Facebook : malgré une interdiction, il veut continuer à espionner les internautes belges, une fois

Maj. le 29 octobre 2018 à 13 h 17 min

La justice belge vient d’ordonner à Facebook de cesser sous 48 heures le traçage des intenautes non inscrits sur le réseau social. Au cas où cette interdiction ne serait pas respectée, la société risque une amende de 250 000 euros par jour.

facebook espion belge

En juin dernier, la Commission de la protection de la vie privée assignait Facebook en justice pour non respect des lois encadrant les données personnelles. Une étude datant de février avait, en effet, révélé que grâce à un cookie du nom de Datr, le réseau social était en mesure de collecter des informations sur les internautes, y compris ceux qui ne sont pas inscrits sur Facebook, bien évidemment, sans leur consentement.

A l’époque, le réseau social avait alors déclaré, dans un premier temps, que ce cookie était là pour améliorer l’expérience Facebook et la rendre plus sûre. Seulement voilà, il permet également de retracer les habitudes de l’internaute et même son activité sur la toile dès lors qu’il se rend sur une page contenant un plugin social et même s’il ne clique pas sur J’aime. Voici ce qu’on peut lire dans le dernier communiqué du tribunal :

Facebook place des cookies qui retiennent qu’un internaute a visité une page Facebook, par exemple celle d’un ami, mais aussi qu’il a visité la page d’une chaîne de magasins, d’un parti politique, d’un groupe d’entraide ou d’une autre association (…) Si l’internaute a un compte Facebook, on peut partir du principe qu’il a donné son consentement, mais si l’internaute n’a pas lui-même de compte Facebook, alors Facebook doit à l’avenir demander expressément son accord et aussi donner les explications nécessaires.

Seulement voilà, Facebook n’est pas d’accord avec le tribunal et compte bien faire appel de la décision rendue hier. Pour Alex Stamos, chef mondial de la sécurité du réseau social, ces cookies sont nécessaires car ils permettent de définir si le comportement du navigateur examiné est bien celui d’un utilisateur normal. Ils joueraient donc un rôle essentiel dans la sécurité des PC et smartphones utilisés et permettraient d’éviter la création de faux comptes.

Si le tribunal nous interdisait d’utiliser ces cookies +datr+ en Belgique, nous perdrions l’un des meilleurs indices montrant que quelqu’un se connecte de manière légitime. En pratique, cela voudrait dire que nous devrions traiter toutes les demandes venant de Belgique comme à risques et que nous devrions mettre en place toute une série de méthodes de vérification.

En même temps, pourquoi ne pas avoir mis en place dès le départ des vraies méthodes de vérification non intrusives pour l’utilisateur et les non utilisateurs ?

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