François Hollande exige la dissolution d’UberPop

Maj. le 21 décembre 2018 à 15 h 56 min

Ce qui n’était au départ qu’une petite gueguerre entre les taxis et un service concurrent du nom d’UberPop a pris une ampleur qu’on n’aurait jamais pu imaginer. Au cours de la journée d’hier, c’est près de 3000 taxis en colère qui se pressaient partout en France autour des gares et des aéroports pour dénoncer, à leur façon, les pratiques d’un service que chacun peut utiliser innocemment pour se déplacer, à l’aide d’une application mobile.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Président de la République, François Hollande, a condamné les violences perpétuées ces derniers jours et réclamé la dissolution d’UberPop.

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uberpop
Une manifestation de chauffeurs de taxi.

Au programme, agressions multiples, sept policiers blessés, 70 véhicules vandalisés et dix personnes interpellées au cours de la journée d’hier. Face à ce constat, voici ce que déclarait François Hollande devant le sommet européen de Bruxelles après avoir condamné les « violences inacceptables » recensées au cours des manifestations des chauffeurs de taxi :

UberPOP doit être dissous et déclaré illégal et la saisie des véhicules devra être prononcée et effectuée.

Tandis que Manuel Valls promettait que les auteurs des agressions « des deux camps » seraient poursuivis en justice, les avocats d’Uber accusaient les taxis de monter des « guet apens ». Face aux troubles provoqués ces derniers jours, le gouvernement a tranché en demandant la dissolution d’UberPop.

Avant que le Président de la République ne s’exprime sur la question, le Ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avait déjà porté plainte contre UberPop pour incitation à poursuivre une activité illégale tout en souligant l’ « attitude arrogante » de la société américaine, et préconisait que les véhicules soient saisis, en cas de flagrant délit. A noter tout de même qu’une saisie de véhicule ne peut s’opérer que sur décision de justice.

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Pour déclarer qu’UberPop est illégal, le gouvernement s’appuie sur la loi Thévenoud, votée en octobre 2014, qui part du principe que le service ne peut s’assimiler ni à du covoiturage, ni aux véhicules de transport avec chauffeur. A ce niveau là, la société américaine avant déjà écopé d’une amende de 100 000 euros, en octobre dernier, pour avoir présenté son application comme un service de covoiturage, décision qui sera d’ailleurs réexaminée, en appel.

A l’heure actuelle, UberPop compte pas moins de 400 000 utilisateurs en France et 420 procédures ont déjà été initiées contre des chauffeurs

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