Google Photos prépare quatre effets qui donneront à vos photos un vrai grain de pellicule
L’éditeur d’images intégré aux smartphones Android continue de s’étoffer sans faire de bruit. Quatre effets inédits viennent d’être repérés dans le code de l’application Google Photos. Tous cherchent à reproduire les imperfections des pellicules d’autrefois.

L’édition photo sur smartphone s’est largement démocratisée. Rattraper une exposition ratée ou donner du style à un portrait ne demande plus de logiciel spécialisé, puisque les applications intégrées s’en chargent. Depuis deux ans, les rendus imparfaits de l’argentique reviennent à la mode chez les jeunes photographes, en quête de halos, de grain et de couleurs délavées. Du côté de Mountain View, l’éditeur s’enrichit par petites touches, et une fonction déjà présente sur iPhone depuis des années a rejoint l’application de Google au printemps. Côté effets vintage, rien n’avait encore bougé.
Comme souvent, les prochaines nouveautés de Google Photos se devinent dans le code. Un mode capable de masquer une zone précise sur un cliché avait déjà été repéré de cette manière, plusieurs mois avant son arrivée. La version 8.0 réserve à son tour une série d’options inédites, planquées dans l’onglet consacré aux réglages manuels. Activées de force, elles répondent déjà à l’appel dans l’éditeur, bien avant la moindre annonce officielle.
Fuites de lumière, grain, halation et bruit arriveraient dans le menu Ajuster de Google Photos
D’après l’étude menée par Android Authority, le menu Ajuster de Google Photos accueillerait quatre effets supplémentaires. Fuites de lumière, grain, halation et bruit reprennent chacun un défaut caractéristique de la photographie sur pellicule. Le premier dépose une dominante orangée sur les bords de l’image, comme lorsqu’un rayon s’infiltre dans le boîtier. Six variantes numérotées en chiffres romains seraient proposées. L’halation, elle, ajoute un halo chaud autour des zones les plus lumineuses, quand le bruit recrée les teintes granuleuses d’un cliché pris à très haute sensibilité.
Chaque effet disposerait de son propre curseur, gradué de 0 à 100, pour doser l’intensité du résultat. Seules les fuites de lumière offriraient des préréglages, les trois autres se limitant au réglage manuel. Testées en interne, les quatre options fonctionnaient déjà normalement. Leur sortie reste pourtant incertaine. La firme n’a rien officialisé, et beaucoup de fonctions repérées dans le code disparaissent avant d’atteindre le public. Si elles aboutissent, Google Photos tiendra tête aux applications spécialisées dans le rendu argentique. Aucune installation supplémentaire ne serait nécessaire.