Wi-Fi : 36,5 % des réseaux parisiens ne sont pas protégés

L’éditeur d’anti-virus Avast a publié il y a peu les résultats d’une enquête réalisée à échelle mondiale centrée autour du piratage des réseaux Wi-Fi. L’expérience a été menée afin de déterminer quels sont les problèmes les plus flagrants au sein des habitudes de navigation des internautes du monde entier.

Wifi public 36,5 % Paris mot de passe

En Asie, en Europe et aux États-Unis, des chercheurs se sont rendus dans les principales villes de ces continents afin d’analyser sur plusieurs jours, l’utilisation des réseaux Wi-Fi. Une chose à retirer de cette étude, qu’importe le continent, nous ne protégeons pas suffisamment nos données.

À Paris, l’expérience s’est déroulée entre l’avenue de l’Opéra jusque Notre-Dame de Paris. Les chercheurs se sont simplement équipés d’un ordinateur portable se connectant aux réseaux proposés (hôtels, restaurants, particuliers,…) et d’une application mobile destinée à mesurer le trafic du réseau local sur la bande fréquence 2,4 GHz.

Ces deux outils accessibles à tous permettent donc d’accéder sans plus de problème à des données personnelles telles que les historiques de navigation, les e-mails. Ces données deviennent bien souvent vulnérables suite à de piètres décisions de notre part au niveau de leur sécurité.

Au total, ce sont 7 523 réseaux qui ont été analysés. Voici quelques chiffres édifiants :

    • 36,5 % des réseaux Wi-Fi ne sont pas sécurisés par un mot de passe
    • 61,5 % des réseaux utilisant un mot de passe sont en fait faiblement cryptés via WEP
    • 23,5 % du trafic se fait sur des sites non-protégés
wifi-public-protection-securite

Mais nous ne sommes pas les plus à plaindre, si Londres et New York font mieux que nous, les asiatiques sont parmi les plus visés par le piratage avec la moitié de leur trafic Internet se faisant via de sites non-protégés. De plus, 7 routeurs sur 10 proposent une solution de sécurité trop faible.

En France, 6 routeurs sur 10 disposent d’une sécurité négligée. C’est à Barcelone et Berlin que se trouvent les meilleurs élèves, le bonnet ‘âne revenant à Taipei, les taïwanais sont 43,6 % des réseaux ne sont pas protégés. Aussi, le fait de crypter avec une clé WEP peut se retourner contre vous.

Pensants être en sécurité, la vigilance est alors relâchée cependant, il faut que être conscient que cette méthode de cryptage s’avère un peu dépassée et est facile à pirater, voilà pourquoi il faudra revoir nos habitudes de navigation.

 

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