Pourquoi l’IA peut sauver l’Assurance Maladie de son effondrement imminent

La Cour des Comptes conseille à l'Elysée une solution inédite pour redresser les comptes de l'Assurance Maladie. L'IA pourrait ainsi appuyer le personnel dans plusieurs aspects de la gestion de l'organisme – alors que le déficit se creuse et que le financement n'est plus assuré sans changements radicaux, alerte l'autorité. 

Assurance Maladie Ameli

Les difficultés budgétaires du système de sécurité sociale français sont loin de dater d'hier. L'organisme, connu aujourd'hui des français sous le nom “Assurance Maladie” a soufflé ses 80 bougies cette année. Mais en 2025, la progression de son énorme dette en terra incognita – alors que les comptes de l'État sont également marqués de beaucoup de rouge – menace comme jamais la pérennité de ce monument dans la vie des Français.

Signe que la situation va vraiment mal, Cour des Comptes sonne l'alerte rouge. Et demande au gouvernement de mettre de toute urgence en place des remèdes inédits, en plus d'une profonde réforme budgétaire. Et il est question d'épauler la gestion de l'Assurance Maladie par de l'intelligence artificielle. Mais pour bien comprendre ce qui se passe, un retour sur l'histoire de la Sécu et de son tout aussi célèbre trou dans les comptes est indispensable.

On sait dès le départ que l'Assurance Maladie serait déficitaire

Lors de sa création en 1945, le concept est innovant. La Sécu est à l'origine financée par tous les travailleurs. Ils versent une cotisation proportionnelle à leurs revenus. En retour, le travailleur et sa famille reçoivent, dès que nécessaire, toute l'aide médicale dont ils ont besoin. Un système basé, avant tout, sur la solidarité. Et que l'on met en place dans une France meurtrie par les années de guerre.

Ça risque de vous surprendre, mais, dès le départ, tout le monde est en réalité conscient que cette énorme outil de redistribution qui forcera le Trésor Public (donc vos impôts) à régulièrement remettre les comptes à l'équilibre, “quoi qu'il en coûte”, depuis 80 automnes. Bien sûr, il n'en faudrait pas plus pour, au terme d'interminables mélopées, vider totalement les glandes salivaires de nos politiques, en 2025.

Mais en 1945, on voit cela autrement avec une certaine concorde tranpartisane : certes, on sait dès le départ que le dispositif va perdre de l'argent. Mais c'est aussi un instrument de relance très puissant. Et, puisqu'il est financé essentiellement par les travailleurs eux-même, se dit-on, compenser la différence ne coûtera probablement jamais très cher. Dire que le “probablement” aurait sans doute dû leur mettre la puce à l'oreille est un peu facile, rétrospectivement.

Le “trou” de la Sécu existe depuis bien plus longtemps que vous ne le pensez

La Sécu est adoptée avec enthousiasme par les français tandis que l'État compense régulièrement la différence, tout cela avec des décisions dont la “transparence” rappelle celle d'une vitre fumée qu'on aurait dépoli. Son rôle est toutefois indispensable, et la Sécu devient un acquis indéboulonnable, en dépit de sa comptabilité assez acrobatique.

Mais dès 1967, dans une France parcourue de transformations profondes, les comptes commencent à inquiéter. Georges Pompidou, le président d'alors, s'étrangle de ce qu'il appelle un “trou financier important, de 3 milliards de francs” (l'équivalent de près de 4 milliards d'euros en 2025 après inflation). L'expression “trou” est restée.

Comme le déficit, d'ailleurs. En 1979, lorsque la Cour des comptes tout juste créée y met son nez, il reste équivalent à 4 milliards d'euros d'aujourd'hui. La décennie 1980 marque un glissement des finances. RMI, baisse du départ à la retraite à 60 ans, hausse du chômage… le premier gouvernement de gauche de la Ve panse des plaies sociales qu'on ne peut plus ignorer depuis le tournant de mai 1968.

Le premier déficit “record” attribué à la gauche a depuis été largement atomisé

Dans le même temps, de nombreux assurés aux revenus faibles rejoignent le régime général. Les entrées d'argent ne compensent plus les frais de santé. Ce qui aboutit à un “record en 1995. Record que l'on a depuis largement battu, si ce n'est atomisé – soyez rassuré. La courbe boit donc la tasse, avec un chiffre qui coule profondément sous la ligne des abscisses – 10,3 milliards d'euros plus bas.

L'opposition bat la gauche, avec un programme autour de la réduction du déficit du système de santé. Plusieurs gouvernement de droite veulent renforcer le financement de la Sécu. Avec plusieurs nouvelles taxes d'une créativité relative. Et puis, c'est le “miracle” : à l'aube de l'an 2000, la courbe s'autorise une petite brasse en surface. Le “trou” a disparu, pense-t-on.

Rassurez-vous : lorsqu'on parle de la Sécu, les imprévus les plus coûteux sont toujours là pour moucher le moindre signal d'espoir. Une énorme bulle, celle d'internet, éclate en effet sans prévenir dans la piscine comptable. Et la courbe s'engloutit de nouveau dans les profondeurs dans une tornade de glou-glous.

Depuis, rien n'y fait. En 2025, le trou est toujours là… et c'est à une profondeur de 22,1 milliards d'euros qu'il faut aller le chercher – avec tout l'attirail de plongée. La pandémie de covid et son nouveau “quoi qu'il en coûte” ont établi la dette de l'organisme à un niveau tellement monstrueux qu'il effraie jusqu'aux experts comptables.

L'Intelligence Artificielle promet de changer la donne pour ces raisons

De son côté, la Cour des Comptes n'est plus inquiète pour l'avenir du système. Elle hurle l'urgence d'agir très vite par des réformes. Et, on vous le disait, également en introduisant plus d'innovation technologique. La Cour des Comptes exhorte ainsi, par exemple l'État, instaurer l'utilisation systématique de l'IA “dans les saisies d’identité et d’adresse, la rédaction de comptes rendus, l’envoi des courriers ou le renseignement des dossiers des patients”.

De quoi économiser du temps, donc des heures travaillées. Ce qui peut sembler modeste face à une dette de plus de 20 milliards d'euros. En réalité c'est sans doute surtout “l'analyse des ordonnances” par l'IA qui peut vraiment changer la donne pour sauver l'Assurance Maladie. La Cour explique en effet qu'il faut développer “la gestion prédictive des stocks pharmaceutiques et médicaux”. 

Tout cela devant éviter des surplus de médicaments et fournitures jetés en nombre lorsqu'ils arrivent à la date de péremption. Cette gestion prédictive permet aussi d'adapter les achats dynamiquement pour coller au plus près de besoins futurs. Par exemple acheter la juste quantité de vaccins contre la grippe. Mieux adapter les achats de médicaments qui périment vite. Et probablement une liste beaucoup plus longue d'occasions de réduire les coûts.

Autre levier important pour repartir vers l'équilibre : la capacité de l'IA d'analyser très vite les immenses bases de données de l'Assurance Maladie. Qui pourra alors détecter pratiquement 100% des fraudes et erreurs, et les sanctionner – y compris les trop perçus en votre faveur qui passent sous les radars de l'organisme de santé.

Vous êtes donc prévenus : l'intelligence artificielle sera là pour sauver l'agence, ce qui veut dire aussi moins d'erreurs et de fraudes non sanctionnées. On vous conseille de sortir votre calculette si vous soupçonnez le moindre trop perçu.


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