Google a licencié 3 employés qui ont osé lutter contre les pratiques discutables de la firme

Trois ex-employés de Google ont porté plainte contre la firme pour licenciement abusif. Selon eux, leur renvoi est dû au fait qu’ils ont signalé en interne les accords commerciaux avec l’administration Trump contraires au célèbre mantra « don't be evil ». Après avoir lancé une pétition, la firme de Mountain View a accusé les salariés d’avoir violé la réglementation en matière de sécurité des données.

Google QG Moutain View

C’est en 2000 que Google adopte un mantra resté célèbre : « Don't be evil », soit littéralement « ne soit pas malveillant ». Selon le Code de conduite de la firme, cette devise consiste à « respecter la loi, agir honorablement et traiter les autres avec respect. Le Code de conduite de Google […] s’articule autour de la reconnaissance du fait que tout ce que nous faisons dans le cadre de notre travail chez Google sera, et doit être, évalué à l’une des normes les plus élevées possibles en matière d’éthique professionnelle. »

En outre, Google appelait alors ses employés à ne pas « rester silencieux » dans le cas où ils suspecteraient leur entreprise de ne pas respecter le mantra. C’est précisément ce qu’ont fait Rebecca Rivers, Sophie Waldman et Paul Duke, tous trois ingénieurs logiciels. Alors que ces derniers ont tenté de mettre fin aux activités jugées malveillantes de Google, ils n’ont récolté qu’un licenciement à la clé.

Sur le même sujet : Google conseille à ses employés qui se plaignent de racisme ou de sexisme d’aller voir le psy

Google met de côté des employés gênants

Ce lundi 29 novembre, les ex-employés ont porté plainte contre Google. « Google a licencié chacun des plaignants pour avoir adhéré à la directive “Ne soyez pas malveillant” et dénoncé les activités de Google qui, selon eux, allaient à l’encontre de cette directive », peut-on lire dans le document. L’affaire remonte à 2019. À cette époque, la firme de Mountain View signe un partenariat avec l’administration Trump, en particulier les organismes de douanes et contrôles de l’immigration.

Durant cette période, Google a donc aidé ces organisations à mettre en place leur politique drastique en matière d’immigration, qui a notamment mené à la détention de plus de 69 000 enfants. Bien que le mantra « don't be evil » a officiellement quitté le Code de conduite en 2018, Rivers, Waldman et Duke ont alors tenté de mettre fin à ces activités. Ils ont pour cela lancé une pétition en interne.

On le sait, Google n’est pas particulièrement friand des ralliements entre employés à son encontre. La firme a donc licencié sans sommation les trois ingénieux en novembre 2019, avançant que ces derniers ont « violé de manière claire et répétée les politiques de sécurité des données ». Chaque année, ce sont des dizaines d’employés qui se font renvoyer pour les mêmes raisons.

Source : Mashable


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