WhatsApp, Messenger : Bruxelles s’en mêle pour protéger votre vie privée

Alors que Google vient de sortir Duo et prépare Allo pour concurrencer WhatsApp et Facebook Messenger, la Commission Européenne à Bruxelles se penche sur les applications de discussion instantanée afin de protéger la vie privée des utilisateurs européens.

A mesure que la technologie a évolué, des appareils auparavant simplistes sont devenus des machines de création de contenu ultra-sophistiquées. C’est notamment le cas des téléphones portables, qui sont passés des simples appels et texto à de mini ordinateurs portables faisant office d’assistants personnels de poche.

Toutefois, certaines applications ne meurent jamais : le SMS par exemple, toujours très utilisé bien que dépassé. Son concept même a été repris et amélioré par les applications de discussions instantanées comme WhatsApp et Facebook Messenger, les deux plus utilisés en France.

Une concurrence que n’apprécient pas les opérateurs, qui se sont tournés vers la Commission Européenne afin de réguler ces acteurs hors FAI. Il faut dire que malgré le fait que ceux-ci gèrent nos discussions privées et des informations confidentielles, ils ne sont soumis qu’à peu ou proue de régulations en la matière.

Cela va changer. A compter de septembre, Bruxelles proposera plusieurs mesures afin de protéger les européens. A commencer par le fait de revoir le statut des applications de VoIP, qui devront suivre les mêmes règles que les télécoms notamment sur la protection des données personnelles.

Mais ça pourrait également avoir d’autres conséquences qui feront débat, comme l’obligation d’ouvrir les conversations au gouvernement dans le cadre d’une enquête. Une décision qui ne devrait pas plaire à Apple et son iMessage, alors qu’il a lutté pour fermer ses portes au FBI.

Dans un contexte où Google s’apprête à lancer Duo et Allo, les services de discussions instantanées ne vont pas tarder à être bien plus passés à la loupe que prévu. Reste que cette décision de la Commission Européenne essuie aussi la faute des opérateurs, qui ont été bien trop lents à développer leurs propres solutions au vieillissement du SMS.

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