Un an jour pour jour après les ROG Xbox Ally et ROG Xbox Ally X, Asus revient sur le segment des consoles portables sous Windows avec la version X20. Si l’infrastructure interne ne change que très peu, cette nouvelle mouture adopte un nouveau design et surtout un nouvel écran OLED avec filtre antireflet. Un ajout indispensable pour une console portable. Mais quelles sont les conséquences sur la batterie et le prix ? Réponse dans notre test.
Le marché des consoles portables sous Windows continue de faire son petit bonhomme de chemin en 2026. Et ce malgré des conditions de marché peu évidentes. D’abord, la Switch 2 continue de convaincre le grand public, reléguant les consoles sous Windows à un segment de gamers PC qui souhaitent emporter leur bibliothèque partout avec eux. Ensuite, le prix des composants, et notamment de la mémoire, impacte durement des configurations qui ne peuvent se permettre de jouer les « petits bras ».
Lire aussi – Test PS5 Pro : mais à qui s’adresse réellement la console de Sony ?
Pour 2026, deux machines ont réussi à cristalliser l’attention. La Claw 8 EX AI+ de MSI que nous avons pris en main au Computex. Et la ROG Xbox Ally X20 d’Asus, également présentée à Cologne et entièrement dévoilée cette semaine. Cette nouvelle console portable, qui célèbre les 20 ans de la marque Xbox, n’est pas qu’un refresh de la ROG Xbox Ally X que nous avons testée en 2025. Elle apporte en effet quelques changements au niveau technique, ergonomique et esthétique. Lesquelles ? Quel est l’impact sur l’usage ? Et surtout quel effet ces changements ont-ils sur le coût de la console ? Ce test répond à toutes ces questions.
Prix et date de disponibilité
Le prix public conseillé de la ROG Xbox Ally X20 s’élève à 1400 euros. Cela correspond à une augmentation tarifaire de 500 euros par rapport à la ROG Xbox Ally X, pour une configuration (processeur, RAM et mémoire) identique. La différence s’explique par l’augmentation des prix des composants, mais également l’intégration de l’écran OLED, pierre angulaire de cette nouvelle console.
La principale concurrente de la ROG Xbox Ally X20 est la MSI Claw 8 EX AI+. C’est le retour de la rivalité entre AMD et Intel. La ROG Xbox Ally X20 est également concurrencée par d’autres consoles portables. D’abord celles qui sont sorties en 2025, comme la ROG Xbox Ally X, vendue aujourd’hui à 1000 euros (soit 100 euros plus chers qu’il y a un an). Ensuite, les consoles sous un autre système d’exploitation : la Switch 2 de Nintendo et le Steam Deck OLED de Valve, dont la version 1 To est vendue 919 euros.
La ROG Xbox Ally X20 est livrée avec un support pour poser la console sur une table et toujours sans chargeur. Sachez qu’il existe un pack complet incluant la console et des lunettes de réalité augmentée produites par XReal. Produites dans le cadre des 20 ans de la marque Xbox, ces dernières servent essentiellement à déporter l’affichage et le son. L’ensemble est prohibitif : 2500 euros. Rendez-vous dans la partie « écran » de ce test pour en savoir plus sur ces lunettes.
Fiche technique
Retrouvez ci-dessous la fiche technique de la console portable d’Asus avec un comparatif avec la ROG Xbox Ally X sortie en 2025.
| Asus ROG Xbox Ally X | Asus ROG Xbox Ally X20 | |
|---|---|---|
| Écran | IPS LCD, 7 pouces 1920 × 1080 px, 120 Hz, 500 nits (SDR) | OLED, 7,4 pouces 1920 × 1080 px, 120 Hz, 600 nits (SDR) |
| Processeur | AMD Ryzen AI Z2 Extreme Processor | AMD Ryzen AI Z2 Extreme Processor |
| Mémoire interne | 1TB M.2 2280 SSD | 1 TB M.2 2280 SSD |
| Quantité de mémoire vive | 24GB LPDDR5X-8000 | 24 GB LPDDR5X-8000 |
| Architecture graphique | RDNA 3.5 | RDNA 3.5 |
| Système d'exploitation | Windows 11 avec surcouche Xbox | Windows 11 avec surcouche Xbox |
| Batterie | 80 Wh | 80 Wh |
| Dimensions | 290.8 x 121.5 x 50.7 mm | 300 x 121 x 51,3 mm |
| Poids | 715 grammes | 756 grammes |
Design et contrôle
Faisons tout d’abord le tour de la console. Globalement, la ROG Xbox Ally X20 reprend l’ergonomie de la ROG Xbox Ally X que nous avons testée en 2025. Un grand écran central flanqué de deux haut-parleurs frontaux. À gauche, un stick analogique, une croix directionnelle, le bouton Xbox, le bouton Armoury Crate et une touche Menu. À droite, un autre bouton menu, la touche pour les captures d’écran, un stick analogique, quatre boutons ABXY. Remarquez les deux microphones à côté des deux coins supérieurs de l’écran.
Sur la tranche supérieure, nous retrouvons les ouvertures pour les deux ventilateurs, deux ports USB-C (un USB 3.2 Gen 2 et un USB 4, tous deux compatibles DisplayPort 2.1 et PowerDelivery 3.0), les contrôles du volume, un port microSD Express, un port jack 3,5 mm et le bouton de mise en marche, lequel cache un lecteur d’empreinte digitale. À cela s’ajoute une connexion WiFi 6e.
Sur les côtés, la console se prend avec deux poignées qui rappellent celles de la manette Xbox Elite, avec une coque en caoutchouc texturé à l’arrière pour prévenir les dérapages et les glissades. Enfin, à l’arrière, hormis les entrées d’air, vous retrouvez les deux boutons programmables déjà rencontrés l’année dernière.
Asus a tout de même procédé à quelques changements esthétiques et ergonomiques. D’abord, l’écran est légèrement plus grand (nous y reviendrons), ce qui a pour conséquence d’augmenter la taille de la console d’un centimètre en largeur. La hauteur et l’épaisseur ne changent pas. Ensuite, les deux sticks analogiques ne fonctionnent plus avec un potentiomètre. Ils utilisent la technologie TMR, garantie sans drift. C’est rassurant.
Toujours sur les contrôles, la croix directionnelle est « transformable » : on la soulève légèrement, on la fait pivoter et elle change de fonctionnement, passant d’une croix à 4 directions (pour les jeux rétro) à une croix à 8 directions (pour les jeux de combat, notamment). La X20 gagne aussi des gâchettes à impulsion avec une course plus profonde. Idéal pour les FPS.
Troisième changement, la coque est très transparente, laissant entrevoir les éléments à l’intérieur. Attention à ne pas les confondre avec le joli marquage qui rappelle un circuit imprimé. Autre changement de la coque, Asus a intégré des éléments visuels dorés : les LED en façade autour des sticks analogiques, quatre boutons en façade, un liseré et un sticker à l’arrière. Ce dernier rappelle l’anniversaire célébré avec cette édition.
Écran (et lunettes de réalité augmentée)
Évoquons maintenant l’élément le plus important de cette nouvelle console : l’écran. Il y a plusieurs éléments importants à noter ici. D’abord, la nature de l’écran : nous passons d’un écran LCD à un écran OLED. Cela veut dire plus de contrôle sur les couleurs, plus de contraste et moins de consommation d’énergie à taille constante. Nous sommes ici sur une évolution similaire à celle de la Switch OLED ou du Steam Deck OLED.
La taille de l’écran augmente, passant de 7 pouces à 7,4 pouces. Cela parait être anecdotique, mais ce n’est pas le cas : on voit la différence. Les bordures autour de l’affichage ne sont pas si épaisses, mais elles ne sont pas aussi fines qu’avec les dalles OLED des smartphones. Le ratio ne change pas : 16/9e. Et la définition ne change pas non plus : il s’agit d’un très classique Full HD. Puisque l’écran grandit, mais que la définition reste identique, la résolution baisse légèrement, passant de 315 pixels par pouce à 298 pixels par pouce.
Même si nous passons en dessous de la résolution perceptible par l’œil humain (autour de 320 pixels par pouce), nous ne sommes pas vraiment déçus de ce choix. Augmenter la définition aurait réduit l’autonomie et baissé les performances dans certains jeux, sans pour autant avoir un impact au quotidien. C’est donc un choix très juste. De même, le taux de rafraichissement maximal reste à 120 Hz, mais le passer à 144 Hz ou 165 Hz n’aurait rien apporté, sauf une consommation d’énergie potentielle plus importante. En revanche, la console est compatible VRR et, sans surprise, AMD Freesync Premium Pro.
L’un des changements apportés par Asus à l’écran est l’augmentation de la luminosité. Elle passe en théorie à 600 nits avec du contenu SDR (contre 500 nits précédemment) et 1400 nits avec un contenu HDR. Avec notre sonde, nous avons mesuré une luminosité manuelle maximale de 632 nits avec un contenu SDR. C’est très bien. En outre, le blooming est absent et le ghosting est très limité. Les saccades sur les travelings et les mouvements brusques ne sont pas gênants. Le gamma moyen est à 2,2. Les nuances de gris sont parfaitement gérées, qu’elles soient sombres ou claires.
Même si la largeur de la couverture DCI-P3 ne change pas, la colorimétrie est plus précise que précédemment, grâce à l’utilisation d’une dalle OLED. Avec le seul profil par défaut, nous mesurons un delta E moyen de 2,1 et une température moyenne des couleurs à 6324. Ce sont de bons chiffres. Les couleurs affichées sont bien séparées les unes des autres, sans bavure. Notez que l’écran est certifié Pantone et que la console supporte le Dolby Vision pour les films, les séries et quelques rares jeux.
Ajoutez à cela un changement de verre de protection : nous passons à du Gorilla Glass Victus de Corning, matériau que nous connaissons bien en téléphonie. Il résiste bien aux rayures et aux chocs. En outre, le verre a reçu un traitement antireflet qui compense en partie une luminosité bonne, mais moins élevé qu’avec un écran LCD. Grâce à ce traitement, la réflectance est abaissée (mais pas éliminée pour autant), permettant une utilisation en extérieur ou dans un environnement éclairé.
Pour les besoins de ce test, notre unité était accompagnée d’une paire de lunettes « ROG XReal X1 ». Rebranding des XReal One, ces lunettes déportent l’affichage de la console sur deux écrans micro-LED, donnant l’illusion de regarder un écran géant qui peut être fixe dans l’espace ou vous suivre quand vous tournez la tête. L’effet est très immersif et réglable en fonction de vos gouts (plus ou moins loin, plus ou moins grand).
Il y a deux petits défauts à ce produit. D’abord, il est obligatoirement branché en USB-C à la source ou à un boitier externe (livré avec) qui sert de relais. Ensuite, les branches sont plus serrées qu’avec des lunettes standard, certainement pour assurer le maintien. Mais ce n’est pas agréable sur de longues périodes. Notez aussi que la console et une paire de lunettes Xreal One (sans le covering des 20 ans) valent moins cher que le pack proposé par Asus.
Performances et batterie
Parlons performances. Sous le capot, nous retrouvons la même plate-forme que celle de la ROG Xbox Ally X (ou la ROG Ally X). Il s’agit donc d’un Ryzen AI Z2 Extreme d’AMD, cadencé à 2 GHz (avec une possibilité de monter à 5 GHz). Le processeur est accompagné de 24 Go RAM et est toujours associé à une GPU intégré AMD Radeon 890M doté de 8 Go de GDDR et d’un NPU XDNA capable de traiter jusqu’à 50 TOPS. Il y a trois modes d’utilisation : économique, performance et turbo.
Les performances de cette plate-forme sont bonnes. Mais elles n’ont pas vraiment évolué en un an. Quelques optimisations ont été trouvées, avec Windows, avec les pilotes de la plate-forme, voire même avec l’interface Xbox. Mais les différences sont minimes, comme vous pouvez le voir sur les captures d’écran ci-contre. La console est prompte à activer ses ventilateurs (voire même à les faire tourner plus vite), ce qui provoque du bruit, sans que cela soit trop gênant (même en mode Turbo). La température monte au-dessus des 50°C à la sortie des aérations et elle atteint les 40°C sur l’écran. La coque, elle, reste à température ambiante (ou à celle de vos mains).
Nous retrouvons les mêmes petits défauts : les saccades dans certains jeux ; les performances techniques en dessous des plates-formes concurrentes ; les temps de chargement un peu plus long que sur d’autres consoles ; les temps de démarrage de la console rallongés par la double interface (Windows + Xbox). Pour bâtir cette comparaison, nous avons testé différents jeux sur Switch 2 et ROG Xbox Ally X20.

Notez cependant que cette ROG Xbox Ally X20 offre globalement une bonne expérience de jeu. Une fois les bons réglages trouvés, offrant le bon équilibre entre graphismes et performances, cela se passe plutôt bien. Oui, il y a des ralentissements. Mais les plus gênants sont très rares. Notez aussi que le Microsoft Store indique les jeux qui sont incompatibles avec les consoles portables type ROG Ally. Ça évite les déconvenues.
La consommation d’énergie est très variable, comme avec la ROG Xbox Ally X. Le processeur consomme entre 11 watts et 31 watts (entre le mode éco et le mode turbo). À cela s’ajoutent tous les composants : écran, RAM, SSD, ventilateur, LED, etc. Autant d’éléments qui montent la consommation et réduisent l’autonomie. Le processeur n’est pas si gourmand et dévoile de vraies belles qualités en mode « performance », avec un TDP affiché de 17 watts environ. Et c’est très bien.
La capacité de la batterie de la ROG Xbox Ally X20 est identique à celle de la ROG Xbox Ally X. Nous retrouvons donc une batterie de 80 Wh, capacité répartie sur quatre cellules en série. Cette capacité est plutôt élevée, même sur le segment des consoles : c’est simple, il n’y a pas plus haut. Mais cette capacité ne permet pas d’apporter une grande autonomie à la console. Selon les jeux, elle varie entre 2 heures et 5 heures. Avec un jeu en 2D moderne, vous pouvez tabler sur une autonomie de 4 heures.
Comme les ordinateurs (Mac ou PC), la ROG Xbox Ally X20 va se positionner en veille prolongée dès que la charge de la batterie passe en dessous des 5 %. Cette veille va mettre le jeu en pause, si vous étiez en pleine partie. Partie que vous pouvez ensuite reprendre après avoir branché et redémarré la console.
Côté recharge, Asus améliore légèrement sa console. Elle est dotée d’une charge un peu plus rapide, passant de 65 watts à 68 watts. Ce gain ne va pas avoir un impact considérable. Mais compte tenu de l’autonomie restreinte, nous ne crachons sur aucune optimisation, aussi petite soit-elle. Comme l’année dernière, Asus ne fournit pas de chargeur : à vous d’en trouver. Rappelons que la console est compatible Power Delivery 3.0 sur ses deux ports USB-C.
Nous avons utilisé différents chargeurs USB-C, dont la puissance varie de 60 watts à 80 watts. Et le résultat est globalement le même : une charge complète en une heure et demie (environ 10 % de batterie en 10 minutes). Pour soigner la batterie, vous retrouvez quelques options dans Windows 11, notamment le contournement de charge pour jouer de longue partie sans se soucier de la panne sèche.
Audio
Passons à l’expérience audio. La console est équipée de deux haut-parleurs en façade, positionnés de chaque côté de l’écran. Leur position est bonne, car les mains de l’utilisateur ne gênent jamais la diffusion du son et ils projettent le son en direction de l’utilisateur. C’est idéal. L’expérience sonore qu’ils offrent est très correcte, avec une grande puissance (25 % de la jauge sont déjà largement suffisants) et un très bon équilibre.
En revanche, la signature sonore parait un peu plate. Les aigus et les médiums sont bien présents. Les premiers sont bien audibles jusqu’à 14 kHz, puis perdent fortement en puissance et en présence en passant au-dessus. Les basses en revanche sont très discrètes. Elles sont parfaitement audibles jusqu’à 100 Hz et perdent en puissance entre 60 Hz et 100 Hz. Sous la barre des 60 Hz, ce n’est que du bruit. Le résultat manque un peu de chaleur et de rondeur.
Si les haut-parleurs ne vous suffisent pas, sachez que la console a d’autres atouts dans sa manche. D’abord, elle dispose d’un port jack 3,5 mm pour brancher un casque filaire. C’est idéal pour une immersion totale dans la musique d’un jeu (comme Clair Obscur par exemple) et une réduction drastique de la latence. Si aucun de vos accessoires audio est filaire, il est possible de passer par une connexion sans fil. La ROG Xbox Ally X20 est compatible Bluetooth 5.4. Vous aurez toujours une latence plus élevée avec des écouteurs TWS (et même avec un casque Bluetooth).
La console prend en charge le format Dolby Audio, en complément du Dolby Vision. En Bluetooth, vous disposez des codecs standard AAC et SBC. Grâce aux Bluetooth 5.4, la console est compatible LE Audio, incluant le codec LC3 qui améliore considérablement la latence de certains casques et écouteurs.
Interface
Comme la ROG Xbox Ally X, cette console fonctionne sur Windows 11 sur laquelle Microsoft et Asus ont ajouté une surcouche « Xbox » qui offre la possibilité d’utiliser la console à la manette, sans recourir obligatoirement au clavier virtuel. Il est largement possible de ne jamais avoir besoin d’entrer dans l’interface Windows (hormis pour les inévitables mises à jour du système d’exploitation) : grâce à l’interface Xbox, l’installation et le lancement des jeux (ou des applications non ludiques) sont pratiques. Il est toujours très désagréable de constater qu’il est nécessaire d’être connecté à Internet pour lancer un jeu une première fois.
En se contentant de cette interface et de cette navigation, la ROG Xbox Ally X20 devient une vraie Xbox portable, assez bien optimisée pour un usage à la manette. En utilisant les différents boutons sur les côtés de l’écran, l’utilisateur peut entrer dans les différents menus de réglage, notamment Armoury Crate (qui dispose, lui aussi, d’un outil de mise à jour). Ces menus créés par Asus sont eux aussi bien optimisés pour les manettes. Seulement voilà, la ROG Xbox Ally X20 ne se contente pas d’être une Xbox portable.
D’abord, Steam est installé par défaut dessus. Et son icône est directement accessible depuis les menus. Il est donc très facile d’ouvrir la boutique vidéoludique. Or, cette interface n’est pas compatible avec la manette. Heureusement, les versions des jeux qui sont disponibles dessus prennent en charge les contrôleurs Xbox (et donc les boutons de la console). Mais ce n’est pas systématique.
Ensuite, il y a Windows 11. Le système d’exploitation n’est pas « du tout » compatible avec les boutons et les sticks de la console. Il faut donc se contenter de l’écran tactile pour naviguer dans les menus, ouvrir et fermer les fenêtres, saisir du texte avec le clavier virtuel. Ce n’est évidemment pas le plus simple. Mention spéciale pour le déplacement de fichiers dans l’explorateur depuis un dossier vers un autre : une épreuve de patience absolue, parce que le clic droit n’est pas évident à activer et parce que la sélection de plusieurs fichiers n’est pas aisée. Le chemin sera encore long avant que Windows devienne une interface tactile facile à utiliser.

L’intérêt de Windows 11 ici est de pouvoir installer tous les logiciels dont vous pourriez avoir besoin. Les meilleurs émulateurs par exemple ne sont pas disponibles dans le Microsoft Store ou Steam. Ils sont téléchargeables directement depuis leur site officiel. Et ce n’est là qu’un exemple. L’inconvénient de Windows 11, hormis la navigation difficile sur cette console, est l’ajout d’une « couche » supplémentaire de réglages qui complexifie l’utilisation de la console. Si vous êtes déjà un joueur PC, vous ne serez pas perdu. Si vous venez d’une console plus classique, voire même un Steam Deck, une période d’adaptation sera nécessaire.
Alors, on achète ?
La ROG Xbox Ally X20 est une bonne console sous Windows. En comparaison de la concurrence directe (Légion, Claw, Ayaneo, etc.), la ROG Xbox Ally X20 est certainement la plus complète et la plus intéressante. Elle est puissante. Elle profite de l’une des meilleures autonomies. Son écran est excellent. L’ergonomie est optimale. Les contrôles ont encore été améliorés. Difficile de faire mieux. Et nous avons vraiment aimé jouer sur cette console.
Mais, il y a un « mais ». La console doit aussi composer avec la concurrence. Laquelle ? La Nintendo Switch 2, dont la ludothèque s’inspire de plus en plus de l’offre sur PC. Le Steam Deck OLED, certainement la meilleure façon pour les joueurs sur console type Switch ou PS5 de faire un pas dans le gaming PC. Et la ROG Xbox Ally X que nous avons testée l’année dernière. Ces trois propositions sont moins chères. Beaucoup moins chères.
Nous comprenons que l’inflation est passée par là. Mais, même la ROG Xbox Ally X de 2025, qui a vu son prix augmenter ces derniers mois, est plus économique de plusieurs centaines d’euros. Bien sûr, l’écran OLED, les nouveaux sticks analogiques et le design sont des arguments importants. Mais pas suffisant pour justifier l’écart.
-
Fnac1 399,99€
-
Amazon1 399,99€
























