WiFi public : 22 000 personnes ont accepté de récurer les toilettes en échange d’une connexion

Afin de démontrer les dangers que courent les consommateurs en acceptant des conditions d’utilisation de service sans les lire, une entreprise spécialisée dans les hotspots de WiFi public a piégé des milliers de personnes. En acceptant les conditions d’utilisation d’une borne WiFi, les utilisateurs acceptaient de récurer des toilettes gratuitement…

wifi public toilettes

Les conditions d’utilisation de services sont généralement de larges pavés de texte que nous acceptons tous sans prendre la peine de les lire. Pourtant, accepter aveuglément les conditions fixées par une entreprise peut s’avérer très regrettable. Alors qu’un large réseau de bornes de WiFi public sera bientôt déployé dans l’Union européenne, ce paradoxe doit être souligné.

Il y a quelque temps, le créateur du World Wide Web, Tim Berners-Lee, exprimait d’ailleurs son inquiétude concernant les conditions d’utilisation de plus en plus denses que les entreprises demandent aux utilisateurs de signer. Cette semaine, l’entreprise britannique de hotspots WiFi Purple a démontré à quel point ces conditions peuvent être compromettantes pour les utilisateurs.

Durant deux semaines, la firme a intégré à ses conditions d’utilisation une « clause de service communautaire » obligeant les utilisateurs à effectuer des tâches diverses en échange d’une connexion au WiFi public.

WiFi public : Purple prouve l’importance de lire les conditions d’utilisation des services

Parmi les tâches imposées par ces conditions, les utilisateurs devaient notamment nettoyer des déjections d’animaux dans les parcs locaux, câliner les chiens et les chats errants, déboucher les égouts manuellement, nettoyer les toilettes portables des festivals, peindre des coquilles d’escargots pour rendre leur existence plus joyeuse, et ramasser les chewing-gums dans la rue. Bien entendu, ces tâches devaient être effectuées sans protester au bon vouloir de Purple.

Au total, durant les deux semaines pendant lesquelles s’est déroulée l’expérience, plus de 22 000 personnes ont accepté d’effectuer 1000 heures de labeur en échange d’une connexion. Par ailleurs, un prix était offert à quiconque contactait la firme pour remettre cette clause en question. Seule une personne a reçu le prix. Ceci prouve bien que les utilisateurs de WiFi public prennent trop les risques à la légère.

On ignore si Purple serait réellement autorisé par la loi à appliquer de telles conditions, mais quoi qu’il en soit, l’entreprise ne compte même pas essayer. Cette expérience était à la fois une campagne pour souligner l’importance de lire les conditions d’utilisation, et une opération marketing pour annoncer que Purple serait le premier fournisseur de WiFi à se soumettre à la General Data Protection Regulation (GDPR).

Pour rappel, la GDPR entrera en vigueur le 25 mai 2018 dans l’Union européenne. Cette régulation vise à simplifier les conditions d’utilisation et à améliorer la compréhension  des consommateurs au sujet de l’utilisation des données personnelles par les entreprises.

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