Facebook renonce à récupérer des données santé sur ses utilisateurs dans des hôpitaux

Maj. le 24 octobre 2018 à 20 h 55 min

Facebook a renoncé récupérer des données santé sur ses utilisateurs dans des hôpitaux selon CNBC. Des discussions avaient pourtant commencé avec plusieurs établissements de premier plan aux Etats-Unis. Le but était « d’aider » ces hôpitaux à identifier les utilisateurs de Facebook nécessitant des soins ou traitements spécifiques. Mais les récents scandales auraient contraint la firme de renoncer à ce projet aux implications potentiellement assez glauques.

facebook sante

On n’en finit pas d’en apprendre sur la manière dont Facebook utilise son énorme base d’utilisateurs. La chaîne américaine CNBC rapporte que Facebook a décidé d’abandonner un projet qui visait à récupérer des données anonymes en provenance d’hôpitaux, y compris des informations sur des maladies et prescriptions, pour les faire correspondre à des données sur le réseau social. Une manière de proposer aux chercheurs en médecine un ciblage plus efficace.

Facebook voulait récupérer des données santé sur ses utilisateurs dans des hôpitaux !

CNBC explique : « l’idée était de créer de profils de personnes qui incluent leur état de santé, les informations détenues par les systèmes de santé, ainsi que des facteurs socio-économiques en provenance de Facebook ». Un responsable de Facebook, cité par CNBC ajoute : « ces travaux n’ont pas été poursuivis au-delà de la phase de plannification, et nous n’avons ni reçu, partagé, ou analysé les données de personne« .

Au cours des derniers mois, Facebook aurait donc envoyé un émissaire dans plusieurs établissements de santé aux Etats-Unis, dont l’école de médecine de Stanford pour leur faire signer des documents permettant à Facebook d’utiliser leurs données. Celle-ci devaient être anonymes, mais il est possible de les faire correspondre à des personnes sur Facebook grâce à la technique du hashing, une forme de déduction automatisée.

Facebook assure qu’il ne s’agissait pas de faire du ciblage publicitaire, mais d’aider plutôt à comprendre comment mieux détecter et soigner certaines maladies, en particulier cardio-vasculaires. Mais bien évidemment, même si ces données n’étaient, a priori, accessibles qu’à des scientifiques et universitaires, le risque de fuite de données ou de dérives (imaginez par exemple que des compagnies d’assurance mettent la main sur de telles données) ne peut être totalement exclu.

Empêtré dans le scandale Cambridge Analytica Facebook a ainsi décidé de renoncer pour se concentrer à la place « sur d’autres tâches importantes, comme améliorer la protection des données personnelles » sur le réseau social.

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