Marine Le Pen mise en examen pour « diffusion d’images violentes » de Daesh sur Twitter

Maj. le 2 mars 2018 à 18 h 55 min

En 2015, Marine Le Pen, publiait des images violentes de Daesh sur Twitter. A l’époque, cet épisode avait fait polémique mais la présidente du Front National ne faisait l’objet d’aucune poursuite. Aujourd’hui, 2 Mars 2018, Marine Le Pen est mise en examen pour « diffusion d’images violentes » sur le réseau social.

Marine Le Pen daech twitter

En 2015, alors que la France entière était traumatisée par les attaques jihadistes à Paris et Saint-Denis, Marine Le Pen postait des photos d’exactions de Daesh sur son compte Twitter. A l’époque, la présidente du Front National répondait à des propos tenus par le journaliste Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, journaliste qu’elle accusait d’avoir « fait un parallèle » entre l’Etat Islamique et le FN.

Sur ces images, on découvrait trois scènes violentes de victimes de l’EI avec en légende « Daesh c’est ça ! ». Les photos choc où des cadavres étaient visibles ont créé une vive polémique à l’époque. Toutefois, la présidente du Front National n’avait fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire grâce à son immunité parlementaire. Aujourd’hui, Marine Le Pen a perdu toutes ses immunités.

« Je suis mise en exament pour avoir dénoncé l’horreur de Daesh »

Privée de ses immunités, Marine Le Pen se retrouve donc dans l’oeil du cyclone. Ainsi, le parquet de Nanterre a mis en examen la présidente du FN pour « diffusion d’images violentes » indique l’AFP. La justice s’appuie sur l’article 227-24 du Code pénal, qui punit la diffusion d’ « un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine » lorsque ce message est « susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ». Ce délit est passible de 3 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Marine Le Pen a immédiatement réagi à cette mise en examen :

Je suis mise en examen pour avoir dénoncé l’horreur de Daesh (acronyme arabe de l’EI, ndlr). Dans d’autres pays ça me vaudrait une médaille. La persécution politique n’a même plus la limite de la décence.

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement a lui aussi réagi aux propos de Marine Le Pen au micro de Cnews :

Que quelqu’un qui a été candidate à l’élection présidentielle remette en cause l’indépendance de la justice, alors que le président de la République est le garant de cette indépendance, m’interroge.

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