Cette guerre de messages entre Chrome et Edge se joue sur votre écran sans prévenir
Microsoft Edge sert depuis des années de porte d’entrée vers Chrome sur Windows 11. Google a décidé de rendre ce passage encore plus tentant avec un message maison. La riposte arrive dans la seconde qui suit, au même endroit.

Sur Windows 11, le choix du navigateur ressemble rarement à un choix libre. Partout, du menu Démarrer aux résultats de recherche, le système met son propre outil en avant. Depuis le printemps, le lancement automatique de Microsoft Edge au démarrage du PC agace même les plus patients. Chrome domine pourtant très largement le marché mondial. Google regarde tout cela depuis l’autre rive.
De son côté, le géant de la recherche ne joue pas les spectateurs. Cet été, Google a déployé une procédure simplifiée pour installer Chrome comme navigateur par défaut sur les PC Windows. En réalité, ces invites ne datent pas d’hier, puisque la firme glissait déjà des messages de connexion dans Edge en 2023. Ce marché reste un terrain décisif dans la bataille mondiale des navigateurs. S’y ajoute maintenant une approche bien plus frontale, visible dès l’ouverture d’un onglet.

Google affiche une fenêtre dans Microsoft Edge pour faire télécharger Chrome
Ouvrez la page d’accueil de Google dans Edge, une fenêtre vous propose aussitôt de passer à Chrome. Tout repose sur une formule simple, l’invitation à choisir le navigateur maison. Comme l’a constaté Windows Latest, un bouton suffit pour ouvrir la page de téléchargement, où le fichier ChromeSetup.exe part directement dans le dossier dédié. Aucun second clic n’est demandé. Par défaut, la case autorisant l’envoi des statistiques d’usage se trouve déjà cochée. Un lancement manuel reste nécessaire depuis l’explorateur, et SmartScreen peut encore se manifester au passage.
La riposte tombe dans la foulée. Sur cette page de téléchargement, Edge affiche sa propre bannière en haut de l’onglet pour rappeler qu’il repose sur la même technologie que son rival, avec la confiance de Microsoft en plus. L’argument tient techniquement, les deux navigateurs partageant le socle Chromium. Quelques atouts maison complètent l’argumentaire, comme la mise en veille des onglets inactifs. Le procédé évoque surtout les pratiques reprochées à la firme de Redmond, des publicités Bing sur le bureau jusqu’à cette page d’accueil imitant Google début 2025. Les deux camps jouent donc la même partition, chacun sur le terrain de l’autre. Personne ne sort grandi de ce duel de fenêtres.