Les résultats du moteur de recherche Google provoquent désormais un clic dans moins de 50% des requêtes que ce soit sur ordinateur ou sur mobile. De quoi générer moins de trafic pour les éditeurs de sites.

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Les résultats du moteur de recherche de Google font de moins en moins cliquer. Non pas qu’ils soient devenus moins pertinents – bien au contraire : Google jouit aujourd’hui d’une hégémonie écrasante sur le web avec plus de 97% de parts de marché estimée, lorsque l’on inclut les sous-domaines et autres services et plateformes du groupe comme Google Images ou YouTube. Cette baisse semble être davantage le résultat des efforts dévoilés par la firme pour afficher des résultats plus complets, dans lesquels l’internaute est moins susceptible d’aller chercher l’information sur un site externe.

Google met de moins en moins de trafic à disposition des sites tiers

Ainsi, par exemple, de nombreuses requêtes ne débouchent plus sur des listes de résultats. Si vous cherchez le résultat d’une opération mathématique, la météo, ou des informations sur une personnalité, par exemple, un encart donnant directement accès à la réponse sera mis en avant. Il reste possible de cliquer, dans certains cas, pour obtenir plus d’informations. Ce qui peut ouvrir une ressource externe comme Wikipedia. Mais les informations essentielles sur la recherche de l’internaute lui ont déjà été présentées.

Ainsi, selon la firme d’analystes Jumpshot (filiale du groupe Avast), les recherches ne débouchant pas sur des clics vers d’autres sites dépassent les 50% depuis le mois de juin 2019. Dans le même temps, les clics vers des ressources payantes (résultant de l’achat de mots clés par exemple), représentent 4,42% et sont en augmentation. Les requêtes débouchant sur des clics vers des sites tiers, ont, elles, réduit à 45,25%.

On aurait pourtant tort de croire que le phénomène est nouveau : sur mobile, qui représente aujourd’hui l’essentiel des requêtes Google, la part de recherches débouchant sur des résultats ne provoquant aucun clic a dépassé les 50% bien avant 2016 – où remontent les données de l’étude. Elles dépassent aujourd’hui les 61,94%. Dans le même temps les pages de résultats suscitant des clics ne sont plus qu’à 26,68%. Et les clics vers les résultats payés ont bondi de 3,29% à 11,38% entre janvier 2016 et juin 2019.

On peut ainsi tirer plusieurs conclusions de ces chiffres : d’abord, la part des résultats de recherche Google susceptibles de générer du trafic sur d’autres sites diminue, en particulier sur mobile. La part des clics « payés » ne cesse d’augmenter. Et les efforts de la firme pour fournir des résultats avec encart montrant directement la réponse à la requête, ou mettant en avant des contenus sur d’autres sites liés à la firme (comme YouTube ou Google Images) sont couronnés de succès.

Lire également : Directive Copyright – Google agite la menace de résultats de recherche cassés

Reste à savoir si, à long terme, les éditeurs peuvent tout de même créer de la valeur à partir de résultats de recherches ne générant pas de clic : traditionnellement, ces derniers dépendent en effet du trafic généré par leur positionnement dans le moteur de recherche pour générer de la visibilité, une hausse de leurs ventes ou encore des ressources via la publicité. Ces chiffres ont le mérite de souligner une nouvelle fois l'emprise monopolistique de Google sur les acteurs du web partout dans le monde et l’effet de ses choix stratégiques – pris en général sans aucune concertation avec les éditeurs tiers.

Source : Jumshot via Sparktoro



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