Huawei accusé d’avoir espionné une startup américaine pour voler ses technologies

Huawei est une nouvelle fois impliqué dans une affaire d’espionnage aux États-Unis. La startup CNEX lui reproche d’avoir engagé un universitaire dans le but de lui dérober des technologies. Précédemment, c’est l’opérateur T-Mobile qui accusait le groupe chinois d’avoir tenté de lui voler des informations confidentielles au sein même de ses locaux.

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Crédit : A4-Nieuws / Flickr

Huawei doit faire face à de nouvelles accusations d’espionnage industriel. Le groupe chinois est accusé par la startup américaine CNEX d’avoir volé certaines de ses technologies, rapporte Reuters. « Huawei s’est emparé d’informations confidentielles de CNEX et les a partagées avec le personnel développant les SSD de Huawei, en violation des déclarations faites à CNEX et des restrictions imposées à la diffusion des informations techniques de CNEX », explique la société californienne dans un dossier de plainte déposé auprès de la cour fédérale du Texas.

Huawei : après T-Mobile, CNEX l’accuse de vol de technologies

Pour parvenir à ses fins, Huawei aurait recruté un certain Bo Mao, professeur à l’Université de Xiamen. Celui-ci aurait alors demandé à CNEX de lui prêter un circuit imprimé pour l’aider dans un projet de recherche. Le startup a accepté sous condition de la signature d’un contrat de confidentialité. Mais le document n’aurait pas été respecté. L’universitaire travaillerait avec Huawei et les détails techniques du composant auraient fini dans les mains du géant chinois.

Lire aussi : Huawei : Vodafone découvre des backdoors dans ses équipements réseau

La justice américaine va donc une nouvelle fois devoir juger Huawei, qui est déjà fortement soupçonné d’avoir mené une mission commando dans les locaux de l’opérateur T-Mobile entre 2012 et 2013 pour tenter de récupérer des technologies liées à un robot robot assurant le contrôle qualité des smartphones. Nous avions d’ailleurs publié des extraits de mails accablants contre Huawei semblant prouver le bien-fondé des doutes envers l’entreprise.

A noter qu’en 2017, c’est Huawei qui portait plainte contre CNEX. Un des cofondateurs de la startup est Ronnie Huang, ancien employé d’une filiale de Huawei au Texas. Le groupe chinois estime que les travaux de CNEX sont basés sur les réalisations de Huang quand il travaillait encore pour Huawei et que selon un contrat qu’il avait signé, Huawei pouvait exiger un droit sur les brevets déposés par la firme. La justice a d’ailleurs rendu son verdict il y a peu et a rejeté le demande de Huawei. Par contre, un autre dossier est encore en cours entre les deux acteurs : Huawei accuse Huang d’avoir recruté de manière indécente ses anciens collègues de chez Huawei pour rejoindre CNEX.

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