Test LG G Watch R : la montre avec du style et de l’endurance !

Notre avis

LG propose déjà sa nouvelle montre connectée, la G Watch R. La précédente smartwatch de la marque a également été une des premières à accueillir Android Wear. Avec ce nouveau modèle annoncé lors du dernier IFA, LG propose un design rond plus abouti qui se rapproche d’une vraie montre, la connectivité en plus. Intéressons-nous à cette LG G Watch R qui entend bien faire de l’ombre à la Moto 360 !

La fiche technique de la LG G Watch R n’a pas beaucoup évolué par rapport au modèle précédent,il se place d’ailleurs sur ce qui se fait aussi chez la concurrence, sauf la Moto 360 et son processeur Ti OMAP. On retrouve ainsi un processeur Qualcomm Snapdragon 400 cadencé à 1,2 GHz, mais aussi 512 Mo de RAM et 4 Go de stockage interne. En revanche, sa batterie est la plus conséquente pour un produit sous Android Wear avec 410 mAh.

Une belle promesse pour l’autonomie d’autant que l’écran circulaire de 1,3 pouce est 0,35 pouce plus petit que la montre précédente, et avec cette fois une technologie P-OLED moins énergivore. Au niveau du poids et des dimensions, peu de changements, elle reste assez légère avec ses 62 grammes. Notons qu’elle est également certifiée IP67 et donc étanche.

Niveau capteurs et connectivité, cela est assez complet avec un gyroscope, une boussole, un capteur de fréquence cardiaque, un compas ou encore un baromètre. On regrette simplement l’absence de GPS, pourtant présent chez certaines de ses concurrentes comme la Sony Smartwatch 3.

Concernant le WiFi, rien n’est annoncé officiellement, mais les prochaines nouveautés à venir d’Android Wear devraient utiliser une connexion WiFi pour mettre en avant la domotique de la maison (d’après nos sources). Il est donc possible que le WiFi soit simplement une fonctionnalité cachée de cette LG G Watch R. Affaire à suivre.

Un design rond et sportif !

Première impression positive pour cette nouvelle G Watch une fois au poignet. Elle est plutôt élégante et légère, bien qu’un peu massive et clairement masculine. Pour l’avoir vue sur les poignets fins de plusieurs femmes, cela n’est pas très esthétique. On se rapproche d’un design très sportif avec ce cadran façon chronomètre, qui n’est malheureusement pas ajustable comme c’est très souvent le cas sur les montres classique. LG a donc fait un choix purement esthétique.

Le boitier de la montre est en aluminium brossé, tout comme cadran. Mais ce dernier donne vraiment un aspect plastique qui aurait gagné à être un peu plus travaillé. L’écran est rond comme sur la Moto 360, mais cette fois aucune bande noire sur la partie inférieure.

L’explication est simple, LG a fait le choix de ne pas intégrer de capteur de luminosité et de proximité. Le réglage de la luminosité se fait donc manuellement. Pour éteindre l’écran grâce au plat de votre main, il faudra donc le toucher et pas seulement l’approcher très près. On gagne donc en esthétique, mais on perd en praticité.

Sur le côté droit, on retrouve un seul et unique bouton qui sert à allumer et éteindre l’écran d’une simple pression, mais aussi à ouvrir le menu des paramètres si vous restez appuyé dessus. Cette tranche est l’occasion de constater que la G Watch R n’est pas très fine, mais il faut tout de même réussir à loger une batterie de 410 mAh.

On remarque également un design un peu plus anguleux que sa concurrente Moto 360, qui donne ce côté masculin et sportif assez tranché à la LG G Watch R. Sur la tranche inférieure tout près du bracelet se trouve le microphone pour donner vos instructions via Google Voice.

L’arrière de la smartwatch tranche clairement avec la face avant, la faute à une matière plastique qui n’est pas forcément en accord avec le reste du design. On y trouve également le capteur de fréquence cardiaque à utiliser avec l’application Google Fit, et les 5 broches qui vont servir au rechargement de la G Watch R sur son socle, pas de chargeur à induction ici donc.

Par défaut, la montre est livrée avec un bracelet en cuir noir de 22 mm Genuine Leather, une bonne initiative de la part de LG. Ce format standard permet de changer le bracelet avec n’importe quel autre, y compris celui de votre montre actuelle. Lors de la présentation de la montre, nous avons également pu voir des bracelets en cuir orange, marron, mais aussi des bracelets métalliques du plus bel effet. De quoi la personnaliser à votre gout.

Le design de la montre est donc réussi, bien que ce soit avant tout une question de gout. LG a en tout cas nettement amélioré la formule depuis la première G Watch, mais quelques imperfections comme le mélange de plastique et d’aluminium, ainsi que le cadran qui façon chronomètre qui ne bouge pas. Enfin, si la montre est légère, son côté massif ne plaira clairement pas à tout le monde.

Un très bon écran P-OLED

Fini l’écran IPS LCD, place au P-OLED (P pour plastique) sur cette version ! Cet écran a déjà été utilisé par LG par le passé, sur son G Flex avec écran flexible. Ici impossible de le courber dans la mesure où il est dans un cadre rigide, mais cela est un bon point pour la solidité et la résistance aux rayures de l’écran, ce qui est vraiment important sur une montre. On peut également imaginé dans un futur proche une montre LG avec écran incurvé, dans le style de la Samsung Gear S par exemple.

Un autre avantage de l’écran P-OLED est sa lisibilité au soleil. Sur cette photo la luminosité de l’écran est réglée à 5 sur 6, et l’écran reste bien lisible avec une exposition directe à la lumière du jour, un bon point pour la LG G Watch. Technologie OLED oblige, l’affichage des noirs est composé de pixels éteints, ce qui permet de consommer moins de batterie ? Les fonds d’écran foncés sont donc à privilégier si vous voulez gagner en autonomie !

Les angles de vision sont quant à eux corrects, un élément qui est tout de même important sur une montre. Nous sommes donc complètement convaincus par cette technologie d’écran choisie par LG. Il est également important de noter que vous pouvez choisir de garder l’écran toujours actif ou au contraire l’éteindre après quelques secondes d’inactivité.

Une interface Android qui n'évolue pas

La dernière version d’Android Wear équipe la montre. Depuis nos deux derniers tests de montre connectée, l’interface n’a pas beaucoup évolué. Vous devez toujours installer l’application Android Wear sur votre smartphone qui doit être sous Android 4.3 ou supérieure. Connectez ensuite les deux appareils en Bluetooth.

On retrouve donc toujours un système de cartes qui s’affichent pour vous donner les informations essentielles et les alertes que vous pouvez ensuite afficher sur votre montre. Vous pourrez par exemple lire les messages que vous recevez sur Hangouts en entier. Pour d’autres applications, l’ouverture sur le téléphone sera nécessaire.

Google Voice est toujours au coeur des fonctionnalités. Tapez une fois sur l’écran pour l’activer et dicter ce que vous voulez à votre montre. Toujours impossible d’écrire vos SMS (dictée vocale uniquement) ou de passer des appels directement depuis la montre.

Vous pouvez bien sûr personnaliser l’horloge de votre montre. Pour cela, restez appuyé sur l’écran, de très nombreuses manières d’afficher l’heure s’offrent alors à vous. Des aiguilles classiques en passant par un affichage digital, du noir au blanc en passant par des couleurs très vives. Il y en a pour tous les gouts.

Côté fitness, l’application LG G Health n’est malheureusement pas compatible. En revanche, vous pourrez utiliser votre montre pour enregistrer votre activité physique tout au long de la journée et synchroniser le tout avec l’application Google Fit.

Si on aime la forme ronde de l’écran, cela ne semble pas être le cas d’Android Wear qui n’est toujours pas optimisé pour afficher des informations sur une forme circulaire. En effet, les écrans ronds ne sont pas encore d’afficher certains contenus proprement sur Android Wear. La preuve avec la photo suivante où certaines lettres sont simplement coupées. On ne doute pas qu’une prochaine mise à jour réglera ce problème.

Si vous voulez plus de précisions sur la manière de fonctionner de l’interface Android Wear, nous vous renvoyons vers notre test de la Moto 360, ou encore celui de la première LG G Watch.

Une autonomie au dessus de la concurrence

La batterie de 410 mAh est l’une des plus imposantes aujourd’hui parmi les montres connectées sous Android Wear. Bien qu’une telle capacité explique la largeur de la montre, LG a fait un choix intelligent avec cette batterie. Couplée à l’écran P-OLED dont les pixels noirs sont simplement éteints, la G Watch R se montre bien plus endurante que les autres ! Rien de révolutionnaire non plus, mais vous allez pouvoir tenir 2 jours avec écran actif avant de devoir la recharger.

Si l'on en attend évidemment plus, elle est tout de même la smartwatch Android Wear la plus endurante à ce jour avec ses deux journées d’autonomie. On attend toujours la solution pour tenir une semaine ou deux sans avoir à la recharger, mais cela ne semble pas être pour tout de suite.

Pour la recharger, vous devez utiliser le support dock magnétique à 5 broches. Pas d’induction ici comme sur la Moto 360, ce qui ne la rend pas rechargeable avec ce type d’accessoires. La recharge est en revanche peut-être plus rapide ainsi. Vous devez bien sûr brancher le support via micro USB 2.0.

Espérons maintenant que les futurs smartwatch trouvent de nouvelles solutions pour améliorer ce point sans pour autant s’épaissir, un véritable défi pour la recherche et le développement de ces grandes marques.

Notre Verdict

La LG G Watch R est une bonne évolution de la version précédente qui tenait plus du prototype. Nous sommes ici en présence d’une smartwatch qui ressemble à une vraie montre avec un design plutôt réussi, bien qu’imparfait, une personnalisation bienvenue des bracelets et une interface Android Wear que l’on apprécie, mais qui manque encore de fonctionnalités et d’optimisation pour les écrans circulaires.

Le choix d’un écran P-OLED de qualité et d’une batterie conséquente sont de bonnes idées, encourageantes pour les prochains modèles. Nous sommes donc ici en présence de la montre connectée sous Android Wear la plus endurante du marché, bien que deux jours d’autonomie ne sont pas encore suffisants.

Du côté des défauts, la présence de plastique au dos et le cadran sport qui ne bouge pas pourraient en déranger certains. Même chose pour l’absence de capteur de luminosité qui a été sacrifié dans un but esthétique.

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