Aurous, le PopCorn Time musical est déjà attaqué par les maisons de disques

Maj. le 14 octobre 2018 à 17 h 33 min

Nous vous annoncions hier la mise en téléchargement du service de streaming musical pas très légal Aurous, la réponse ne se sera pas faite attendre très longtemps puisqu’une première plainte provenant des trois importants labels musicaux ont frappé des dernières heures : Sony, Universal et Warner.

Aurous musique application

Présenté comme le PopCorn Time de Spotify, Aurous avait déjà été repéré par ces représentants du disque alors que la plateforme n’était qu’à l’état de projet et cherchait à collecter des fonds via le site de financement participatif IndieGogo. Au bout de trois jours passés et quelques dollars amassés, la campagne sera finalement retirée sans véritable raison officielle et les investisseurs remboursés.

Voilà qu’au bout de quelques jours d’existence, Aurous subit ses premières attaques issues des grandes huiles de l’industrie musicale, une des raisons au problème explique qu’Aurous ne repose pas véritablement sur le système BitTorrent. Il va dénicher les morceaux de musique de son catalogue dans différents recoins d’Internet, notamment par le biais du site russe Pleer.

aurous logiciel

Il profite également de ses API pour récupérer des fichiers audio depuis des services légaux (YouTube, BandCamp, SoundClound) puis les stocke en ligne avant de les redistribuer via la plateforme BitTorrent aux utilisateurs d’Aurous. De cette façon, le désagrément des publicités intempestives ne vient pas jusqu’au oreilles des utilisateurs et prive les grosses maisons de disques de leurs précieux deniers.

La RIAA (Recording Industry Association of America) estime qu’Aurous est, au même titre que feux-LimeWire, GrooveShark ou Grokster, l’exemple type du service au modèle économique fondé sur la violation de la propriété intellectuelle, chose à laquelle Andrew Sampson, fondateur d’Aurous se défend, arguant que les sources des fichiers proposés sont légales et ne lui rapportent rien puisqu’il n’y a pas de publicité.

À ce sujet d’ailleurs, il lui reste encore à justifier son contournement de ces dispositifs publicitaires s’il veut éviter une peine allant jusqu’à 150 000 dollars par morceau diffusé sur sa plateforme mais il semble confiant.

« N’ayez crainte, nous ne céderons pas. Ces accusations sans fondement ne pourront entraver le développement du prochain meilleur lecteur média. »

« Merci à tous pour le soutien. Nous allons nous battre contre la RIAA et nous l’emporterons. »

 

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