Ces scientifiques ont prédit la fin du monde pour… novembre 2026 !
Les récits de fin du monde alimentent l’imagination humaine depuis des millénaires, si bien que la question a fini par intéresser les scientifiques. C’est ainsi qu’une étude sur le sujet a fait autorité pendant plusieurs décennies en prédisant la date exacte de la fin de l’humanité. À savoir le 13 novembre 2026.
Que faites-vous le 13 novembre prochain ? On vous conseille d’annuler vos déjeuners et autres rendez-vous, puisqu’il s’agit d’un jour très particulier pour l’humanité : celui de la fin du monde. Attention, ceci n’est pas une plaisanterie, mais bel et bien une affirmation purement scientifique, démontrée par un article qui a fait grand bruit à l’époque de sa publication.
Pas question ici donc de prédiction maya ou de sombres théories qui prennent pour preuve le milliard de vues sur YouTube de “Gangnam Style”. Mais plutôt d’une étude publiée dans le très sérieux journal Science qui, équation tout aussi sérieuse à l’appui, a déterminé que le mois prochain devait signer la fin de l’humanité. Alors, les chercheurs ont-ils vu juste ?
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Quand les scientifiques prédisaient la fin du monde pour 2026
Pour comprendre cela, il faut d’abord comprendre le raisonnement des scientifiques, et donc se replacer dans le contexte de l’époque. En 1960 donc, après le boom de natalité d’après-guerre, l’humanité commence à s’inquiéter de la hausse exponentielle de la population sur Terre. Alors que notre planète ne comptait que 1,8 milliard d’êtres humains en 1920, elle en supportait déjà plus de 3 milliards au début des années 60.
Beaucoup craignaient alors de manquer un jour de ressources, notamment pour nourrir tout le monde — une problématique encore régulièrement soulevée aujourd’hui, alors qu’elle a maintes fois été débunkée. Voilà précisément ce qu’ont voulu calculer Heinz von Foerster et ses étudiants Patricia M. Mora et Lawrence W. Amiot : le jour où nous serons trop d’humains sur la planète.
L’article paraît le 4 novembre 1960 dans Science avec un titre, il faut bien le reconnaître, assez raccoleur : “Fin du monde, vendredi 13 novembre 2026”. Les chercheurs y développent leur raisonnement et surtout l‘équation qui leur permet de déterminer cette date. Selon eux, l’humanité ne périra pas dans les flammes, ni par la guerre, mais sera tout simplement “étouffée jusqu’à la mort” à cause de son surnombre.
Voici donc leur raisonnement. Plutôt que de partir du principe que la population croît de manière constante, ce qui est évidemment faux, ils s’appuient plutôt selon un modèle qui s’accélère de lui-même. Autrement dit, plus la natalité augmente, plus les conditions sont propices à faire un enfant, et donc, plus la natalité augmente, et ainsi de suite. Ils en arrivent à émettre une équation : N(t) = C / (t(0) – T), où N est le nombre d’habitants sur Terre, t une date donnée, C une constante calculée d’après des données récoltées en fonction des différentes prédictions de la natalité réalisées avant l’étude et t(0), la date qui rendra le dénominateur nul.
Se dirige-t-on droit vers la catastrophe sans le savoir ?
Pour faire simple, plus on se rapproche de cette fameuse date t(0), plus le nombre d’habitants augmente rapidement. Passé un certain stade, nous voilà face à une hausse plus qu’exponentielle, mais carrément infinie comme l’expriment les chercheurs. Il sera alors tout bonnement impossible de faire tenir tout le monde sur une seule et même planète. D’où l’étouffement final. Vous l’aurez compris, Heinz von Foerster avait calculé t comme étant le 13 novembre 2026.
L’article a d’abord interpellé, avant d’être plus ou moins admis par la communauté scientifique, malgré quelques critiques inévitables. Cela ne signifiait pas que l’ensemble des chercheurs de la planète pensaient que l’on mourrait tous le mois prochain. Au contraire, l’étude avançait plutôt la capacité de l’être humain à s’organiser et à trouver des solutions collectives pour résoudre un problème. Personne n’était donc véritablement inquiet… mais tout de même.
Alors, est-ce que l’on se dirige droit vers la catastrophe sans le savoir ? Rassurez-vous, pas du tout. Si l’équation était toujours plébiscitée durant les années 1980, les années 1990 ont donné tort aux chercheurs. En effet, c’est précisément en 1993 que la croissance de la population a commencé à chuter. À ce jour, il est deux fois plus bas qu’en 1960. Pas de panique donc, vous vous réveillerez donc bien en week-end le 14 novembre.

