Fin de l’obsolescence programmée : le Parlement européen veut vraiment que ça s’arrête

 

Le Parlement européen a demandé mardi 4 juillet 2017 à la Commission d'écrire une législation pour mettre fin à l'obsolescence programmée sur le territoire des 28 Etats-membres de l'union. De quoi mettre fin à des pratiques de trop nombreux constructeurs, y compris de smartphones, qui visent à pousser le consommateur à remplacer prématurément ses équipements. 

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Et si l'obsolescence programmée n'était qu'un lointain souvenir ? On vous le disait hier, le Parlement européen devait voter le principe d'une législation contre l'obsolescence programmée : cette pratique de trop de constructeurs qui tentent de pousser leurs clients à renouveler le plus souvent possible leur équipement high-tech, smartphones au premier rang. Un smartphone est ainsi remplacé en moyenne tous les deux ans, alors que rien ne l'empêche, la plupart du temps, de fonctionner beaucoup plus longtemps.

Fin de l'obsolescence programmée : le Parlement européen veut enfin une législation !

Le problème, c'est la quantité inimaginables de déchets électroniques, aussi appelé e-Gaspi (ou e-Wate en anglais) que nous générons : 14 kg par an et par personne. Ça pollue, gaspille de nombreuses ressources épuisables (métaux précieux, terres rares…), d'autant que tous les appareils jetés ne se retrouvent pas dans la filière de recyclage, et bien souvent les constructeurs ne s'embarrassent même pas à recycler les composants encore fonctionnels de leurs appareils.

Ainsi les parlementaires on demandé à la Commission européenne (ils n'ont pas le droit de rédiger les lois eux-mêmes) de leur proposer un texte qui doit mettre en place une “résistance minimum” des appareils standardisée par catégorie de produits, et également “un soutien apporté aux fabricants de designs modulaires, démontables, interchangeables”. Motorola appréciera !

En outre le texte demande de “décourager, sauf pour des raisons de sécurité” les pratiques qui empêchent de remplacer certains composants de l'appareil comme la batterie. DL'élu écologiste Pascal Durand qui a rapporté le texte explique que la mesure pourrait en prime aider à générer des emplois :

Quand on jette, quand on remplace et quand on ne répare plus les produits qu'on achète, on cause la perte d'un savoir-faire, d'un artisanat, la perte également de métiers de la réparabilité et du service. Ce sont des dizaines de milliers d'emplois qui ont disparu sur le continent européen

Et d'ajouter que “les consommateurs doivent avoir le choix et la possibilité de conserver un produit plus longtemps”. Désormais il appartient donc à la Commission européenne de rédiger un texte et de le soumettre au Parlement et au Conseil de l'Union Européenne.



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