Facebook refuse la requête du Pakistan de lier un numéro de téléphone à chaque compte

Afin de mieux identifier les internautes présents sur le célèbre réseau social, le Pakistan a demandé aux dirigeant de Facebook de remplacer le système d’identification actuel, basé sur une simple adresse mail, par un système d’identification par numéro de téléphone. Face aux décisions liberticides prises par le gouvernement Pakistanais, Facebook a décidé de refuser la requête des autorités. 

facebook pakistan

Quand on est devenu un réseau social qui comptabilise plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs dans le monde, on a quand même quelques responsabilités. Afin de garantir la sécurité et le respect de la vie privée de ses utilisateurs, on ne peut donc décemment pas obéir aux requêtes d’un pays comme le Pakistan.

Pourquoi Facebook ne doit-il pas prendre en compte les demandes du Pakistan ? La raison est simple : le pays situé en Asie est tristement célèbre pour son régime politique tyrannique et ses mesures répressives. Récemment, un homme a même été condamné à mort par la cour antiterroriste Pakistanaise pour avoir posté un commentaire blasphématoire concernant la religion musulmane sur Facebook ! Vous comprenez mieux pourquoi le réseau social ne doit pas pactiser avec les autorités Pakistanaises ?

Facebook VS le Pakistan : un enjeu de taille

Le gouvernement souhaitait pouvoir identifier plus facilement les membres du réseau social grâce à un nouveau système d’identification basé sur le numéro de téléphone. Les autorités cherchaient apparement à lutter contre les faux comptes. Mais un tel système permettrait aussi à la police Pakistanaise de traquer les dissidents qui affichent des opinions contraires au régime sur le réseau social !

Une porte-parole de Facebook a explicité la décision de l’entreprise à la BBC :

Nous avons rencontré les autorités Pakistanaises afin d’exprimer notre engagement dans la protection des droits des personnes qui utilisent notre réseau social.

La réponse de Facebook est rassurante à bien des égards. Le réseau social ne risque donc pas de céder face aux pressions du premier dictateur venu. Après tout, entre de mauvaises mains, Facebook n’est-il l’ instrument de surveillance idéal ? En refusant la demande du Pakistan, Facebook confirme que notre liberté d’expression n’est pas encore bafouée même si les modérateurs du réseau social suppriment jusqu’à 66 000 publications par semaine.

 



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