Moins d’un Européen sur 3 vérifie ce qu’il voit en ligne, et les Français surestiment leur flair
Une étude d’Eurostat alarme : les européens sont une grande majorité à ne pas vérifier les infos qu’ils trouvent en ligne. Avec l’essor de l’IA, la qualité des arnaques grandit et la vérification en ligne devient primordiale. Comment faire ? On vous dit tout.
Moins d’un Européen sur 3. En 2025, seules 29,2 % des personnes âgées de 16 à 74 ans dans l’Union européenne ont tenté de vérifier si une information trouvée ou reçue en ligne était vraie, selon les dernières données d’Eurostat relayées par Bitdefender. Pas idéal, au moment où l’IA rend le faux de plus en plus crédible.
L’Europe vérifie de plus en plus, mais pas au même rythme
L’Irlande arrive largement en tête, avec 63,6 % d’habitants qui vérifient ce qu’ils voient en ligne. Suivent les Pays-Bas (53,1 %) et le Luxembourg (45,2 %). À l’autre bout du classement, on trouve la Roumanie (18,2 %), la Lituanie (14,9 %) et surtout la Grèce (9,8 %). Un Irlandais a donc plus de 6 fois plus de chances qu’un Grec de vérifier une info. Attention, ces chiffres mesurent une habitude déclarée, pas la capacité à repérer le faux.
Bonne nouvelle, la pratique progresse : environ 23 % des Européens vérifiaient leurs infos en 2021, 27 % en 2023, puis 29,2 % en 2025. Les jeunes montrent l’exemple, avec 41 % des 16-29 ans qui ont vérifié des contenus trouvés en ligne en 2025. Logique, ce sont eux qui passent le plus de temps sur les réseaux. En France, des études récentes pointent pourtant un autre problème.
En France, on se croit plus malin qu’on ne l’est
En mars 2026, l’Arcom a interrogé 2 000 personnes. Selon elle, 70 % des Français disent croiser une fausse information au moins une fois par semaine. L’autorité leur a ensuite soumis 10 infos ayant réellement circulé en ligne, dont 7 fausses. Seuls 23 % ont démasqué toutes les fausses. Pourtant, 60 % pensent savoir repérer une fausse info. Il faut dire que les indices habituels disparaissent.
Aujourd’hui, les fake news ne sont plus pleines de fautes d’orthographe et les fausses photos sont de plus en plus réalistes. C’est fini les 6 doigts de la main qui permettent de savoir de suite qu’une photo a été générée par IA. L’Intelligence artificielle s’est nettement améliorée et elle peut désormais créer des textes et des photos très crédibles. Les deepfakes sont en prime de plus en plus nombreux. D’après Bitdefender, ils sont 8 millions sur la toile en 2025, contre 500 000 en 2023.
Mais alors comment différencier les vraies infos et les vraies images des fausses ? Certains services existent aujourd’hui pour vous aider. Bitdefender RealCheck, par exemple, est une appli iOS et Android qui analyse l’image et le son d’une vidéo, à partir d’un lien ou d’un fichier, pour estimer son niveau de manipulation. Elle s’essaie gratuitement pendant 7 jours, puis coûte à partir de 4,99 € par mois.
Le plus sûr reste une protection complète qui veille en continu, comme Bitdefender Premium Security : protection contre les arnaques assistée par IA, filtrage des e-mails, VPN au trafic illimité et alerte en cas de fuite de données. Comptez 55 € la première année au lieu de 109,99 €, pour 5 appareils.
Les bons réflexes qui ne coûtent rien
Vous préférez faire vos vérifications vous-même ? Parmi les bons réflexes à adopter pour vérifier une info ou une image, il faut :
- Remonter à la source de l’information
- Ne pas faire confiance aux médias et comptes inconnus
- Regarder si l’info est reprise ailleurs, si seul un site en parle, c’est douteux
- Passer les images dans la recherche d’image inversée sur Google
Face aux autres arnaques, le conseil le plus important, c’est de rester calme et de ne jamais céder à l’urgence :
- Face à un message urgent ou chargé d’émotion (demande d’argent, offre trop belle), raccrochez et rappelez sur un numéro connu
- Face à un mail ou un SMS suspect, ne cliquez sur aucun lien, allez sur les sites officiels par vous-même
Attention, ce n’est pas parce qu’un SMS ou un appel possède vos informations personnelles qu’il est légitime. Selon l’étude Ipsos bva pour Cybermalveillance.gouv.fr, 45 % des Français ont été prévenus d’une fuite de données en un an, contre 30 % en 2025. Changer ses mots de passe et surveiller son compte bancaire deviennent des gestes de base. En cas de doute, Cybermalveillance.gouv.fr propose aide et conseils.
La bonne nouvelle, c’est que l’habitude de vérifier progresse en Europe. La moins bonne, c’est que le faux avance encore plus vite. Le bon réflexe n’est peut-être plus de se demander si une info a l’air vraie, mais d’aller voir avant de cliquer, de partager ou de payer et d’installer une solution de sécurité de confiance comme Bitdefender qui saura détecter les arnaques.
Cet article est une publication sponsorisée proposée par Bitdefender.
