Après la serpillière vibrante et les deux patins rotatifs, Roborock lance un nouveau robot-aspirateur intégrant un rouleau-serpillière à l’instar du Dreame Aqua 10 Ultra Roller. L’idée est de booster la fonction lavage de l’appareil, une fonction dont l’efficacité est souvent pointée du doigt.

Test réalisé par Emmanuel Armanet
Roborock doit plus que jamais faire face à une concurrence acharnée avec de grands noms de l’électroménager classique, mais aussi, et surtout, des spécialistes des robots-aspirateurs au premier rang desquels on peut citer, sans prendre trop de risque, Dreame. La marque asiatique doit donc se réinventer régulièrement ou tout du moins ne cesser d’innover. Et le nouveau Saros 20 Flow Complete s’inscrit bien dans ce mouvement avec d’impressionnantes promesses, notamment en matière de lavage des sols et d’hygiène.

Disponibilité
Le Roborock Saros 20 Flow Complete est tout juste officiellement lancé en France et arrive donc progressivement chez les revendeurs habituels de la marque, comme Darty, Boulanger ou Amazon, mais aussi sur la boutique en ligne de la marque.

L’appareil est vendu au prix de 1 299 €, un tarif qui le positionne clairement dans le haut de gamme. Il existe en blanc ou, comme notre exemplaire, en noir. Sans surprise, la mention Complete signifie que le robot-aspirateur est fourni avec de nombreux consommables qui lui permettront de fonctionner sans avoir à commander quoi que ce soit pendant plusieurs mois. Nous trouvons ainsi une petite bouteille de détergent maison, le seul officiellement supporté, sept sacs à poussière, deux paires supplémentaires de brosses latérales, trois filtres pour le bac à poussière du robot et enfin un rouleau-serpillière. Le tout en plus, bien entendu des consommables préinstallés.
Un ensemble donc très complet, même si nous aurions apprécié avoir une bouteille de détergent un peu plus grande. Se pose la question de l’après. Le Roborock Saros 20 Flow Complete étant très récent, difficile encore de trouver des consommables adaptés. Il faudra donc patienter pour en avoir le cœur net, mais cela n’a jamais été un problème jusqu’à présent avec les générations précédentes de robots-aspirateurs Roborock.

Un design classique
De prime abord, pas de bouleversement en matière de design. Nous voilà face à un robot-aspirateur au classique format circulaire qui affiche une hauteur de seulement 89,8 mm lorsque son Lidar est rétracté. Il passe donc sous bon nombre de meubles, comme un lit ou certains canapés. Toujours sur le dessus, nous trouvons deux boutons de commande pour lancer un cycle de lavage et pour faire retourner l’appareil à sa base. Le bouton pour lancer le nettoyage de zone est donc absent.

Le capot supérieur s’enlève en un tour de main pour dévoiler le bac à poussière du robot. Il affiche une capacité de seulement 245 ml, contre par exemple, 259 ml pour le Saros 20 classique ou encore 330 ml pour le S8 Pro Ultra de la marque. Cela peut sembler peu, mais, dans les faits, cela ne nous a jamais posé de problème. En outre, s’il est plein en cours d’opération, le robot viendra le vider à la station. Un filtre est apposé à ce réservoir avec un accès facile pour un nettoyage régulier. C’est aussi sous le capot supérieur que se trouve le QR code qui permet d’appairer le robot à l’application pour smartphone.

Sur la tranche du Roborock Saros 20 Flow Complete, prend place à l’avant une caméra RVB mise à contribution pour la reconnaissance de 300 types d’obstacles différents grâce à la fonction Reactive AI et pour déterminer le type de sol rencontré. Sur les côtés, le Roborock Saros 20 Flow Complete inaugure la nouvelle technologie VertiBeam, un éclairage intelligent pour que le robot repère plus facilement les obstacles bas et rapproche son rouleau le plus près possible des plinthes. À l’arrière, on remarque une fente qui permet au Lidar de continuer à fonctionner lorsqu’il est rentré avec un champ de vision de 100° (contre 360° lorsqu’il est sorti). Il peut ainsi faciliter les déplacements du robot lorsqu’il est sous un meuble. Malin.

Lavage, Roborock fait sa révolution
En retournant le Roborock Saros 20 Flow Complete, celui-ci nous dévoile sa grande nouveauté. Il utilise pour le lavage un rouleau en microfibres de 270 mm qui peut tourner à 240 tr/min en appliquant une force de 15 N sur le sol. Ce rouleau peut se décaler latéralement de 44 mm pour laver au plus près des plinthes.

Avec la technologie SpiraFlow 2.0, 16 buses arrosent la microfibre avec de l’eau tiède mélangée à une juste dose de détergent, issue du réservoir de 67 ml que le robot a rempli à sa station avant de partir. Humidifié sur toute sa surface, le rouleau gagne en efficacité de lavage. Une raclette essore le rouleau en permanence et l’eau sale ainsi que les détritus seront ensuite envoyés dans un réservoir dédié. Celui-ci, situé à l’arrière, est amovible pour être nettoyé manuellement. Il est cependant vidé et rincé lorsque le robot est à sa station. Évidemment, le rouleau-serpillière se relève pour ne pas souiller un tapis jusqu’à 15 mm environ. De plus, la technologie Automatic Roller Shield empêche la moindre goutte d’eau de venir souiller un tapis.
36 000 Pa et zéro nœud
Passons à l’aspiration. Le Roborock Saros 20 Flow Complete s’appuie sur un moteur développant une puissance d’aspiration de 36 000 Pa. Une puissance confortable donc, puisque seuls les Dreame très haut de gamme dépassent aujourd’hui les 40 000 Pa. L’aspiration opère au travers d’une brosse principale DuoDivide. Il s’agit en réalité de deux brosses mêlant des spirales en silicone et des poils en nylon. On trouve aussi deux brosses latérales, tournant de manière antagoniste, qui vont venir rabattre les poussières vers le centre de la brosse principale pour y être aspirées. Roborock mise beaucoup sur les capacités anti-emmêlement de ce dispositif. La marque annonce « 0 % enchevêtrement et 100 % des cheveux ramassés. » !

Le Roborock Saros 20 Flow Complete dispose du système AdaptLift Traverse 3.0 : ses roues motrices se soulèvent pour franchir d’une traite un seuil de 5 cm. Plus fort encore, il peut franchir 8,8 cm, mais en deux étapes si deux seuils se présentent devant lui. Il faudra cependant pour cela qu’une distance de 20 cm sépare les deux seuils.
Tout ce petit monde peut compter sur une batterie de 6 400 mAh, une capacité plutôt élevée, mais il faut dire que beaucoup de choses se passent directement dans le robot, on pense bien entendu surtout au rinçage du rouleau-serpillière. L’ensemble est bien fini avec des plastiques, certes, mais qui présentent bien.

Une station complète et compacte
La station semble plutôt compacte : elle mesure 381 x 454 x 451 mm contre, par exemple, 420 x 440 x 505 mm pour celle d’un Dreame Aqua 10 Ultra Roller. Pour cela, les ingénieurs de Roborock ont fait preuve d’ingéniosité. En effet, le sac à poussière est placé sous les réservoirs d’eau, des réservoirs qu’il faut donc enlever pour y accéder. Exit donc le couvercle dédié. Le sac de 2,5 l environ est jetable, débat éternel sur le fait d’avoir à le jeter lorsqu’il est plein par rapport à une solution sans sac, comme chez Shark. À ses côtés prend place le petit réservoir pour le détergent. Le réservoir d’eau propre affiche une capacité de 4 l contre 3 l pour celui d’eau sale.

Roborock annonce que cette station pourrait assurer un fonctionnement de 65 jours sans vidage manuel, c’est-à-dire sans changer le sac à poussière, mais une gestion manuelle de l’eau sera forcément nécessaire beaucoup plus souvent.

Si le rouleau, comme nous l’avons vu, est rincé durant le fonctionnement du robot-aspirateur, il n’échappera pas à un grand nettoyage une fois sur la station. Le rouleau est en effet lavé avec de l’eau qui peut atteindre une température maximale de 100° ! De quoi a priori venir à bout des bactéries les plus résistantes. Le processus a été repensé afin que le socle de la station ne se salisse pas rapidement. L’eau à 100° est projetée sur le rouleau qui tourne sur lui-même. Celui-ci est ensuite essoré par la raclette du robot et l’eau souillée récupérée dans le réservoir du robot, puis dans le réservoir d’eau sale de la station. Ainsi, le bac de lavage demeurerait quasiment sec et propre. Ensuite, pour éviter notamment l’arrivée de mauvaises odeurs liées à une humidité persistante, vient la phase de séchage. Et là aussi la promesse impressionne avec l’utilisation d’air chauffé à 63°.

Une mise en route sans accroc
Comme toujours, la première étape consiste à trouver l’emplacement de la station. Plutôt compacte, celle-ci trouvera sans doute très facilement place dans votre intérieur. Nous en profitons pour vider la petite bouteille de détergent dans le réservoir idoine, vérifier si le sac est bien en place et enfin remplir le réservoir d’eau propre.

Ensuite vient le grand moment : l’allumage du robot-aspirateur avec en premier lieu sa connexion avec l’application smartphone Roborock. Il suffit de cliquer sur le bouton « + » en haut à droite et de lire le QR code collé sous le capot supérieur de l’appareil. Il convient ensuite de télécharger le package de langue, pour que le robot et l’app parlent dans la langue de Molière, et d’appliquer deux mises à jour, une première pour l’appareil proprement dit et une seconde pour sa station d’accueil.
Roborock développe depuis quelques années maintenant son assistant vocal, Rocky, qui comprend quelques ordres directs, comme « Nettoie le salon », « Sèche la serpillière » ou encore « Baisse le volume ». Pour l’appeler, il faut énoncer « Hello Rocky », comme on le ferait avec un iPhone avec le célèbre « Dis Siri ». En quelques minutes, le Roborock Saros 20 Flow Complete est prêt à l’action. L’application et le processus d’installation sont bien rodés, bien traduits… En clair, l’opération se déroule sans accroc.

Lors de son premier lancement, le robot va établir une cartographie initiale. Il navigue alors dans toute la pièce pour en déterminer les contours précis, mais aussi ses particularités : présence de tapis ou de meubles, obstacles divers… Il tente ensuite de nommer automatiquement cette pièce, et, dans notre cas, cela a fonctionné : il s’agit de notre cuisine, mais cela n’est pas toujours aussi efficace. Pas de panique, l’application vous invite ensuite à personnaliser cette première carte. Vous pourrez y placer manuellement des obstacles, des zones interdites, renommer ladite carte…

Premier passage : sol impeccable, mais attention à vos lacets
Ensuite nous lançons notre premier nettoyage en utilisant le mode SmartPlan avec un sol moyennement sale (pas de taches, mais simplement de la poussière, des poils d’animaux domestiques, des miettes…). Il s’agit d’un mode automatique. Le Roborock Saros 20 Flow Complete adapte sa stratégie et sa puissance d’aspiration, le débit d’eau du lavage ou encore son parcours. Pour cela, il s’appuie sur le type de pièce ou de sol, du travertin en ce qui nous concerne, mais aussi sur un apprentissage ou la détection de zones plus sales. Comme souvent, la navigation est efficace, mais le Roborock Saros 20 Flow Complete a eu du mal face aux obstacles les plus petits, comme une pièce de Lego ou un câble USB traînant au sol. Le robot a pu éviter une chaussure, mais pas ses lacets. Il nous a alors appelés au secours, nous évitant ainsi de longs moments de démêlage.

On note que le robot est allé laver sa serpillière en cours de route, il le fait par défaut toutes les 20 minutes d’utilisation. Il a bien poussé sa puissance d’aspiration sur deux tapis ras présents dans la pièce devant les portes donnant sur des espaces extérieurs. Le résultat ? Force est de constater que le sol est impeccable. L’efficacité du lavage fait effectivement un bond par rapport aux précédentes générations. La gestion de l’eau est excellente, puisque non seulement notre sol est très propre, mais, en plus, il n’est pas détrempé comme avec certains appareils concurrents. Les tapis sont aussi débarrassés des poils et des peluches, preuve d’une puissance d’aspiration élevée, mais aussi d’un système de brosses abouti.

Pleinement satisfaits, nous décidons tout de même de basculer en mode manuel. Les possibilités de personnalisation sont très nombreuses. Nous trouvons tout d’abord quatre niveaux de puissance d’aspiration et pas moins de 30 paliers de volume d’eau pour le lavage. Le Roborock Saros 20 Flow Complete peut nettoyer deux fois, adopter un parcours rapide, standard ou approfondi… Le robot peut aussi aspirer, puis laver, aspirer et laver par la même passe ou simplement aspirer une pièce. Chaque paramétrage de votre choix peut s’appliquer à une des quatre pièces ou cartes que le robot peut gérer. Vous trouverez par ailleurs des réglages liés aux moquettes. Le Saros peut éviter les tapis, les traverser sans rien faire dessus ou les aspirer, voire les aspirer, et les laver comme nous le faisons sur nos paillassons. Une programmation est possible pour, par exemple, faire travailler le robot en votre absence…

L’épreuve des taches
Nous décidons ensuite de le confronter à des taches plus « sérieuses », comme du soda renversé ou du ketchup qui a eu une heure pour sécher. Si, avec les réglages par défaut, des traces subsistent, en poussant le niveau d’eau du lavage, le résultat est quasiment parfait. Évidemment, la consommation d’eau augmente drastiquement et le sol est bien mouillé, mais on n’a rien sans rien. Seul petit bémol, les joints légèrement creusés ne sont pas traités.
Le Roborock Saros 20 Flow Complete demeure plutôt discret avec bien entendu une forte différence entre son mode silencieux et son mode mettant en œuvre toute la puissance d’aspiration potentielle.

Un plateau qui reste sec et propre
La station bénéficie elle aussi de nombreuses possibilités de personnalisation. Comme toujours nous laissons dans un premier temps tous les réglages par défaut. L’intensité du lavage du rouleau est intelligente, puisqu’il est possible de mesurer son niveau de saleté automatiquement. Le rouleau ressort bien propre et sec, mais le plus surprenant demeure l’état du plateau de la station. Alors que c’est toujours très rapidement une surface sale et parfois malodorante, elle reste ici étonnamment propre et sèche.

L’utilisateur plus pointilleux peut programmer la charge, mais aussi le séchage pour bénéficier des heures creuses, mais aussi ajuster la durée du séchage avec des modes Eco et Approfondi qui viennent en plus du mode Équilibré activé par défaut. Ce mode correspond à environ 3 h 30 de séchage. Notons au passage que le réservoir d’eau sale nous a semblé plus facile à nettoyer. Les odeurs sont moins présentes et surtout, elles sont piégées lorsque le bac est fermé, car un joint torique est présent sur le couvercle. Pour en finir avec l’entretien, le réservoir d’eau sale du robot doit aussi être rincé, mais pas de panique, une fois de temps en temps suffit, sachant en prime que l’opération est hyper simple. Petite déception en revanche pour le filtre HEPA, qui peut recevoir du liquide si le Roborock Saros 20 Flow Complete a dû affronter une grande quantité de soda, par exemple. Cela nuit à son efficacité et cela peut être source d’odeur.

Autonomie
En mode automatique, une surface de 27 m² a été traitée en 28 minutes et en utilisant 18 % de batterie. En faisant une règle de trois et en prenant en compte les 15 % de batterie que le robot conserve pour garantir son retour à la station, cela augure d’une surface traitable de 150 m² environ contre 200 m² annoncés par la marque. Attention cependant, le Roborock Saros 20 Flow Complete ne peut traiter d’une traite une telle surface, car il devra revenir à sa station trois fois selon nos estimations pour remplir son réservoir d’eau. En résumé, le robot-aspirateur affiche une autonomie largement suffisante au quotidien.

La recharge réclame quant à elle un peu plus de trois heures. Un temps correct sans plus. La puissance soutirée pour la seule charge ne dépasse pas la trentaine de watts contre plus de 1 000 W pour le nettoyage du rouleau avec la chauffe de l’eau et le séchage du rouleau.
-
Darty1 253,67€
-
Fnac1 294,91€
-
Cdiscount1 298,01€
-
Boulanger1 299€
-
ManoMano FR1 333,64€
-
Pc Componentes FR1 475,13€