Vos photos partagées en disent plus que vous ne croyez, ce nouveau message va vous ouvrir les yeux
Les photographies prises au téléphone mobile renferment toutes des métadonnées, notamment la position géographique de l’endroit photographié. Android compte désormais demander si ces renseignements peuvent être transmis avec les images envoyées vers une application. La décision sera conservée et pourra ensuite être changée à volonté.

Capturer une photographie avec son mobile produit autre chose que l’image elle-même. Le fichier stocke également diverses données invisibles, parmi lesquelles la date, la référence du terminal et, dans de nombreux cas, la position GPS. Dans Google Photos, ces métadonnées de géolocalisation permettent déjà de rechercher les clichés selon l’endroit. Elles deviennent plus problématiques lorsque l’image sort du smartphone pour arriver sur un service aux pratiques difficiles à connaître. Rares sont les utilisateurs à s’en préoccuper.
Google étoffe depuis quelques mois les protections de confidentialité intégrées à Android. Android 16 dispose par exemple d’un journal chiffré capable d’enregistrer les comportements suspects détectés sur les terminaux. Une protection comparable existe dans le sélecteur d’images. Cette fenêtre s’ouvre lorsqu’une application sollicite des images et retire automatiquement leurs données EXIF avant l’envoi. La confidentialité est donc préservée par défaut. Or certains services utilisent légitimement ces renseignements pour assurer leur fonctionnement, sans intention intrusive. Les développeurs signalent régulièrement cette contrainte.
Android va demander si la localisation doit accompagner les photos envoyées à une application
Mishaal Rahman, chargé de l’engagement communautaire Android chez Google, a présenté cette nouveauté dans une publication adressée aux développeurs. Cet outil reçoit une nouvelle interface de programmation. Lorsqu’il choisit des images, l’utilisateur est interrogé sur la transmission des informations de localisation. Il peut répondre de deux façons, sans option présélectionnée. Un refus entraîne leur suppression, comme actuellement. En cas d’accord, les clichés conservent au contraire leurs métadonnées complètes.
Cette préférence est ensuite enregistrée application par application, ce qui évite de reposer la question au prochain envoi. Un bouton d’information installé en bas à droite du sélecteur permet néanmoins de modifier la décision ou d’accorder de nouveau l’accès. La fonction accompagne la mise à jour mainline d’août 2026, son déploiement demeure donc restreint pour le moment. Seules les applications ayant intégré cette possibilité l’afficheront. Google n’a donné aucune date pour son extension générale. Dès juin, l’entreprise avait déjà été aperçue en train de préparer ce réglage plus précis dans Android.