Netflix, Spotify ,etc. : bientôt des catalogues universels ?

Date de dernière mise à jour : le 16 avril 2016 à 5 h 09 min

La Commission Européenne souhaiterait la création d’un marché unique des plateformes de streaming au sein de l’Europe, ce qui garantirait à l’utilisateur un accès à ses comptes abonnés depuis n’importe quel pays du Vieux Continent. Une décisions qui impliquera la révision du droit d’auteur.

L’Europe est un ensemble de pays cherchant à s’unifier le plus possible pour ne faire qu’un. De la même manière, la Commission Européenne vient d’aborder un sujet traitant de la création d’un marché unique des plateformes de streaming de l’Union auxquelles ont souscrit près de 49 % des européens.

Vous autres internautes l’aurez remarqué, lorsque vous souhaitez accéder à une vidéo issue d’une chaîne de télévision étrangère, le lecteur vous annoncera que ce contenu est indisponible dans votre pays. Également, si vous êtes abonnés par exemple à Netflix ou Spotify, le fait de vous rendre dans un autre pays – et donc une autre législation – modifiera les privilèges acquis en payant votre souscription dans votre nation d’origine. Vous n’aurez donc plus accès au même catalogue et ne disposerez pas forcément de tous les accès.

Ne pas pouvoir accéder à une plateforme de streaming pour laquelle vous avez déboursé de l’argent est une des raisons pour lesquelles 20 % des français utilisent un VPN et 22 % des européens estiment compréhensible d’avoir recours au téléchargement illégal pour d’obtenir ce qui n’est pas possible légalement. Voilà pourquoi la Commission Européenne est en train de chercher à apporter une nouvelle solution qui permettrait d’uniformiser les propositions, les catalogues des différentes plateformes de streaming européennes comme BBC iPlayer, MyTF1.fr,…

Offrir un marché commun reviendrait un peu à former un espace Schengen du streaming, une abolition des frontières numériques. Estimant qu’une personne ayant payé pour un service doit pouvoir en profiter où qu’il soit, Bruxelles cherche donc à rédiger un « règlement sur la portabilité transfrontalière des services de contenu en ligne »

De ce fait et afin de « renforcer la diversité culturelle » un abonné allemand sera capable de consulter un replay de son émission germanophone préférée, à un français de rattraper son retard dans Plus Belle La Vie (non ?) alors qu’il se trouve en Espagne mais aussi à un anglais d’améliorer son italien en consultant un contenu originellement protégé. Cela sera valable pour la musique, les jeux, les films, les livres…

Ce règlement risque toutefois d’élever quelques obstacles de la part des ayants-droits, par conséquent, une modernisation du droit d’auteur risque d’être à prévoir. La Commission explique dans son communiqué « les actions présentées se traduiront par des propositions législatives et d’autres actions dans les six prochains mois et prendront en compte les résultats de plusieurs consultations publiques lancées à l’automne»

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Réagir à cet article

  • Tuan

    C’était si long que ça de comprendre qu’il faut des décisions de telles sortes pour lutter contre le téléchargement illégal ?