Huawei : après les Etats-Unis et la France, la Grande-Bretagne s’inquiète aussi du risque d’espionnage

Huawei doit répondre à certaines préoccupations du gouvernement britannique qui portent sur ses équipements de télécommunications, la Grande-Bretagne s’inquiète du risque d’espionnage au même titre que les États-Unis et la France. Le fabricant n’est déjà plus en mesure de revendre certains équipements sur plusieurs marchés mondiaux.

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Selon le site Techradar, le HCSEC, un organisme créé en 2010 chargé d’évaluer Huawei et les équipements de télécommunications vendus sur le sol britannique, vient de rendre son dernier rapport sur l’entreprise au conseiller chargé de la sécurité nationale. Le rapport conclut sur une note mitigée concernant Huawei en indiquant qu’il ne pouvait offrir qu’une garantie « limitée » sur la sécurité des équipements du géant. Un risque d’espionnage demeure.

Huawei : la Grande-Bretagne s’inquiète d’un risque d’espionnage

L’organisme précise : « l’identification des lacunes dans les processus d’ingénierie de Huawei a exposé de nouveaux risques dans les réseaux de télécommunications du Royaume-Uni et des défis à long terme». Lors d’une visite dans les installations de Huawei à Shenzhen, les agents sur place ont pu constater un manque de contrôle sur des composants tiers. Ce n’était pas la première fois que Huawei fut épinglé pour ce manquement.

Huawei s’est rapproché de Techradar et ajoute : « nous sommes reconnaissants de ces commentaires et nous nous sommes engagés à résoudre ces problèmes … la cybersécurité demeure la priorité absolue de Huawei, et nous continuerons à améliorer activement nos processus d’ingénierie et nos systèmes de gestion des risques».

Les États-Unis et la France ont également soupçonné Huawei d’espionnage. Un dispositif a d’ailleurs été mis en place du nom de « Cerbère » visant à surveiller les activités du constructeur chinois dans tout l’hexagone. Le constructeur chinois n’est plus en mesure de vendre des équipements de télécommunications sur plusieurs marchés, dont les États-Unis. Pour le PDG de Huawei, Richard Yu, les États-Unis ont surtout peur du « futur numéro 1 mondial ». En outre, Huawei fait un véritable carton et devrait voler la place de numéro 2 mondial à Apple d’ici 2019.

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