Orange : les petits opérateurs se rebellent contre son monopole sur la fibre

Les petits opérateurs des télécommunications, réunis autour de l’association Alternative Telecom et inconnus du grand public, ont décidé de prendre le groupe Orange pour cible, détenteur de 60% du marché « entreprises ». Craignant un risque d’éviction, ils souhaitent mettre en oeuvre une forme de « dégroupage », via une offre de gros, qui leur permettrait d’utiliser le réseau fibre du 1er opérateur français.

Les petits concurrents s'en prennent à Orange


Leur réclamation ne date pas d’hier. Les petits opérateurs (Prixtel, Coriolis…) souhaitent bénéficier d’un meilleur accès au réseau de la fibre optique, pour atteindre les clients finaux. L’idée est de mettre en place une forme de « dégroupage ». Ainsi, les petits opérateurs disposeraient d’un branchement direct au réseau fibre appartenant à Orange. Ces petits opérateurs souhaitent s’implanter dans les grandes villes, afin de reprendre le monopole dont bénéficie Orange.

Orange présente des réticences

Ces petits opérateurs se heurtent toutefois à un problème de taille. Il tient au fait que la France a choisi un système de concurrence par les réseaux. Chaque opérateur doit investir lui-même pour construire ses propres infrastructures en matière de réseaux. Chaque opérateur est donc responsable de l’installation des réseaux ou non, argument avancé par Orange. Aucune régulation n’a été imposée à Orange. En clair : circulez ! Il n’y a rien à voir !

Pour l’association Alternative Telecom, l’argument ne tient pas. Elle avance qu’Orange se serait servi de son monopole préexistant dans le cuivre pour devenir dominant dans le secteur de la fibre. Elle estime également que, si Orange se sert de sa propre infrastructure très haut débit, celle-ci fonctionnerait en sous-régime.

L’Arcep se penche sur le sujet

L’Arcep, autorité administrative indépendante régulatrice des télécoms, vient de lancer une
consultation pour discuter des mesures à prendre. Elle envisage l’arrivée d’un 3ème acteur d’infrastructure, le petit nouveau Kosc, aux côtés de SFR et d’Orange. Alternative Télécom juge cette mesure insuffisante et persiste à demander l’ouverture de réseau fibre d’Orange pour les opérateurs alternatifs. Affaire à suivre.

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