).

Google Pixel 5 Appareil photo arriere zoom x2
Le zoom x2 numérique produit de très bons résultats et fait oublier l'absence d'un zoom optique.

L'absence de zoom optique ne se fait pas trop ressentir dès lors que l'on se cantonne à du x2 ou 3x grand maximum. Au-delà, la remarque que nous avions formulée à l'égard du Mi 10T Pro lors de notre test, et auquel il manque aussi un objectif téléphoto, s'applique là aussi. L'image devient vite pixelisée par endroits, et floue à d'autres.

Google Pixel 5 Appareil photo arriere zoom x7
Le zoom numérique montre rapidement ses limites. Ici en x7, même si l'image reste correcte, certaines zones, comme l'eau près du pylône, manquent de détails.

En faible luminosité, le Pixel 5 produit de bons résultats. On n'est peut-être pas au niveau d'un P30 Pro ou d'un P40 Pro, qui reste les meilleurs dans ce genre de configuration. Mais l'algorithme de Google s'en approche de plus en plus. L'image est certes bruitée, mais reste vraiment exploitable. Bon point : la prise de vue nocturne s'enclenche automatiquement lorsque l'appareil détecte une faible lumière de la scène. Bien évidemment, il sera toujours possible de faire aussi appel au mode nuit (appelé Vision de nuit chez Google), afin d'obtenir des clichés encore meilleurs. En revanche, le temps temps d'exposition est nettement plus long. Tout au long de nos tests, ce temps a parfois dépassé les 4 minutes. Un trépied se révèle donc indispensable dans ce genre de situation.

Google Pixel 5 Appareil photo arriere mode nuit
À gauche, une photo prise en pleine lumière. Au centre, le même cliché réalisé dans la pénombre quasi totale et à l'aide du mode nocturne automatique (moins de 10 secondes). À droite, toujours en très faible luminosité et en mode à l'aide d'un temps d'exposition de 2 min 40.

Un autre bon point qu'il nous faut mentionner concernant le Pixel 5 concerne la captation vidéo. Le capteur arrière remplit très bien son office. En pleine lumière, l'image est claire et surtout parfaitement stabilisée. De quoi réaliser de superbes travellings ou d'éviter les soubresauts lorsqu'on filme sur une trottinette, par exemple. En faible luminosité aussi le capteur s'en sort plutôt bien, même si l'image est un peu floutée.

Google Pixel 5 Appareil photo arriere

 

Google Pixel 5 Appareil photo arriere
Google Pixel 5 Appareil photo arriere
Google Pixel 5 Appareil photo arriere



Notre verdict sur le test du Pixel 5

Succédant aux Pixel 4 et 4 XL de 2019, le Pixel 5 gagne clairement en autonomie et en ergonomie. Côté photo, s'il perd un zoom optique x2, il s'enrichit néanmoins d'un capteur ultra-grand-angle. Toujours aussi efficace de jour comme nuit, le traitement logiciel Google fait des petites merveilles. Néanmoins, on regrettera que le prix de l'appareil reste élevé au regard de ses performances. Certes, il est compatible 5G, mais pourquoi avoir remplacé le SoC haut de gamme du Pixel 4 par un modèle inférieur ? Enfin, si les précédents modèles ont toujours fait office de vitrine technologique, ce n'est pas vraiment le cas ici. Les vraies nouveautés sont faméliques et d'ordre logiciel, et non matérielles. Un bon téléphone certes, mais qui vient seulement palier quelques-uns des défauts de son prédécesseurs. A 629 €, on en attendant davantage.

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