La France va payer des hackers afin de renforcer sa cyberdéfense

La France veut renforcer sa cyberdéfense. La ministre des Armées Florence Parly a annoncé l’arrivée d’un programme récompensant financièrement les hackers qui trouvent des failles de sécurité dans ses systèmes. Et pousse les industriels à suivre le pas. 

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Afin de renforcer sa cyberdéfense, la France va lancer en février 2019 un programme de « bug bounty » (chasse aux bugs) incitant les sociétés de sécurité informatique et les hackers à tester ses systèmes et à trouver des failles de sécurité, rapporte Reuters. « Des ‘hackers éthiques’ recrutés au sein de la réserve opérationnelle cyber pourront se lancer à la recherche des failles dans nos systèmes et s’ils en découvrent, en être comme il se doit récompensés », a fait savoir la ministre des Armées Florence Parly à l’occasion d’un discours tenu au forum international de la cybersécurité, à Lille.

La France cherche des failles de sécurité dans sa cyberdéfense

Un procédé qui n’a rien de nouveau et dont ont recours depuis bien longtemps les géants du numérique. Google, Amazon, Samsung, Facebook… ils offrent tous des récompenses aux experts qui parviennent à déjouer la sécurité de leurs services et à les en avertir pour qu’ils puissent corriger les failles identifiées.

Mais pour Florence Parly, pour que ces mesures soient efficaces, l’armée ne doit pas être la seule à remettre en question ses défenses : les entreprises privées doivent aussi s’y mettre. « Le commandement cyber (des armées) avec la Direction générale de l’armement sera la tour de contrôle de cet effort et j’appelle tous nos industriels à s’engager pour consolider encore notre cybersécurité », a-t-elle déclaré.

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Elle craint en effet que la France puisse être atteinte par l’intermédiaire d’attaques contre ses partenaires. « Plus les armées se protègent, plus les industriels, plus les sous-traitants sont susceptibles d’être des proies toutes désignées pour pénétrer dans nos systèmes d’information […] C’est donc toute une chaîne de Défense qui doit être protégée de bout en bout », explique-t-elle.

La ministre des Armées évoque une « cyberguerre » qui va nécessiter de « mieux définir les rôles et les responsabilités de chacun pour protéger nos systèmes et réagir en cas d’attaque ». Les enjeux sont grands. « Cette démarche collective est une absolue nécessité, elle seule permettra de protéger le développement, la fabrication et la maintenance de nos équipements de Défense », argumente-t-elle.

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