WhatsApp : un employé de la RATP suspendu pour un message « insultant » envers son patron !

Maj. le 10 juillet 2018 à 8 h 34 min

Un employé de la RATP vient d’être sanctionné pour avoir envoyé un message WhatsApp insultant et injurieux envers son patron. Dans une conversation privée contenant des centaines de destinataires, Alexis Louvet a tenu des propos injurieux envers certains de ses supérieurs. En conséquence, l’homme a été mis à pied pour une période d’un mois. 

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Jeudi 5 juillet, Alexis Louvet, syndicaliste de la RATP du centre bus de Rives Nord (Saint-Denis) est passé devant le conseil de discipline, pour des propos insultants tenus sur WhatsApp. Le salarié a été « mis en disponibilité d’office sans traitement » jusqu’au 4 août 2018, relate le Parisien. Pendant cette période, il ne recevra pas de salaire.

WhatsApp : un syndicaliste de la RATP sanctionné pour avoir envoyé un message « injurieux » envers son supérieur ! 

Le 2 mai dernier, Alexis Louvet a envoyé un mémo vocal sur un groupe de discussion privé WhatsApp, créé afin d’organiser un piquet de grève, pour évoquer le directeur du dépôt et deux agents de maîtrise. « Il y avait la fatigue, la tension » explique le syndicaliste.« Sur le fond, je ne retire rien. Mais la forme et les propos ne me ressemblaient pas » précise-t-il tout de même. Le contenu exact du message vocal reste encore inconnu.

Très remonté contre la décision du conseil, Alexis Louvet affirme qu’il s’agit d’une « répression syndicale déguisée ». L’homme a d’ailleurs déjà prévu de porter l’affaire « devant les juridictions compétentes ». De son côté, l’inspection du travail a décidé de prendre contact avec la direction pour obtenir plus de détails sur cette affaire.

«Les messages sont sanctionnables à partir du moment où ils sont publics, dépassent la liberté d’expression, font tort à l’employeur et que la personne qui les diffuse est clairement identifiable» explique Maître Delphine Robinet, avocat en droit social, à nos confrères du Figaro.

Si la discussion de groupe était bien privée, elle rassemblait malgré tout une centaines de participants. Doit-on plutôt parler de groupe « privé » ou de « public » dans ce cas-ci ?  « La justice considère qu’à partir d’un certain degré d’ouverture, on peut considérer le message comme public » souligne-t-elle. Que pensez-vous de cette affaire ? La sanction est-elle méritée ?

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