Orionides : quand et comment observer la pluie d’étoiles filantes star d’octobre en 2026
Avis aux amateurs d’astronomie, le ciel d’octobre vous réserve de jolies surprises. S’y déroulera notamment le pic d’une pluie de météores connue pour ses « étoiles filantes » dont les traînées subsistent parfois quelques secondes. Date, horaire, nombre de météores par heure… Voici tout ce que vous devez savoir sur les Orionides.

La voûte céleste du 12 août 2026 a été le théâtre d’un climax astronomique : s’y est déroulée la première éclipse solaire (totale en Espagne) visible en Europe depuis 25 ans, à laquelle a succédé l’apogée des Perséides qui ne sont autres que la pluie de météores phare de l’année. Mais ne rangez pas encore vos appareils photo, vos télescopes et – surtout – vos yeux : la fin d’année nous réserve encore de jolis spectacles.
L’un d’eux se joue actuellement, mais sa représentation la plus spectaculaire n’aura lieu que la semaine prochaine. Nous évoquons ici les Orionides : la pluie de météores star d’octobre, qui donne à voir (selon sa réputation) des « étoiles filantes » rapides et brillantes aux traînées parfois pas si fugaces. Quand son pic aura-t-il lieu en 2026 ? Comment l’observer ? Réponse dans la suite de cet article.
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Les Orionides : la pluie de météores annonciatrice des cieux hivernaux
Vous l’aurez peut-être remarqué, mais nous privilégions l’expression « pluie de météores », « pluie d’étoiles filantes » étant un abus de langage. En effet, les traînées lumineuses éphémères que l’on peut contempler sont en réalité des poussières de comètes – ou d’astéroïdes – qui deviennent incandescentes lorsqu’elles rencontrent l’atmosphère terrestre.
Et on doit justement les Orionides à la comète de Halley, du nom de l’astronome qui a déterminé son orbite : Edmond Halley. Et si les Orionides s’appellent ainsi, c’est parce que leur radiant se situe dans la constellation d’Orion. Dans la Grèce antique, elle représentait le chasseur annonciateur des cieux hivernaux. Aujourd’hui, c’est sa forme évocatrice d’un nœud papillon qui permet de la repérer.

Orionides : comment observer la pluie de météores phare d’octobre
Si vous êtes l’un de nos fidèles lecteurs passionnés (ou non) d’astronomie, ces conseils vous donneront sans doute une impression de déjà-vu puisque ce sont les mêmes que ceux prodigués lors de nos précédents articles traitant des différentes pluies de météores.
Commençons par rappeler que vos yeux sont l’instrument parfait pour contempler les Orionides, mais qu’il existe néanmoins quelques recommandations pour rendre votre expérience optimale.
- D’abord : nul besoin de chercher le radiant, il vous suffit d’embrasser la voûte céleste, sans regarder trop bas vers l’horizon.
- Surtout maintenant que les températures rafraîchissent : prévoyez de quoi vous couvrir.
- Prévoyez de quoi vous installer confortablement pour éviter de vous faire mal au cou : une couverture à étendre sur le sol, une chaise longue…
- Évitez la pollution lumineuse et d’en créer vous-même : éloignez-vous des centres urbains et veillez à éteindre toute source lumineuse artificielle.
- Dans la même veine : prévoyez une vingtaine de minutes pour permettre à vos yeux de s’habituer aux conditions nocturnes.
Mais tous ces conseils ne servent qu’à condition de savoir quand contempler les Orionides. C’est donc l’heure de vous confier le moment du pic.
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Orionides : quand observer la pluie de météores phare d’octobre
On considère que les Orionides sont actives du 2 octobre au 7 novembre. Mais d’après les estimations, leur pic devrait avoir lieu cette année dans la nuit du 21 au 22 octobre.
On estime le taux horaire zénithal de leur pic (le nombre maximal de météores par heure) entre 20 et 30, ce qui représente près d’un météore toutes les trois minutes. Cependant, ce chiffre est valable uniquement dans des conditions d’observation idéales : un radiant au zénith et un ciel parfaitement sombre. Et alors que les conditions étaient particulièrement favorables pour les Perséides cette année, ce ne sera malheureusement pas le cas pour les Orionides, puisque la Lune sera illuminée à 79 %.
Tout n’est toutefois pas perdu, puisqu’il existe un créneau de ciel sombre entre le coucher de notre satellite naturel et le lever du Soleil. Pour une observation optimale, il faudra soit se coucher très tard, soit se lever très tôt puisque la fenêtre idéale se situe, d’après la Cité de l’Espace, entre 4 heures et 6 heures 41.