Maj. le 5 avril 2016 à 12 h 35 min

Rien ne va plus sur la planète Google ! De nombreux déboires touchent le géant du Web en Europe depuis quelques mois et les polémiques ne sont pas prêtes de s’éteindre. L’épisode du jour concerne la France qui veut imposer plus de publicité entre les différents services de moteurs de recherches sur Internet, ce qui pourrait pousser Google a afficher de la publicité pour … Bing !

Pour les membres du gouvernement, il est ainsi question d’encadrer les règles de concurrence entre les principaux moteurs de recherche mais aussi de définir leur nature exacte. Les sénateurs de l’UDI souhaite ainsi plus de régulation dans le domaine, d’où le fait qu’ils déposent un amendement qui, s’il est adopté, entraînera des modifications dans un secteur aujourd’hui très libre.

Google et la pub pour Bing et Yahoo ?

Parmi les mesures fortes proposées, nous en retenons une tout particulièrement, qui prévoit l’affichage, dès la page d’accueil des moteurs de recherche, de liens menant vers les autres acteurs sur ce créneau. La démarche rappelle quelque peu ce qui avait été imposé à Internet Explorer sous Windows il y a quelques temps.

Dans le même état d’esprit, il est aussi question d’une idée de loyauté entre services, soit de ne pas pousser « toute autre entité ayant un lien juridique » avec le moteur. Il s’agit peut-être ici de ne pas pousser avec excès des liens sur ses propres services ou apparentés. Même si la notion semble des plus subjectives ici (Google n’aurait pas le droit de privilégier sa suite Google Docs ?).

Au niveau de la concurrence, il est aussi évoqué l’idée de ne pas « obliger un tiers […] à utiliser de façon exclusive ledit moteur de recherche pour accéder à Internet ». Il est donc à nouveau ici envisagé d’ouvrir un maximum le marché du moteur de recherches là où Google règne en maître incontesté. Sale temps pour la firme qui risque aussi 6 milliards euros d’amendes dans un autre dossier européen pour des pratiques anti-concurrentielles.

L’ARCEP aurait ainsi la charge de vérifier la bonne application de ses règles et les contrevenants pourraient s’exposer à avoir à payer « jusqu’à 10% du montant du chiffre d’affaires mondial hors taxes le plus élevé réalisé au cours d’un des exercices clos depuis l’exercice précédent ». Il s’agit d’une peine prévue assez lourde, de quoi permettre l’application rapide de telles mesures. Reste maintenant à voir ce qui sera adopté, les débats se poursuivent jusqu’au 6 mai.

Via

Réagissez à cet article !
Abonnez-vous gratuitement à la newsletter
Chaque semaine, le meilleur de Phonandroid dans votre boite mail !
Demandez nos derniers articles !
Hadopi accuse Facebook, Twitter et YouTube de servir au piratage

La Hadopi vient de publier un niveau rapport qui met en lumière le rôle de YouTube, Facebook, Twitter ou encore Reddit dans l’ampleur grandissante du piratage. Selon l’autorité, 16% des pirates Français utilisent les réseaux sociaux pour accéder aux films,…

Chrome : Google va bloquer les faux sites HTTPS non sécurisés

Dans une prochaine mise à jour, Google Chrome va s’attaquer aux sites web présentant des pages HTTPS qui n’offrent pas les garanties de sécurité du standard. Il existe en effet de nombreuses pages web en HTTPS mais qui chargent du contenu non…

WiFi 6 : qu’est ce que c’est et à quoi ça sert ?

Le WiFi 6 commence peu à peu à s’imposer comme le standard des connexions sans fil domestiques. Mais à quoi correspond cette appellation exactement ? Quelles différences avec les autres générations de WiFi ? À quoi sert vraiment le WiFi…