Vie privée : le fondateur de Wikileaks qualifie Google de « NSA privatisée »

Maj. le 10 avril 2016 à 18 h 57 min

Julian Assange, le fondateur du fameux site Wikileaks, a qualifié Google de NSA privatisée lors d’une conférence à l’occasion de la sortie d’un livre retranscrivant sa rencontre avec Eric Schmidt, l’ancien PDG de Google.

wikileaks assange google

Alors qu’Eric Schmidt, le président exécutif de Google fait la promotion de son livre, avançant les avantages de la guerre entre Apple et Google, Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, fait la sienne concernant son livre « When Google Met Wikileaks » (Quand Google rencontre Wikileaks).

Lors de l’événement en vidéoconférence depuis l’ambassade Équatorienne de Londres, où Assange a demandé l’asile il y a deux ans, le fondateur de Wikileaks a qualifié Google de « NSA privatisée ». La référence directe est faite suite au scandale ayant touché l’agence l’année dernière, lorsque Edward Snowden a révélé des informations confidentielles.

Assange a déclaré que le géant avait établi des connexions avec d’autres départements du gouvernement américain et avec les militaires. « Les personnes qui utilisent Google sont le produit », déclare-t-il, faisant un parallèle entre la collection de données faite par Google dans un but marketing et la stratégie de la NSA de collecter autant d’informations que possible.

Assange s’attaque donc logiquement à Android, également, arguant le fait que l’OS envoie notre localisation en permanence, synchronise nos carnets d’adresse, emails et tout ce que l’on recherche. Pourtant, d’autres informations nous apprenaient hier que malgré ses pratiques que nous connaissons, les autorités américaines n’aiment pas la sécurité d’Android L.

when google met wikileaks

Malgré son animosité envers les pratiques de Google, Assange dit que Schmidt et lui sont assez similaires. Schmidt est, selon Assange, à même de comprendre rapidement des concepts difficiles, notamment d’un point de vue informatique. Le fondateur de Wikileaks revient ensuite sur les propos tenus par Schmidt la veille. Ce dernier, réagissant à la sortie à venir du livre de Assange,

Julian est assez paranoiaque. Google n’a jamais collaboré avec la NSA et d’ailleurs, nous nous sommes battus vigoureusement contre ce qu’ils ont fait

Nous avons pris toutes nos données, tous nos échanges et nous les avons complètement chiffrés pour que personne ne les ait, particulièrement le gouvernement

Assange n’a pas apprécié le terme et a déclaré que ce conflit idéologique n’était pas une affaire personnelle, jusqu’au propos de Schmidt.

Pour rappel, Wikileaks a diffusé des milliers de documents confidentiels, dont les plus célèbres sont certainement ceux concernant les guerres en Irak et Afghanistan fournis par l’officier Bradley Manning. L’officier, qui était analyste militaire, a depuis été condamné à 35 ans de prison pour espionnage.

Les faits sont là, mais les enjeux sont difficiles à distinguer. Qui de Assange ou de Schmidt dit la vérité ?

Réagissez à cet article !
  • iphobe (aka apple fucker)

    Google se fou de notre gueule..

    biensure qu’ils collabore avec avec le gouvernement…tout simplement car il n’ont pas le choix…

    faut pas que ca se sache c’est tout…

  • Rotoboulette2

    Et lui il va les cherchez ou ses info, au bistro du coin? ou chez des mecs qui stock les info, en gros c’est fait ce que je te dit mais pas ce que je fait…

    Maintenant celui qui met des données sensibles sur sont smartphones/Net/Cloud est un demeuré si il les croient en sécurité.

    • foxraph

      Qui sais, même ton NAS et cloud perso, pourrait être accessible si par exemple dans mon cas « Synology » travaillait avec la NSA & Co.
      Des données sensibles c’est sur un pc pas connecté alors…..

      • Atlas

        Oulala ne lui parle pas de NAS, il n’a aucun idée de ce que c’est !

      • Rotoboulette2

        Bah oui, et je parle pas e ton pr0n et des photo de vacances parce que ca osef quoi.

    • Atlas

      « Et lui il va les cherchez ou ses info, au bistro du coin »

      dit le mec qui évidemment n’est pas allé voir d’où proviennent les infos d’Assange.

      Google gagne de l’argent en revendant les données personnelles de leurs utilisateurs, c’est ça leur business.

      • Rotoboulette2

        Dit le mec qui a encore rien compris au message…

        Les info d’assange comme tu dis elle sont surement tomber du ciel dans un pichet de Grimbergen non?

  • Atlas

    « Les personnes qui utilisent Google sont le produit »
    C’est évident. Nous sommes le produit et nos informations privées sont revendues à des sociétés tierces.
    Enfin je dis nous, perso je n’utilise plus aucun service Google.

    • le_tats

      « perso je n’utilise plus aucun service Google. »
      Si tu crois que ça va changer quoi que soit mon pauvre..

    • teasy

      A mon avis c’est pareil du coté d’Apple (eux aussi n’ont pas le choix)

  • Provoc

    Julian Assange…
    Ce n’est pas celui qui est bien content de trouver des informateurs pour ses news, puis les laisse croupir en prison pendant que lui est bien planqué dans une ambassade?

    • Guillaume

      Ça veut dire quoi les laisse croupir en prison? Il faudrait qu’il attaque la prison pour les faire évader???

      • Provoc

        Non, cela veut dire qu’un journaliste au même titre qu’un flic se doit avant tout de penser à la sécurité de ses sources. Et que s’ils considèrent que l’information qu’ils vont dévoiler risque à un moment ou un autre de compromettre la vie ou la sécurité de leurs informateurs, ils sont dans l’obligation de ne pas s’en servir. C’est une question de déontologie.
        Quand Assange décide de publier les documents donner par Manning, il sait très bien que très peu de personnes peuvent avoir accès à ses informations sensibles.
        De ce fait, quand une enquête interne sera déclenchée, elle trouvera immanquablement la source.
        Le rôle de Assange aurait dû:
        1 – De bien insister avec Manning, sur les risques encourus.
        2 – Mettre à sa disposition des avocats en cas de défense.
        3 – Lui proposer une éventuelle solution d’exil au cas ou.
        Et bien, rien de tout cela n’a été prévu. Ce qui intéressait Assange avant tout, c’était sa notoriété et celle de Wikileaks et faire le buzz. Tout le reste et leurs conséquences lier étaient le cadet de ses soucis.
        Donc, pour répondre à ta question, avant d’envisager une libération suicide.
        Il faut peut-être commencer, par éviter que ses sources s’y retrouvent…

        • Guillaume

          Assange n’est pas un journaliste, et WikiLeaks est un réseau de dénonciation qui s’attaque a des pouvoir tres puissants. Les gens qui y participent savent bien ce qu’ils risquent, et Manning n’a jamais critiqué Assange ni WikiLeaks pour ça.

          J’espere que tous les résistants du monde ne prendront pas au sérieux votre appel a pas faire de choses justes sous prétexte qu’elles sont potentiellement dangereuses.

          • Provoc

            Je me permets d’intervenir pour relativiser ta réponse.
            On ne va pas en faire des caisses, Phonandroid n’étant pas un site idéologique…

            1 – Assange est très loin d’être le chevalier blanc que tu voudrais décrire, j’avais lu il y a quelques années une intervieweuse avec ses anciens associés, qui décrit un personnage bien plus ambigu et motives par d’autres désire et pas uniquement par la liberté de parole.

            2 – Manning connaissait le risque, mais connaissait-il l’ampleur de risque? Diverse lecture sur le personnage, te décrit un homme perturbé, isoler et mal dans sa peau. Et quant à son arrestation, il était persuadé qu’on ne trouverait rien contre lui…

            3 – « les résistants du monde ». La bonne blague…
            Notre sujet de conversation concerne Assange et l’affaire Manning et pas la liberté d’expression ou l’entité WikiLeaks.
            La grande majorité des documents  » Manning « concernait l’hypocrisie des relations diplomatiques entre pays et dirigeant. La belle affaire, en plus d’être un secret de polichinelle, j’ai un sérieux doute sur le faite que « l’importance de ses informations » méritait de prendre le risque de passer 35 ans en prison… Sauf pour celui qui désire passer pour un martyre.

            Par ce que toute la nuance de mon intervention est là!
            On ne peut comparer EN RIEN l’affaire Manning avec les personnes qui dénonce des atrocités ou des abus de pouvoir. Fort heureusement des personnes prennent le risque de s’opposer à un régime tyrannique. Reste que le risque encouru doit être proportionnel à la valeur de l’information…
            Par exemple, si pour toi, l’information de savoir que tel dictateur c’est fait construire une maison de campagne sur le dos du peuple mérite que 10 personnes y risque leurs vies, pour moi, pas du tout. Alors que je comprendrais sans problème que ses mêmes 10 personnes soient mortes afin de s’opposer publiquement aux atrocités d’un régime ou afin de les dénoncer au monde entier…

  • GuildartZ

    Ca y est, encore un article parano-persecuto-complotiste!
    Mais franchement, Google fournis les info que la NSA lui demande, car aux yeux de la lois, ils sont obligés!

    Et franchement, dire que Google est une NSA privatisé est idiot. Oui Gg a nos données, oui il s’en sert, mais à la difference de la NSA, Gg a des clients. Ce qui veux dire beaucoup de choses.

    Et comme je l’ai déjà dit, je préfère que ce soit un groupe hyper médiatisé et en vue qui possède mes donées plutôt qu’un truc obscur qui m’assure un pseudo anonymat….

  • ogcnoce

    bah toute les entreprises donnent nos info au gouvernement non?…
    Enfin heuresement, manquerez plus que les entreprises sache plus de chose que les pays

  • Dev222

    Entre faire confiance à une entreprise multi-milliardaire et un homme qui se bat pour la liberté de tous sans aucun but lucratif, la question ne se pose pas.

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