Google a renvoyé 48 employés pour harcèlement sexuel en 2 ans

Google a licencié 48 employés pour harcèlement sexuel en l'espace de seulement 2 ans, révèle un document interne. Parmi les personnes licenciées ces dernières années, on trouve 13 hauts responsables. Dans certains cas, Google aurait versé de gracieuses indemnités afin d'étouffer l'affaire. Le PDG dément formellement ces accusations. 

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Nos confrères de l'AFP sont parvenus à se procurer un document interne adressé aux employés de Google. Dans cette note interne, Sundar Pichai, PDG de l'entreprise, répond aux accusations formulées par le New York Times au sujet de l'éviction d'Andy Rubin, le père d'Android. Le média accuse Google d'avoir versé 90 millions de dollars à Andy Rubin pour qu'il quitte la firme sans procédure de licenciement. Rubin est accusé d'harcèlement sexuel à l'égard d'une collègue de l'équipe Android.

Depuis 2016, Google a licencié 13 hauts responsables pour harcèlement sexuel

“Nous sommes vraiment déterminés à fournir un lieu de travail sûr et inclusif” a assuré Sundar Pichai dans une note interne. “Nous avons effectué beaucoup de changements et adopté une ligne dure sur les comportements inappropriés de personnes en position d'autorité” continue le dirigeant. En parallèle, Google annonce avoir mis en place une ligne téléphonique qui permet aux salariés de dénoncer tous les comportements inappropriés.

Sundar Pichai n'évoque jamais clairement le scandale Andy Rubin. Le dirigeant admet simplement que cette affaire “est difficile”. Il précise néanmoins que le nouveau règlement d'ordre intérieur oblige les hauts responsables qui entretiennent une relation intime avec un employé à en faire état à la direction.

Le PDG de Google dément fermement avoir versé des indemnités aux personnes licenciées pour harcèlement sexuel. Pichai ne donne évidement pas le nom des 48 employés congédiés. Pour mémoire, ce n'est pas la première fois que Google est pointé du doigt pour des dérives similaires. En août 2017, un salarié Google rédigeait d'ailleurs une lettre misogyne qui assurait que “le partage de préférences et de capacités, chez les hommes et les femmes, diffère partiellement en raison de causes biologiques, et que ces différences pourraient expliquer pourquoi les femmes ne sont pas représentées de manière égale dans la tech”. La firme a rapidement licencié l'employé pour non respect du règlement interne.

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