Xiaomi accusé d’espionner les utilisateurs du RedMi Note en Chine

On peut dire qu'à l'heure actuelle, le temps est au beau fixe pour les dirigeants de Xiaomi à en croire les nouvelles les plus récentes. La présentation récente de son nouveau flagship, le Mi4, laisse d'ores et déjà penser que ce smartphone haut de gamme trouvera facilement son public sur le territoire chinois et tous les voyants économiques sont au vert.

La firme est en effet depuis peu de temps le nouveau numéro deux du marché des smartphones dans le pays, et cela en détrônant Apple au premier semestre 2014. Avec 21,4% de part de marché, les terminaux sont devenus incontournables et laissent entrevoir l'émergence d'un possible futur géant de la téléphonie mobile mondiale, grâce au succès d'appareils comme le Xiaomi RedMi Note, qui s'est tout simplement écoulé à plus de 100.000 exemplaires en seulement 34 minutes à l'occasion du Mi Fan Festival dans le pays.

Il n'empêche qu'il y a des nouvelles et des rumeurs dont même une compagnie même en pareille forme aimerait se passer. Xiaomi se retrouve ainsi au coeur de plaintes de certains utilisateurs concernant justement leur RedMi Note. En effet, selon les membres d'un forum hong-kongais, IMA Mobile, l'appareil se connecterait de lui-même périodiquement à un serveur implanté en Chine à l'insu de ses utilisateurs quant il serait branché à un réseau Wi-Fi.

Une fois connecté au serveur indiqué sur l'image ci-dessous, le RedMi Note enverrait des photos, des messages et certaines informations de l'utilisateur. Une nuisance qui continue même après désinstallation du software. La nouvelle, depuis, est fortement débattue notamment à Taiwan, certains imputant ces connexions inexpliqués à un service de cloud défectueux, d'autres estimant suspect que les connexions intempestives au serveur perdurent même après désinstallation du software.

À l'occasion de la présentation du Mi4, Xiaomi en a profité pour réagir à certaines de ces allégations, tout en réfutant les accusations d'espionnage au passage. Pour la firme, ces connexions ne servent pas à récupérer des données pour les espionner, mais surtout à récupérer des calculs de préférences de l'utilisateur pour pouvoir leur fournir des recommandations de mises à jour et d'applications plus efficaces.

Elle a rappelé également au passage que tous les terminaux étaient équipés d'une fonction de restauration et de désactivation des services de cloud, et que ces services n'étaient activés qu'avec le consentement de l'utilisateur. Une mise au point qui cadrerait pour expliquer certaines de ces connexions non désirées. Après avoir essayé d'éteindre ce début d'incendie, Xiaomi peut reprendre tranquillement sa marche en avant à la conquête de la première place du marché des smartphones en Chine détenue par Samsung.

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