Prendre des photos avec votre smartphone affecterait votre mémoire

Date de dernière mise à jour : le 10 avril 2016 à 13 h 31 min

Et si le fait constamment prendre des photos avec votre smartphone vous empêchait de mémoriser totalement les événements capturés en image ? Voilà un constat un peu étrange qui n’est autre que la conclusion de la dernière étude menée par l’Université de Fairfield dans le Connecticut.

Après avoir emmené plusieurs de ses étudiants en visite dans un musée, la directrice de l’étude, Linda Henkel à ensuite testé leur mémoire par le biais de différentes questions et il s’est avéré que les individus ayant pris des photos ne se rappelaient pas toujours des objets visualisés et que lorsqu’ils s’en rappelaient, la description qu’ils en donnaient était très sommaire. Un phénomène que Linda Henkel nomme d’ « effet de dépréciation lié à la prise de vue ».

Prendre un objet ou un événement en photo affecterait sa mémorisation

Interviewée par The Telegraph, voilà ce que déclare la directrice de l’étude :

Les gens utilisent tellement machinalement l’appareil photo de leur smartphone qu’ils en deviennent absent de ce qui se passe sous leurs yeux. Quand les gens s’appuient sur la technologie pour mémoriser un événement à la place de leur cerveau, cela peut alors avoir un impact négatif sur le souvenir qu’ils auront de leurs propres expériences.

Autrement dit, lorsque vous prenez des photos avec votre smartphone, vous comptez sur lui pour vous rappeler dans les détails ce que vous avez vu au point de ne plus faire travailler suffisamment votre mémoire. Un processus ici décrit comme totalement inconscient.

Paradoxalement, lorsqu’il s’agissait de prendre un détail précis de l’objet alors celui-ci était mémorisé correctement par le sujet. Ce qui peut s’expliquer par le fait que focaliser son attention sur un détail précis au moment de la prise de vue améliore automatiquement sa mémorisation puisque dans ce cas précis, c’est la mémoire visuelle qui entre ici en jeu.

Une étude ayant néanmoins ses limites puisque réalisée sur un échantillon restreint composé de seulement 28 étudiants.

Via

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  • SthaN

    « Une étude ayant néanmoins ses limites puisque réalisée sur un échantillon restreint composé de seulement 28 étudiants. »
    28 écervelés :)

    • Jean-Louis Pétrod

      Lol, c’est ce que pense aussi Cnet qui a relayé l’étude mais d’un autre côté, Linda Henkel qui a mené l’étude reste une prof de psycho renommée.

  • Jean-Baptiste Mériaux

    Je pense que sur le long terme, ça sera l’inverse, les photos seront présentes pour « ranimer » les souvenir de ceux qui les ont prises !

    • Jean-Louis Pétrod

      Mais là est justement tout le problème, la mémoire ne devrait pas avoir à être réanimée, le cerveau humain est sufissament puissant pour mémoriser tout seul ce qu’il a vu.

      • Jean-Baptiste Mériaux

        oui, mais je parle du long terme ! Dans 50 ans ! (ça c’est du long terme :P ) Est-ce que tu te souviendras quel temps il a fait le 10 Décembre 2013 ? Bah si tu prends une photo, tu le sauras x) Bon, ok, l’exemple est pourri, mais tu as compris ?

  • Grégory TRIVAL

    Pas complètement fou, mais à reproduire d’une part et à interpréter prudemment.
    En effet, ne pas encombrer la mémoire de cette manière la laisse potentiellement disponible pour d’autre détails.
    Il serait intéressant de mesurer de manière simultanée la mémorisation de l’environnement en général au moment de la prise de vue.

    • Jean-Louis Pétrod

      C’est bien pour cela que je parle de « limites ».

  • Aladin Ltaifi

    ce qui est dit est pas faux, j’admets que quand je prends beaucoup de photos dans un evenement je me rappel moins des details, ce que j’ai remarqué que quand je ne prends pas de photos je me rappel en detail de tout et je suis presque sur pour tout le monde, je parle bien quand je prends beaucoup de photos et non quelques unes dans un evenement de 2h.